C’est dégueulasse de dire aux carnistes qu’ils tuent pour manger.

Il y a des choses qu’il ne faut pas dire à un carniste si on ne veut pas passer pour un extrémiste sectaire. Par exemple le fait qu’il mange des animaux qui ont été tués pour lui. C’est pourtant tout ce qu’il y a de plus vrai. Mais les omnivores n’aiment pas se l’entendre dire. Ils vont soit chercher une bonne excuse au fait qu’on DOIT manger de la viande (auquel cas je me demande bien comment nous faisons, nous autres végé, pour vivre), soit nous servir l’argument suprême de la modération et du relativisme (je te laisse faire ce que tu veux, laisse moi faire ce que je veux), soit un mélange des deux.

Comme je pense qu’il y a un problème avec tout ce type d’argumentation carniste, je vais tenter de déconstruire un peu tout ça. Amis mangeurs de viande si souhaitez vous poser des questions, cet article est fait pour vous. Pour les autres, je vous invite à passer votre chemin sans quoi vous risquez juste de vous énerver et je m’en voudrais que vous vous fassiez du mauvais sang par ma faute à des fins inutiles.

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Pourquoi les carnistes mangent de la viande ?
Si on pose la question à un mangeur de viande, « pourquoi manges-tu de la viande ? », la réponse sera souvent la même « parce que c’est bon ». Les goûts étant une question d’habitude, force est de reconnaître que si l’omnivore trouve la viande savoureuse, c’est parce qu’il a été habitué à ça. Rares sont les carnistes qui ont réellement choisi de manger de la viande : en règle générale, ils ont juste grandi avec un entourage qui leur en a fait manger tôt. Je pense donc que les carnistes mangent de la viande par habitude. Mais comment peuvent-il maintenir cette habitude même quand il ont fait le lien animal-viande ?
Je pense que toutes les personnes qui mangent de la viande fonctionnent de la même manière à ce niveau : quand ils mangent de la viande, ils pensent justement « je mange de la viande » comme on leur a appris à faire. Un steak est bien assez différent de l’animal qui a servit à le produire pour qu’on oublie qu’il y a un être vivant derrière. Au fond, les carnistes ne sont pas stupides, ils savent qu’ils mangent des animaux. Mais à l’heure du repas, ils ne pensent pas à eux. Ils ne peuvent pas le faire : comment le pourraient-ils ? Avoir réellement conscience qu’on mange le produit d’un meurtre et le manger avec plaisir, c’est impossible. Ou alors faut avoir appris à sérieusement biaiser son empathie. C’est d’ailleurs pour ça (je pense) que de nombreux carnistes auront du mal à manger un animal qu’ils ont connu et aimé un jour et qu’ils frémissent devant les rares viandes sur lesquelles on voit encore la tête de l’animal (comme les lapins ou les poissons).

« Je suis quelqu’un de bien. »
Le carniste, comme n’importe quel autre être humain, veut croire qu’il est quelqu’un de bien. Et non seulement il veut le croire, mais il veut aussi le prouver à son entourage. C’est normal. Le carniste est un être humain comme les autres. Aussi, lui dire qu’il encourage des tueries par son alimentation c’est le mettre face à un problème, car dans notre société, tuer, ce n’est pas être quelqu’un de bien. C’est pourquoi une phrase aussi simple que « tu manges un animal mort » dérange. Et c’est aussi pour ça que les carnistes répondent « tu m’agresses, tu ne respectes pas mon choix de vie » (alors qu’eux-même ne respecte pas la vie des animaux) ou « je mange de la viande parce que j’ai pas le choix » (puis évoquent problème de santé, d’argent, la Sacro-Sainte Nature Mère de ta Conscience Omnivore etc).
En gros, soit ils refusent de t’écouter et te font passer pour un extrémiste violent qui ne sait pas s’exprimer sans être insultant (alors que parler de meurtre d’animaux n’est malheureusement pas une insulte mais une simple et triste vérité) et invalident ainsi tout ce que tu pourras dire par la suite. Soit ils se dédouanent de leur responsabilité un invoquant X ou Y excuse et entrent dans une phase de justification.
La première réaction se base sur la modération tant appréciée dans notre société. Il ne faut pas affirmer de choses trop noires ou trop blanches sans quoi on passe pour un extrémiste, en dehors des choses communément admises. Ainsi, dire « tuer c’est mal » ce n’est pas être extrémiste puisque c’est dit partout (dans la Bible, dans la Loi, etc). Par contre, dire « tuer des animaux c’est mal » c’est être extrémiste parce que c’est dit nulle part et que ça va à l’encontre des habitudes de la plupart des gens.
La deuxième réaction est, en gros, « mais c’est pas ma faute ». Un peu une forme de résignation sacrificielle : j’aimerais bien faire comme toi tu sais, mais alala, moi je peux pas. T’as bien de la chance de pouvoir être végétarienne : toi tu n’as pas de problème de santé / d’argent, etc, etc. A la fin du discours, je crois qu’il faudrait presque plaindre un carniste qui mange de la viande et le considérer comme une pauvre victime qui se force chaque jour à bouffer du cadavre pour sa santé ou son portefeuille.

« J’aime les animaux, d’ailleurs, j’ai trois chats et un poisson rouge. »
Le carniste tente souvent de prouver qu’il aime les animaux. Ce que je trouve assez amusant car moi (et beaucoup d’anti-spécistes), je suis incapable de prétendre une telle chose. Il y a des tas d’animaux qui m’énervent (le chien de mes voisins pour commencer), d’autres qui m’indiffèrent franchement (honnêtement, les moules, j’en ai un peu rien à carrer), et beaucoup beaucoup que je ne connais juste pas. En fait, je me sens aussi incapable de dire « mais j’aime la animaux, moi madame, la preuve j’ai un chat » que de dire « mais j’aime les homosexuels d’abord, la preuve j’ai un ami pédey ». Bien sûr, il y a des animaux que j’aime. Mes chats, pour commencer. Mais dans l’ensemble, je ne peux pas prétendre aimer tous les animaux. Par contre, une chose que je peux affirmer c’est que je les respecte et les considère comme mes égaux et que je fais de mon mieux pour agir dans le sens de cette considération.
Le truc, c’est que les carnistes vont tenter de prouver qu’ils aiment les animaux pour montrer qu’ils sont bons. « Regarde je ne suis pas un tortionnaire ». Comme si en disant « tu manges des cadavres d’animaux » je sous-entendais « tu maltraites tous les animaux ». Bien sûr que non. Je ne doute pas un seul instant que des tas de carnistes aiment sincèrement leurs animaux domestiques. Et c’est ce qui me donne de l’espoir, d’ailleurs. Mais n’est-ce pas parce qu’ils les ont sous les yeux ? Qu’il peuvent créer un lien avec ? La vache qu’ils mangent, ils ne l’ont pas vu vivre, elle n’a pas d’importance. Mais s’ils l’avaient connue ? S’ils avaient dû la tuer ? Que penseraient-ils de leur steak ?

« Et toi alors ? »
Oui et moi ? Est-ce que je fais tout bien moi ? Non. Je fais pas tout bien. Mais à la rigueur, est-ce qu’on en a quelque chose à faire ? Est-ce que vous en avez quelque chose à faire ? Je fais de mon mieux, et je somme tout un chacun de faire de même. On peut pas consommer de manière complètement responsable aujourd’hui, c’est pas possible. Mais on peut essayer de faire au mieux. Pointer du doigt ce que je fais mal (parce que oui, hein, il y en a des choses que je fais mal) ne vous soulagera que temporairement.
Quand un carniste retourne le débat contre moi en essayant de me prouver que je suis pas parfaite, il essaye juste de se rassurer. Il s’imagine qu’en me prouvant que je fais pas tout bien, ce que je fais ne sert à rien. Comme s’il fallait soit faire tout bien, soit ne rien faire (mais après c’est moi qui voit les choses en tout blanc / tout noir). Alors que si tout le monde essayait de faire au mieux, on avancerait déjà énormément. C’est dommage non ? Je peux pas bien faire à 100%, donc je ne fais rien. Vous imaginez si on pensait comme ça pour tout ? Ah non, je peux pas manger mon assiette entière, alors je ne mange rien. Ah non, je ne peux pas soigner votre arthrose alors je vous donne aucun médicament. Ah non, je dessine pas comme Léonard de Vinci alors je dessinerai jamais. Et si on commençait par essayer, déjà ?

Pourquoi je ne laisserai pas les carnistes en paix ?
Ce délire du « je te laisse faire ce que tu veux, laisse moi faire ce que je veux » est assez rigolo. En soi, je n’empêche pas un carniste de manger de la viande. Si je voulais vraiment l’en empêcher il faudrait que je le suive tous les jours et que je lui ôte son assiette à chaque fois que j’y trouve un animal dedans. Or, j’ai autre chose à faire. Pourtant, il me dit quand-même « laisse-moi manger de la viande comme je l’entends ». Pourquoi ? Parce que je le dérange. Comme une mouche qui vient lui voleter autour pendant son repas. Et effectivement, je me refuse à laisser les carnistes manger des animaux tranquillement et en toute sérénité. Autrement dit, je leur dis texto ce qu’ils mangent. Je dis la vérité. Rien d’autre. J’ai bien conscience qu’elle n’est pas agréable à entendre.
Mais dire la vérité aux carnistes n’est pas un manque de respect comme beaucoup essayent de le faire croire. C’est simplement un acte militant. Renseigner les gens, leur rappeler ce que leur consommation implique n’est pas du mépris ou de la condescendance, ni même présumer de la personnalité de ceux qui mangent de la viande. Je n’émets pas de jugement sur les carnistes, mais sur ce qu’ils mangent.

Ces végé qui ne respectent pas les carnistes.
Quand les végé tentent de rappeler aux carnistes que ce qu’ils mangent n’est pas exempt de souffrance et qu’ils encouragent un lobby barbare, donc, ces derniers s’offusquent, se sentent insultés et réagissent souvent vivement. En clair, ce qu’ils entendent c’est « tu es un salaud parce que tu manges de la viande ». Soyons honnêtes, si je pensais vraiment ainsi (en tant que végétarienne), je considèrerais toute ma famille (mes parents compris) et l’homme que j’aime comme des salauds en plus de la moitié de mes amis. Or, toutes ces personnes sus-citées, je les aime, les respecte et je ne pense pas du tout que ce sont des enfoirés égoïstes. Je pense, en revanche, qu’en continuant de manger de la viande, ils sont dans l’erreur. Mais qu’ils ne changent pas d’habitude parce qu’ils ne sont pas renseignés et qu’ils n’en ont pas vraiment envie (se renseigner pour de bon, ça impliquerait qu’ils devraient réellement changer leur alimentation : quand on sait, on ne peut pas se voiler la face davantage).
On me trouve sectaire parce que je pense que devenir végétarien est un but à atteindre pour toutes et tous. C’est vrai : je ne laisse pas de place à la demi-mesure. Pour moi, on ne peut pas être un peu esclavagiste. Tout comme on ne peut pas être un peu pour la peine de mort ou un peu pour la pédophilie. Parce que je pense que les animaux ont le droit de vivre leur vie sans nous, sans avoir à nous servir et à mourir pour nous. Quand on me dit « oh mais on peut manger un peu de viande de temps en temps quand même » je ne peux pas répondre oui. Pour moi, ça reviendrait à répondre « oui, tu peux commettre des meurtres de temps en temps ».
Je comprends parfaitement que ça énerve les carnistes, et leur système de défense est prévisible et compréhensible. Se remettre en question est douloureux, long et fastidieux et ne peut pas être fait de l’extérieur. C’est un travail que chacun fait à son rythme. Je comprends que les carnistes se sentent agressés par mon discours, même si ce n’est pas mon but.  Parce que je sais comment vous fonctionnez, amis carnistes, je sais exactement par quoi vous passez quand vous vous heurtez à mon discours, puisque je suis passée par là moi-même. Et je vous demande de me croire sur parole : je ne vous juge pas, je ne vous déteste pas, je ne vous méprise pas. En revanche, je pense que vous êtes ignorants sur le sujet de la viande. Et c’est pourquoi je continuerai, même si vous n’aimez pas ça, à vous dire d’où elle vient, comment elle est faite et toutes les horreurs qu’elle implique.

En conclusion.
C’est dégueulasse de dire à un carniste qu’il mange du cadavre ? Non. Bien moins que de tuer pour le plaisir de ses papilles gustatives en tout cas. Par contre, un discours végé, pour un carniste, c’est dérangeant oui. Quand je prends le sujet à bras le corps et que je déconstruis peu à peu les argumentations que me présente une personne qui mange de la viande, je ne m’attends pas à passer un bon moment. Je sais qu’il/elle risquera de me traiter de tous les noms, dénigrer mon combat, tenter de me ridiculiser, essaiera de se justifier, de me servir des argumentations alambiquées, de se réfugier dans la mauvaise foi ou les excuses métaphysiques (mais au fond, qu’est-ce que la souffrance ? Qu’est-ce que la mort ?). Je sais qu’en étant végétarienne anti-spéciste qui lutte pour le droit des animaux je vais au devant de beaucoup de complications dans mes relations humaines.
Ce que j’aimerais que les carnistes retiennent dans tout ça, c’est que je ne mène pas ce combat pour moi. Je n’ai rien à y gagner : j’ai pas d’entreprise de tofu et je ne suis pas personnellement menacée par l’industrie de la viande. À dire vrai, et sans vouloir verser dans le pathos, j’ai même beaucoup plus à y perdre. Du coup, lecteurs qui mangez de la viande, j’aimerais que vous vous posiez cette question : pourquoi est-ce que je prends le risque de me faire insulter, mépriser, ridiculiser, pourquoi est-ce que je me prive volontairement de viande moi qui ai toujours aimé ça (oui oui, parfaitement) ? Pourquoi est-ce que j’ai décidé de devenir végétarienne et d’endurer les reproches et les sarcasmes des gens avec qui je vais manger et qui ne sont pas eux-même végétariens ? Est-ce que pour accepter d’endurer tout ça, je ne dois pas avoir de très bonnes raisons ?

Égalitariste

138 réflexions au sujet de « C’est dégueulasse de dire aux carnistes qu’ils tuent pour manger. »

    • Pad,vous dites que vous aimez manger de la viande parce que vous aimez ça.Les animaux aiment aussi leur vie et ne pas souffrir pour votre plaisir gustatif .Leur motivation est infiniment plus importante que la votre.

  1. Qu’il est agréable de lire quelqu’un qui a trouvé les mots justes pour exprimer sa pensée.

    On le voit dans les commentaires : tout début de discussion sur les omnivores les mène systématiquement à vouloir se justifier. Pas facile dans ces conditions d’écrire quand même et de conduire les débats qui se pointent.

    • Ma chère myroie,

      Je partage à 200 % ta vision concernant l’égalité des êtres et le fait que nos actes ont une incidence. Oser justifier sa consommation de cadavres qui entre nous même au niveau santé est déplorable, est tout bonnement une marque d’ignorance.

      Si vous avez un facebook, n’hésitez pas à me le communiquer.

      Etant bouddhiste, je me bats pour promouvoir la non consommation de viande car il n’y a pas selon moi d’amour universel sans une mise en application dans sa vie de tout les jours.

      On ne peut se dire aimant à l’égard de toutes vies, et en même temps être le donneur d’ordre pour tuer un animal sans défenses pour se remplir le ventre.

      Entre nous, le retour de bâton et que le risque de maladies cancéreuses augmentent pour un consommateur de viande comparé à un végé…

  2. Je vais attendre un post plus développé pour te répondre. Que je comprenne bien les définitions et les arguments antispécistes.

    Juste sur un point : je suis d’accord qu’il y a plus de désavantages à consommer de la viande que de bénéfices, aujourd’hui et maintenant. Mais pour moi, ce constat n’a pas besoin des concepts antispécistes pour être établi.

    • Non je suis d’accord il n’en a pas besoin. 🙂 Mais disons que cesser de manger de la viande répond à l’anti-spécisme. Ce qui es un avantage de plus.

  3. Je m’immisce quand même par la petite porte pour mettre mon grain de sel. À la base, je suis arrivée par rebonds jusqu’ici sur des histoires de féminisme, sujet qui me tient à coeur, mais ce sujet-ci m’a interpellé. Presque littéralement, puisque je suis une omnivore. Par contre, de la catégorie qui appelle un chat un chat et un steak un muscle de vache morte, même si je ne m’adonne pas au sadisme, que somme toute, je serais très heureuse de manger de la viande artificielle et que je sens un franc illogisme voire une faiblesse de ma part sur la question (j’apprend à mes gamins à ne pas tuer les fourmis du jardin mais je leur sers du poulet rôti…). Je trouve que le présupposé que tout omnivore se refuse à assumer ce qu’il a dans son assiette met de côté plein de gens qui sont tout autant concernés par le sujet.

    Bref, pour en revenir à l’antispécisme qui a surgit principalement dans les commentaires, j’ai vraiment du mal avec et j’avoue en être à des balbutiements de réflexion. Je ne voudrais pas tomber dans la catégorie des raseurs qui posent pour la millième fois les mêmes questions. Désolée, donc, si je tombe dans ce travers. Si je comprends bien le principe, c’est que tous les animaux, humains inclus, sont égaux et doivent être traités avec les mêmes égards. Et que de la même façon que nous ne mangeons pas (généralement) d’autres êtres humains, il ne faut pas manger d’animaux. Mais j’avoue qu’il y a quand même là des choses qui me font bigrement tiquer. Dans un premier temps, je vais être très terre à terre pour voir si je ne me fourvoie pas.

    Déjà, en partant de la base : les animaux. Quand même, en ne se limitant qu’à ça, on a une large palette d’êtres vivants. Où se situe la barrière ? Une souris vaut-elle vraiment un humain ? Un ténia vaut-il une vache ? Parce que très vite, on en arrive à des situations très concrètes où il faut bien faire un choix. Typiquement, une personne a un ténia dans ses intestins : seule façon de lui éviter un inconfort assez gênant mais pas mortel, c’est de tuer le ver. Diriez-vous dans ce cas qu’il faut laisser la situation en l’état ? Ça marche avec les poux et tout autre parasite.

    De plus, il y a quand même quelque chose de très biaisée dans cette logique. Si je comprends le principe (une lecture de la page wikipedia ne m’a pas laissé une vision très claire), les animaux valent les humains, il n’y a pas d’espèce inférieur ou supérieur et à ce titre, il est mal de tuer un animal tout comme il est mal de tuer un être humain. Sauf que la plus grosse partie des animaux, en premier lieu les carnivores et omnivores, tuent pour se nourrir, pour se défendre ou encore pour se divertir, que ce soit des animaux d’autres espèces ou de la leur. Assez bêtement, j’ai envie de dire qu’ils n’ont pas l’air d’être d’accord avec ce principe. Donc pourquoi notre opinion d’humain aurait-elle plus de valeur que la leur, puisque nous ne leur sommes pas supérieurs ?

    Et quand même, il y a une différence fondamentale entre le racisme inter-espèce et le spécisme qui est biologique et assez incontournable. On peut considérer qu’elle n’a pas une importance dans le débat, mais la nier ne me semble pas pertinent.

    • Tu abordes beaucoup de choses sur lesquelles je reviendrai dans des articles à venir. Tu n’es pas la première ou le premier à me poser ces questions et me faire ses réflexions. Donc patience. ^^

      1. Il n’y a pas besoin de « barrière ». La souffrance des uns ne peut pas servir de prétexte à la souffrance des autres.

        Tuer des poux et des ténias n’est pas une raison pour EN PLUS enfermer des animaux toute leur vie dans des usines dans des cages minuscule où ils peuvent a peine bouger.

      2. Les animaux carnivores n’ont pas d’opinion et ne détruisent pas leur écosystème.

        Les humains, par contre, ont le choix, et ces choix ont de lourdes conséquences.

        Le comportement des animaux carnivores ne peut donc pas servir de prétexte au comportement des humains.

    • J’aimerai te poser des questions afin de rebondir sur les questions que tu poses.

      Partant du principe que toute vie humaine est égale ( j’espère au moins que tout le monde est d’accord sur ça…), si tu as le choix de tuer un être humain pour en sauver 100 que ferais tu? Evidemment comme tout égalitaire qui se respecte, je fais en sorte de traiter tout être sensible avec respect mais il peut m’arriver de devoir faire un choix comme quand mon chien a un tique. Comment je fais pour limiter ces situations? de la prévention comme ça j’ai pas a choisir. De même, ma mère était envahie par les mouches en été…. solution planter des géraniums qui font fuir les mouches…. Si on prend pour comportement de base le respect ( ce que prône l’anti-specisme, l’antiracisme, l’anti homophobie), on trouve toujours des solutions pour préserver la vie. Pour le cas concret du ténia, la contamination se fait généralement par la viande de porc…..

      Pour revenir sur les animaux carnivores: comme tu l’a dit ils sont carnivores c’est à dire qu’ils ont une dentition et un système digestif adapté à leur consommation. Ils ne souffrent pas de cholestérol, cancer ou d’autres maladies liés à la consommation de la viande.

      • Non, euh, la super question qui te place dans un situation improbable, j’y réponds pas parce que c’est pas constructif, en fait. C’est un peu comme dire « tu choisis ton père ou ta mère ? », le gros truc lourd qui sert juste à se créer de l’anxiété pour des prunes.

        De même, la question des nuisibles, chacun fait comme il peut. Faut arrêter avec le mythe de la pureté : on peut pas faire TOUT bien, mais on peut essayer de faire au mieux. C’est pas parce que je mange pas de viande que je vais garder des poux si j’en attrape alors que ça me fait me gratter parfois jusqu’au sang. -_- Ne pas manger de viande ne génère pas un quelconque inconfort. Ya juste un petit temps d’adaptation à passer, c’est tout. Donc viande et nuisibles, rien à voir.

  4. Je suis omnivore, et contrairement à ce qui est écrit ici, j’ai bien conscience de ce que mon appétit de viande cause en termes de morts et de souffrances d’animaux.

    Mon ex était végétarien, puis est devenu végétalien, et j’ai beaucoup échangé avec lui sur le sujet, justement quand il m’accusait de commettre des génocides dès que je mangeais une lasagne ou de répandre des camps de travaux forcés pour bovins en mangeant simplement du fromage. Je l’ai toujours respecté pour ses choix et je ne l’ai jamais agressé pour ses remarques, mais je n’ai jamais arrêté de manger de la viande.

    Et quelles sont mes raisons ?

    Certes, notre goût pour la viande et le fromage est culturel. Je ne pourrais jamais renoncer au fromage pour cette raison. Et si nos grands parents se sont mis à manger plus de viande, c’est aussi parce qu’à une certaine époque, c’était synonyme de réussite sociale (alors que si toute la planète mangeait de la viande à chaque repas, ce serait une catastrophe écologique).

    Je suis consciente que je tue des animaux pour compléter mon alimentation, mais je ne me vois pas comme une mauvaise personne. C’est juste que je considère l’être humain comme un animal qui appartient au grand cycle de la vie, et qui, comme les autres animaux, ni plus ni moins, à égalité, se nourrit en tuant d’autres animaux afin de compléter son alimentation. Je n’en mange pas à chaque repas, et suis souvent outrée par les conditions de rétention et d’abatage de ces animaux, mais j’ai l’impression que de se refuser à manger des animaux c’est penser l’être humain comme extérieur au cycle de la vie où les prédateurs mangent leurs proies… Qu’en pense tu?

    • Pfff… J’en pense que tu illustres très bien ce que je dis dans mon article à savoir : « les omnivores veulent te prouver qu’ils sont des gens bien ». Et je vais me répéter : je me fiche de qui vous êtes. Ce sont vos actes qui m’intéressent. En l’occurrence, ici, l’acte suivant : tu manges de la viande. J’en déduis rien au sujet de ce que tu es, le fait de manger de la viande ne fait pas une personne, mais je constate.

      Je constate que tu manges de la viande alors que tu n’en as pas besoin (jusqu’à preuve du contraire, tu es humaine comme moi : j’arrive à vivre sans manger de viande, pourquoi pas toi ?).

      Tu n’as pas besoin de manger de viande, donc, et tu sais que manger de la viande a divers impacts négatifs. Je suppose que ton ex a dû suffisamment t’informer sur le fait que la viande engendre de la souffrance animale, est une catastrophe écologique, sanitaire, prive des populations entière de nourriture et/ou d’eau, génère des maladies qu’on ne sait pas guérir, etc, donc je ne reviens pas là-dessus.

      Tu sais donc que la viande est un problème à plein de niveaux. Tu sais aussi qu’on peut s’en passer.

      Et tu me dis ensuite que manger de la viande c’est s’inscrire dans le « cycle de la vie » ? Fort bien. C’est quoi le cycle de la vie ? Les règles de la nature ? Est-ce que tu crois vraiment qu’on peut passer outre les règles de la nature ? Tu crois vraiment que si l’homme avait besoin de manger de la viande, il pourrait s’en passer ? Tu crois vraiment que le végétarisme serait possible si la viande s’inscrivait réellement dans nos besoins alimentaires ?

      Aujourd’hui, certains scientifiques affirment que nous ne sommes pas omnivores. Je t’invite à faire des recherches de ce côté, personnellement, je les ai trouvé assez convaincants.

    • Nous atteignons vraiment le summum de l’hypocrisie… On pourrait résumer vos propos en « Nous sommes des animaux, nous faisons parti du cycle de la vie donc c’est normal de tuer et de manger d’autres animaux. », oui ?

      Bon partant de vos affirmations, je prends votre argument « nous sommes des animaux » et j’en fait mon hypothèse 0 et le truc du cycle de la vie (c’est l’histoiiiiiiiiiiiire, l’histoiiire de la vie!) va avec pourrait-on dire. « On se nourrit en tuant d’autres animaux » est votre hypothèse 1 découlant de l’hypothèse 0 parce qu’on fait comme les autres n’animaux.

      Sauf qu’entre vos hypothèses 0 et 1, il en manque un paquet. C’est quand la dernière fois que vous avez tué un animal pour vous nourrir plutôt que d’acheter un poulet mort, déplumé et éventuellement déjà vidé chez votre volailler ? (En admettant que vous n’êtes pas allé acheter ces trucs blancs qui dégoulinent sous vide dans les grandes surfaces, ce qui, soyons honnête, correspond à la plus grande partie des gens.)

      Parce que, OK, si comme les autres animaux omnivores (et renseignez-vous, des recherches indépendantes commencent à soutenir que l’animal humain serait en réalité frugivore – mais bon, supposons que l’on soit bel et bien omnivore), mettons un ours, vous chopez des hérissons dans la nature, les empoignez à pleine main et déchirez leur chaire avec vos dents, le tout avec animal encore vivant, je dis pourquoi pas ? Vos actions sont au moins cohérentes avec votre discours. Mais dire que nous sommes des animaux tout pareil que les nounours, faisons partis du cycle de la vie (merde maintenant je vois Mufasa tombant de son rocher) et que cela justifie d’acheter du poulet en barquette, pardonnez-moi, mais je trouve ça d’une hypocrisie sans nom. Si réellement l’animal humain est parfaitement semblable à son pote l’ours selon vous, assumez et chopez des saumons à mains nues dans les rivières et courrez après les brebis pour les manger telles quelles, sans oublier de tremper vos mains nues dans une ruche d’abeilles pour manger le miel et les larves !

      Alors si on repart sur vos hypothèses 0 et 1 et qu’on ajoute des hypothèses 0′, 0 », 0 »’, 0 » », 0 » »’, etc., je dis pourquoi pas hein, mais franchement, vous n’avez pas l’impression d’essayer de vous justifier plus qu’autre chose ?

      Et d’ailleurs on s’en fiche pas mal que vous soyez quelqu’un de bien ou la réincarnation de ce déchet de Thatcher, ce n’est pas vous que l’on juge mais vos actes, vos actes qui, pour un plaisir gustatif plus qu’éphémère et par paresse (car oui se cuire un steak ou baffrer des lasagnes surgelées c’est plus simple que de faire cuire des carottes et du riz >> et là on se dit, jusqu’où ira la paresse?), privent des populations des céréales qu’elles cultivent, utilisent des ressources en eau monstrueuses alors que selon des estimations, 64 % de la population mondiale vivra dans le stress hydrique d’ici 2025, et polluent plus qu’aucun pollueur ne pourra jamais imaginer.

      Alors ce n’est pas la peine d’essayer de nous montrer que vous êtes une chouette personne qui vit en respectant le cycle de la vie (bordel, même Simba ne passe pas son temps à se goinfrer d’antilopes que je sache), essayez de vous convaincre vous-même si vous voulez, et continuez de manger en regardant votre steak eco+ et en essayant de vous convaincre que la vie de l’animal d’où est arraché ce muscle, cette chaire vaut moins d’1€ le kilo (si si, vous croyez que les éleveurs récupèrent 100 % du prix que vous payez en plus??).

      Bon appétit.

  5. Je ne mange pas de viande, ni de produits laitiers et autre… je « suis » donc végétalienne ?( vive les étiquettes) Votre article est clair judicieux… Je refuse de manger de la viande pour plusieurs raisons… Dont peut-être la première est sans doute … oui… égoïstement l’idée, les images, la réalité de la mise à mort d’un animal, Cette image , cette réalité ne peut en aucun cas me donner l’envie, la faim,ah, ça non. Les conditions de la mise à mort de l’animal, l’ambiance qui règne dans ces lieux, non je ne peux pas aimer manger de cette manière . Ensuite, je pense aussi aux personnes qui y travaillent… mais comment font ces gens pour vivrent-ils ça au quotidien ? Contre des salaires de misères en +…. Animaux mal traités et humains mal traités mal pèyés

    .Quelqu’un plus haut à parler de gentille mort ? Ah bon ? Je ne sais pas si vous avez bien regarder les vidéos qui sont visibles à ce sujet….c’est pas gentil, c’est de la perversion de la barbarie, du sadisme c’est dégueulasse ( pardon )

    Ensuite, juste penser à la planète, à l’eau, aux personnes qui n’ont plus rien à manger eux…à l’économie, ce système

    Ne pas manger de produits dérivé de l’ animal… le lait , les fromages, les œufs tout ça c’est le même créno. Regarder ces poule entassée dans des sortes d’ hangars pourris, salle, souffrantes… non franchement , vraiment cette perspective ne me donne pas la fringale vous oui ? Franchement ?

    Le systéme, les grandes sociétés, tout ce business nous conditionne à des conneries, à de fausses croyance, nous n’avons pas besoin de tout ça afin de vivre

    Je ne mange rien de tout ça , je mange au-delà de tout ça, Je vis ainsi depuis plus de dix ans, je n’ai pas de carences, pourtant j’ai été élevée au steak, aux laitages etc….

    Vos propos à vous tous sont très bien structurés, intellectuellement ça déménage niveau beaux mots… pourtant la réflexion et l’introspection voire la franchise manque peut-être un peu ? Dire à un omnivore qu’il mange du cadavre le choque? l’énerve….? Vous savez lorsqu’un végétalien refuse de manger du cadavre… lui aussi doit se justifier voire d’argumenter et … je ne me fâche pas lorsque pour la énième fois en une semaine je re re répète le pourquoi de mon choix.

    Je suis un gênée, mon commentaire par dans tout les sens, il est mal structuré, et mal écrit, j’en suis bien désolée, je ne suis pas une scientifique …juste envie de le dire simplement avec mes mots

  6.  » Les végétaux sont quelque-part aussi «pris en esclavage» par l’humain d’un certain point de vue . « 

    Et croyez vous que les animaux d’élevage grossissent par magie sans manger de végétaux?

    Vous feriez mieux de vous renseigner sur la quantité de végétaux nécessaire a la production de viande.

    Vous allez avoir une surprise…

    « Franchement on est vraiment loin de choisir ce qu’on mange » :

    Faux. On choisit.

    Mais pour choisir il faut d’abord s’informer.

    • et la quantité d’eau pour faire des légumes ? arrêtons d’être en opposition extrême. le végétarisme, oui ; pourquoi pas, mais le végétalisme me semble l’extrême réponse à l’anti régime carné; je ne suis pas attirée par la viande, particulièrement, ce disant !! et si tous les animaux se reproduisaient librement dans la nature ? surpopulation ?

    • Aco la nature faisant bien les choses elle avait créé des écosystèmes équilibrés qui permettaient à toutes les espèces de se réguler entre elles. Sauf que l’homme a tout déréglé et après il s’étonne de la surpopulation des lapins des algues et autres….

  7.  » Et j’estime (peut-être à tort, mais je n’ai pas de chiffre permettant d’évaluer l’impact sur l’environnement de telle ou telle pratique d’élevage) que ce n’est pas néfaste pour l’environnement. « 

    Renseigne toi sur la déforestation, la destruction des habitats naturels (et des espèces qui y vivent), et leurs causes.

    Renseigne toi sur la surface nécessaire pour produire une portion de viande, et une portion équivalente de légumes.

  8. Le régime carné aura plusieurs conséquences importantes sur l’évolution de l’homme. La première tient aux caractéristiques diététiques de la viande : les protéines qu’elle contient sont très digestes et surtout plus énergétiques que la majorité des végétaux. L’homme consacre donc désormais moins de temps à la consommation et à la digestion de la nourriture. C’est une porte ouverte pour un « temps libre » dédiéà la création technologique et au développement des liens sociaux.

  9. Une personne vous ayant déjà repondu, j’aimerai juste ajouter qu’un vegetal n’a pas de système nerveux contrairement à un animal.

    • aurions nous,nous les humains, la prétention de dire que nous connaissons tout sur tout? qui peut dire avec certitude qu’un végétal ne souffre pas? Pour exemple : notre ouie est limitée ; nous ne percevons pas tous les sons perçus par les animaux, notre vue est limitée ; voir détail sur le net pour la vue des abeilles……. Et pour le reste, c’est probablement pareil !!! nous avons encore beaucoup à apprendre et la recherche dans le domaine de la souffrance ……..continue de chercher ; alors un peu de modération dans toutes les affirmations me semblerait prudent ! je ne suis pourtant pas attirée par le régime carné, « bon sang »

      !!!

      • Donc on ne tiens pas compte de ce qu on sait déjà ( les animaux souffrent) pour faire des hypothèses sur ce que l’on ne sait pas ( les végétaux souffrent ils). Quelle belle excuse pour ne rien faire et se dédouaner des choses ….

        • Vincent,bonjour.Les omnivores sont de mauvaise foi .Ils cherchent a se déduaner avec des arguments fallacieux pour excuser moralement leur alimentation car ils font passer le gout avant la souffrance et la vie des animaux.

  10. Comme cela l’est dit au-dessus de ton encart …  » j’ai très envie de donner mon avis  » ! Ca oui !

    Je ne vais pas le faire car, pour ma part, j’ai tout lu, ton article ( très bien écrit, renseigné je crois, subjectif mais on ne peut rarement être totalement impartial(e) et c’est aussi ce que l’on recherche dans l’information, l’expérience et l’illustration par des faits concrets ), les commentaires ( wahou ! oulalalala !! ) mais je vais partager ton article sur ma page FB avec un immense plaisir.

    Je m’abonne et inscris ton lien rss dans ma liste de lecture de suite !

    A très bientôt.

    PS : je suis végéta*ienne ^^ ( lien blog > http://petitsrepasentreamis.blogspot.com/ )

      • Je t’en prie. Il est très difficile d’être aussi clair qu’on aimerait l’être dans un article comme celui que tu nous présentes et bien que beaucoup de commentaires font bondir, d’autres tentent de comprendre, et c’est deja beaucoup. Et peut importe les raisons qui amènent au végétarisme. Je suis végétalienne depuis quelques mois, quasi végétarienne depuis plusieurs années et je me sens si bien dans mon corps et ma tete que jamais je en ferai machine arrière. Et mine de rien, la charge éthique de mon alimentation me fait me respecter encore d’avantage. Et ça fait du bien. A bientôt !

        • Aha, c’est ça que les gens ne comprennent pas en fait. Ils associent trop végétarisme et privation. Alors qu’on peut se faire des petits plats qui déchirent sans viande ! 😀

  11. bonjour,

    j’ai beaucoup aimé votre article. je suis omnivore mais j ai un ami végan qui inonde fb de post végan, ce qui fini par créer un travail intérieur où je remets en question mon mode d’ alimentation.

    donc pour me situer, je suis toujours omni mais je comprends parfaitement votre cause.

    et, toujours en tant qu omni, je trouve que vous avez le droit d informer les gens, de partager votre point de vue. la plupart des gens donne leurs avis sur tout et essayent de faire valoir leurs visions des choses, pourquoi ne le pourriez vous pas?

    deux petits points soulevés:

    -pour expliquer pourquoi les omni continuent à ma,ger de la viande,vous parlez du fait qu’ils ne pensent pas à l’animal au moment de manger. c’est vrai. mais un autre point à mettre en évidence face à l’inertie des gens à devenir végé ou végan, c’est cette espèce de paresse mentale qui fait que nous avons du mal à mettre en oeuvre les choses bonnes pour nous, difficile à changer nos habitudes. tout le monde sait que fumer est très mauvais pour la santé mais peu stoppent le tabac. idem pour l’alcool ou la malbouffe. le dalai lama parle de ces mauvaises habitudes tenaces et de notre manque d énergie et de discipline pour les changer.

    Aldous huxley parlait des gens qui veulent les fruits du bonheur sans avoir à faire les actions menant à ces fruits.

    donc, malheureusement le problème est plus vaste. si les gens ont déjà du mal à changer pour leur propre santé, ils ont du mal à changer pour la santé des autres! mais cela ne doit pas arrêter votre combat bien sûr!

    – concernant une réflexion d’un lecteur de votre article( je n ai pas lu toutes les réponses des lecteurs) sur le régime carné dans l histoire de l’homme. je pense qu’il a été effectivement nécessaire pendant toute une période de l humanité de façon à avoir beaucoup de protéine en peu de temps. les conditions de vie étaient très rudes et dangereuses et cet apport rapide était en adéquation avec cette époque lointaine. mais maintenant, on n a plus besoin de toutes ces protéines animales pour échapper aux prédateurs, ni pour accumuler des réserves de graisses en prévision de période de disette ou d absence de nourriture.

    bien sûr, si on devient vegé je me doute qu’il faut bien penser ses apports de nourriture pour éviter les carences. et peut -être aussi, ne pas tout stopper( viande, produits laitiers,…) du jour au lendemain.

    enfin, je terminerai par ceci, quoique puissent vous dire mes compagnons omnis, votre cause est noble.

    • Réponse très intéressante, merci. 🙂

      Effectivement, il y a beaucoup de raisons diverses et variées qui font que de nombreux omnivores ne veulent pas entendre parler de végétarisme. Et la peur du changement est un excellent exemple. Ton analogie avec la cigarette est bien trouvée. ^^ Je pense que c’est difficile d’arrêter quelque chose quand on l’associe à du plaisir et du bon temps. On l’impression que si on arrête (la viande, la clope, l’alcool etc), on va être moins heureux, et donc, ça fait peur. Ce qui est tout à fait normal. 😀 Le changement devient possible quand on découvre qu’on peut prendre plaisir avec des produits qui ne sont pas nocifs. o/

      Je te remercie de dire que la cause végé est noble, ça change des « vous êtes des extrémistes ! » Mais du coup, une petite question : aimerais-tu devenir végétarien un jour ? Si oui, est-ce que je peux éventuellement te proposer des conseils ou des astuces ?

  12. Une petite question : tu parles bien des végétariens ? Ils mangent donc du poisson. Les poissons aussi souffrent, non ? Quoi qu’il en soit, très bon article (même si je mange de la viande).

    • Tu confonds plusieurs termes. Je vais te faire une petite liste des différents régimes pour que tu comprennes mieux :

      – Flexitarien (néologisme) : Est végétarien chez lui, mais accepte de consommer viande et/ou poisson quand il est chez des potes/proches.

      – Pesco-végétarien : Ne consomme pas de viande (rouge ou blanche), mais accepte de manger des produits de la mer (poissons, fruits de mer, etc).

      – Végétarien : Ne consomme pas d’animaux (ni viande, ni poisson, ni fruit de mer, ni insectes).

      – Végétalien : Ne consomme pas d’animaux (ni viande, ni poisson, ni fruits de mer, ni insecte) ni produits animaux (oeufs, produit laitiers, miel).

      – Végane : Est végétalien, mais en plus, n’achète aucun produit qui ai utilisé un animal de quelque manière que ce soit. Il n’achète donc pas de laine, de cuir, de produits testés sur les animaux etc.

      Moi je suis végétarienne. Je ne mange aucun animal. Voilou.

      Je suis contente que tu ais aimé mon article. J’espère que ça t’encouragera à au moins réduire ta consommation de viande. ^^

      • Très chouette article, qui prend beaucoup de pincettes pour éviter de braquer ceux qui de toute manière se braqueront s’ils en ont envie 🙂

        En fait, je veux juste revenir sur ça : « – Végétalien : Ne consomme pas d’animaux (ni viande, ni poisson, ni fruits de mer, ni insecte) ni produits animaux (oeufs, produit laitiers, miel).

        – Végane : Est végétalien, mais en plus, n’achète aucun produit qui ai utilisé un animal de quelque manière que ce soit. Il n’achète donc pas de laine, de cuir, de produits testés sur les animaux etc. »

        Est ce que ça veut dire qu’il y a des gens qui ne consomment aucun produit d’origine animale, mais qui portent de la laine ou du cuir ?!?! Mais…mais… ?!?!?! (je n’arrive pas à exprimer ça mieux qu’avec un enchaînement de points d’interrogation et d’exclamation ^^) Non sérieusement, y’en a ?

        • Chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses possibilités de sa sensibilité, etc. La différence entre de la viande et un manteau de cuir c’est qu’une fois mangée, la viande, il faut en racheter. Le manteau en cuir, tu peux le porter plusieurs fois. Il y a donc des végétariens et des vegan qui portent des vêtements en laine et/ou en cuir qu’ils avaient acheté avant de devenir végé. Et ça n’invalide pas pour autant leur cause et leur engagement.

          Me concernant par exemple, je suis donc végétarienne. Mais j’essaye aussi de consommer un minimum de produits laitiers et d’œufs. Voilà un bon moment que je ne consomme plus de produits testés sur les animaux et que j’essaye de ne pas acheter de vêtements en laine, en cuir ou autre. Mais c’est pas facile, des fois, on fait pas attention et on se rend compte après coup qu’on a acheté un produit qui va à l’encontre de nos valeurs. Par exemple, moi, je boycotte aussi les produits à l’huile de palme. Et il n’y a pas longtemps, je me suis rendue compte qu’il y en avait dans mon savon ! -_-

          Voilou, j’espère t’avoir éclairé. Quand on entre dans la culture anti-spéciste, il faut essayer de faire au mieux. Le mythe de la pureté (celle du vegan qui fait TOUT bien) est un mythe : dans notre société actuelle, faire tout bien est impossible. Mais on peut se rapprocher de cet idéal. 🙂

          • D’accord. Donc, du coup, finalement, c’est soit une question « d’ignorance » (dans le ses où on a pas fait exprès,on savait pas toussa toussa), soit parce que c’était dans la vie d’avant ? Je comprends, ça se tient complètement ^^

            Mais du coup, pardon hein, je suis un peu longue à la détente, est-ce qu’il y a des végétaliens qui, consciemment, décident qu’ils s’en fichent de savoir sur quoi ont été testé leur shampoing en portant leur manteau de laine et leurs boots en cuir ? (comment ça j’exagère ? :D) non mais voilà quoi, on a compris ma question hein ?..

          • Je n’en connais pas personnellement et je n’en ai jamais rencontré sur la toile, mais je ne peux pas t’affirmer à 100% que ça n’existe pas. Les raisons pour lesquelles des gens deviennent végétariens/végétaliens sont multiples et parfois très différentes. Peut-être qu’une personne qui est végétalienne juste parce qu’elle a entendu dire que c’est meilleur pour la santé va s’en foutre de savoir que son shampoing est testé sur les animaux.

            Tout dépend des raisons pour lesquelles tu cesses de consommer de la viande / des produits laitiers et de œufs.

          • (je ne suis pas sûre de pas avoir fait de bêtise pour le post de la réponse, on verra bien :-S)

            Et donc merci pour ta réponse, je comprends mieux ^^ »

            Et j’espère ne pas avoir paru trop obtuse (j’ai comme un doute sur ma concordance des temps là…), ce n’était vraiment pas mon intention de chicaner volontairement ou je ne sais quoi.

          • Pas du tout. C’est normal d’avoir des question à poser quand on est mal renseigné sur un sujet. Et justement, tu poses des questions. Ça montre combien tu es ouverte d’esprit. Contrairement aux crétins qui viennent m’expliquer que si on a besoin de manger de la viande (alors que je vis très bien en en mangeant pas : ils sont cons ou quoi ?). Et ce genre de commentaire fait vraiment du bien. Parce que même si tu deviendras pas une végane convertie et convaincue après ta lecture, au moins il y a eu une vraie discussion. 🙂

        • Ben moi, j’ai arrêté la viande, les œufs et les produits laitiers d’un coup il y a 2 mois après une prise de conscience fulminante (c’est à dire je n’ai pas regretté un seul moment et je ne le ferai pas), là mes produits ménagères et mes cosmétiques sont des marques pas testées, etc. MAIS étant une folle des chaussures j’ai une quantité énorme en cuir, je me sens encore mal à l’aise quand je les vois et je ne sais pas trop quoi en faire, donc je sais que je vais les porter encore de temps en temps…mais bien sûr que je n’achèterai plus du tout dorénavant.

      • Je rajouterai juste que être vegan c’est allé plus loin dans la réflexion qu’un simple régime alimentaire. Je pense vegan, je mange vegan je vis vegan.

        Pour moi être vegan c’est etre égalitaire c’est respecté tous les êtres sensibles ( je suis donc contre le racisme, la xénophobie, le machisme, l’homophobie etc….)

  13. Je suis d’accord, ne pas se taire pour « respecter » l’autre qui mange quand ce dernier n’a pas respecté la vie d’un autre être, c’est un acte militant. 😉

    Si ça t’intéresse, j’aime également essayer de faire comprendre des points de vue loin du spécisme et de l’exclavagisme. Ici par exemple : http://pigut.com/reflexions/veganisme/

  14. oui, je suis sur la voie du végétarisme. je pense qu’un jour, j en aurai assez de manger des animaux. j ai déjà des prises de conscience régulières et je commence à être parfois mal à l aise face à la viande ( je me suis même retrouvé il n y a pas longtemps à demander pardon à une boulette froide avant de la manger, tu vois le genre…)

    actuellement, j’en suis à trois jours sans viande ni poissons ni produits laitiers par semaines. je me suis mis à utiliser du lait d’amandes ou de riz et j ‘achète souvent de la  » viande » végé .

    • Super ! C’est comme ça qu’on commence tous ! 🙂 Surtout, après, faut que tu t’écoutes, que tu culpabilise pas si tu « craques », etc. Faut garder à l’esprit que les repas doivent être des plaisirs, donc faut réapprendre à apprécier les légumes, les céréales et tout et tout. 🙂

  15. Désolée d’être si franche:

    Face à une débilité profonde et une mauvaise foi certaine, on sort,cet excellent article d’insolente veggie pour éviter de perdre son temps inutilement.

    http://insolente0veggie.over-blog.com/article-23394004.html

    J’ai essayé de discuter en vain pendant des mois avec mon beau frère sur le bien fondé du véganisme.

    Il m’a dit que j’étais extrême.

    Il est tombé récemment sur un documentaire choc, il est devenu végétalien alors que c’était un viandard de première!

    Pas besoin de long discours si ces hypocrites de première étaient capables de regarder entièrement un reportage sur ce que leur consommation de viande implique pour la planète, les êtes vivants (y compris humain!)

      • T’es un peu bête quand même 😛 Je l’ai posté sur FB et en quelques heures ça été partagé 42 fois 😀 (plus que mes propres articles).

        • peut-être parce que Dame Moustache choisi de ne pas traiter tous les omnis de connards sans faire de distinction, et qu’elle choisit la pédagogie au lieu du bazooka. m’enfin, je dis ça, je dis rien.

          • Je n’ai pas trop saisi le sens de ce commentaire, mais si (comme j’ai cru le comprendre) tu sous-entends à Insolente Veggie que sa manière de militer est mauvaise et qu’elle devrait prendre exemple sur moi, je préfère préciser : même si nos techniques sont différentes, nos opinions n’en sont pas moins les mêmes, et je trouve que le blog d’Insolente Veggie est une source d’aide peu négligeable pour la cause végane. Aussi, si tu souhaites lui conseiller de militer comme moi, je ne peux que désapprouver.

            Et si j’ai mal compris ce commentaire, mea culpa.

  16. Je n’ai pas lu, tous les commentaires pour ma part 😉

    Voilà, j’ai trente sept ans, je me considère comme carnivore.

    J’ai bien essayé d’arrêter de manger de la « bidoche », il y a plus de dix ans, pour beaucoup des raisons citées dans l’article, et à cause de plusieurs scandales qui sévissaient à l’époque, comme la vache folle.

    Et j’ai commencé a avoir des soucis de santé… oh rien de grave! pb digestifs, fatigue, prise de poids.

    Pourtant, je connais toutes les règles diététiques, endocrino et autres, et j’ai su m’en servir à bon escient à d’autres moments de ma vie.

    Mais ce régime (au sens strict du terme, façon de manger), ne me convenait pas.

    Puis j’étais déprimée. Oui dépriméé, apathique.

    J’ai tenu bon, me disant qu’il existait une période de « désaccoutumance », mais rien n’y a fait…

    Alors voila, je suis carnivore… tel est mon corps et je l’écoute…

    Quand je suis au bord de la mer, il me réclame du poisson.

    Après plusieurs jours d’agapes, j’ai besoin de manger des tonnes de crudités, fruits et légumes.

    J’ai d’ailleurs un gout prononcé pour les végétaux, pas bouillis hein, de bons légumes cuisinés comme là d’où je viens, la méditerranée.

    J’aime aussi les cochonneries comme le coca – le light au bon gout d’aspartame – je ne peux pas passer une journée sans manger du chocolat, j’aime boire, mais seulement la bière et le vin. Et si j’en bois en quantité raisonnable, ce n’est pour me conformer à certains modèles sociétaux, mais seulement parce que j’écoute ce que me dicte mon corps.

    Mais j’aime cela.

    Tout cela.

    De la même manière que j’aime la viande.

    Oui, j’aime la viande…

    Je mange du cadavre, et je ne vois aucune raison ni d’occulter, ni d’en rougir.

    Oui, je préfèrerais me servir uniquement chez mon boucher que je vois se faire livrer par les producteurs du coin.

    Comme je préfèrerais ne me servir que chez le primeur et le magasin bio.

    Mais mon salaire ne me le permet pas.

    alors j’équilibre le tout comme je peux.

    J’aime les bons produits par gout, par bon sens aussi. Grace à mon papa.

    Je respecte le végétarisme, je le comprends. Il ne me convient pas, il ne me fait pas envie.

    J’essaie de participer à la sauvegarde de ma planète comme je le peux. D’ailleurs, je ne vais pas ou pratiquemment pas, chez mac do dont les vaches qui petent déforestent et polluent.

    Bref, je suis dans la mesure et la tolérance.

    Mais j’aime la viande.

    D’ailleurs, ce matin, j’ai acheté des cailles, de petits oiseaux, que ma maman préparait quand j’étais petite, et que j’adorais manger, rogner… je veux faire découvrir ce petit animal à mon fils de six ans. Je n’en ai pas honte.

    Comme je n’ai pas honte d’enfourner de l’agneau après en avoir caressé à la ferme.

    Je suis ainsi, et je n’ai pas honte de l’être.

    • Mesdames, messieurs, vous avez devant vous l’exemple typique de l’omnivore se justifiant décrit plus haut dans mon article -Vous constaterez que ce spécimen-ci se dit « carnivore ». Je vous laisse goûter la plaisanterie- : il essaye de prouver qu’il est type bien (je fais des choses pour l’environnement, bla bla bla) malgré le fait qu’il encourage la torture et le meurtre animal. Sait-il que je me fiche de la raison pour laquelle il mange de la viande ? Sait-il que je me fiche de savoir ce qu’il fait ou non dans sa vie ? Sait-il que je considère qu’il n’a pas à me rendre de comtes ? On dirait bien que non.

      Mais bon, grâce à ce genre de commentaire, on rigole bien aussi.

    • Brunel,vous voulez faire croire que vous avez besoin de viande pour survivre.il y a 450 millions de végétariens en Inde.Je ne savait pas que certains humains étaient carnivores par nature.Votre commentaire montre comme beaucoup d’autres omnivores que vous faites passer le gout avant la souffrance et la vie des animaux et que vous ètes totalemement dépourvu de compassion envers ces etres sensibles.

  17. Il est assez triste de discuter avec un omnivore, même le plus à l’écoute et le plus ouvert à adapter son menu quand il nous invite, il n’arrive pas à bouger ses habitudes. Le carnisme est la réponse à ce processus. Tout bon penseur et sage que nous sommes (personnellement je pense qu’il faudra bientôt retirer un « sapiens » à notre espèce), nous sommes formaté par une éducation on ne peut plus étriquée. On aura beau vouloir éduquer nos enfants comme nous voudrions, leur donner la plus grande ouverture d’esprit l’école fera tout son possible pour « redresser la barre de la déchéance », quand ce ne sont pas des services sociaux qui vont finir par nous courir après pour malnutrition (non, un enfant n’a pas nécessairement besoin de vampiriser des poulets dans le rite sacrificielle de sa croissance). Donc nous ne choisissons pas notre mode de vie, il nous est insidieusement dicté par le milieux social, scolaire et « éducatif ». La télévision y est pour beaucoup aussi dans nos choix de mode de vie. Même si une famille n’a pas de télé les enfants sont conditionnés par le mode de vie des camarades. Alors il y a des barrières qui se construisent de plus en plus hautes et arrive un moment où il faut choisir son camp, la solitude ou la masse grégaire.

    Etre végétarien ce n’est pas seulement changer de régime alimentaire, c’est passer du stade de mollusque esclave de sa zappette à celui d’être réveillé et conscient de ses actes. Si vous allez un jour faire un tour au salon de l’agriculture vous verrez la belle mise en scène qui nous montre les animaux dans un décors chatoyant comme à la télé, du lobbying bien construit pour faire de nous de bon consommateurs. Pour ne citer que le pire de tous je dirai que Monsanto est grandement responsable de la malnutrition global et du déséquilibre de l’agriculture globale actuelle, et ils ont réussi grâce aux instances de santés qui nous poussent vers de mauvaises directions pour notre alimentation. Oui, le lien a été clairement établie entre maladie cardio-vasculaire et viande, on sait que l’espérance de vie d’un végétarien est supérieur mais ces études sont confinés dans des revus élitistes. Allez simplement faire un tour chez Benjamin Dariouch (Naturacoatch) pour mieux comprendre qu’arrêter de manger de la viande ne suffira pas à sauver votre peau d’une mort lente et douloureuse (le cancer c’est douloureux mais la belle médecine sait faire durer ce calvaire sans nous soigner). Quand on commence à ouvrir les yeux il est difficile de faire marche arrière, Matrix n’est pas qu’un film bruyant et violent bourré d’effets spéciaux, il en dit long sur notre société.

    Pour résumer je dirai simplement que pour tendre la main vers quelqu’un pour l’aider à faire un pas vers l’éveil il faut avant tout l’écouter pour savoir à quel stade il se situe pour adapter son discoure sans générer un conflit. On ne peut aider personne en disant à quelqu’un qu’il fait de grosses erreurs, être soi-même différent et sympathique ouvre déjà plus au questionnement qu’une attaque frontal remettant en cause le mode de vie de la personne. Ceci dit, je ne juge personne, je ne dicte à personne ce qu’il doit faire ou pas, j’essaye de garder de l’humilité en me rappelant que j’ai moi-même été longtemps dans l’erreur en croyant faire le bien et que j’ai encore beaucoup à changer et à apprendre de chacun, même de celui qui me parait le moins louable.

  18. Bonjour,

    Juste une question pour le « faire au mieux ». C’est en fonction de nous ou pour les animaux ?

    Parce que selon moi la seule et unique facon de faire au mieux en respectant les animaux et en leur souhaitant tout le bonheur du monde c’est d’être Vegan. Le reste des solutions (végétarisme et végétalisme) ne sont que des solutions partielles. Sorte de schizophrénie mentale « j’ai pris conscience que je faisais mal, j’ai le sentiment de bien faire, mais je reste dans une situation bancale niveau ethique ».

    J’espère que nombre de végétarien sur cette page qui évoque le terme d’antispecisme sont dans une logique de transition vers un mode de vie Vegan (on est d’accord que c’est un terme : comment contrôler les insectes tués lors d’un déplacement en voiture, comment savoir si les légumes que je mange n’ont pas tué durant la culture des mulots ou autres insectes ?).

    Mais dans ce type de débat sur les modes de vie et quand on parle au nom des animaux je préfère largement engager avec une discussion avec un omni qui s’intéresse ou renie le sujet, qu’avec un végétarien de longue date qui a le sentiment de faire « bien ».

    Comme tu le dis pour moi la question n’est pas qui tu es dans la vie mais seulement « tu es un être humain sensible qui exploite des êtres vivants sensibles pour tes plaisirs ». Je le fou de l’argument qui justifie ou nos le pourquoi du lait ou des oeufs. C’est un fait. Exploiter des animaux relève du spécisme.

    • Je suis parfaitement d’accord avec tout ça. Mais je parle de végétarisme parce que c’est déjà compliqué d’arrêter de manger de la viande pour un omni. Passer cette première étape, c’est déjà beaucoup.

      Après, à chacun de faire comme il peut une fois que les prises de conscience ont été faites au sujet de la viande, des produits laitiers, des oeufs, des peaux qu’on utilise pour faire des vêtements et des produits testés sur les animaux.

      Me concernant, je dis les choses, j’essaye de faire comprendre les problèmes. Ensuite, à chacun de faire au mieux en fonction de ses possibilités. Si je suis totalement pour le véganisme et que personnellement j’y tends, je suis en revanche contre la police de la pensée végane. Une fois que les prises de conscience sont faites, c’est à chacun de s’adapter. Les distributeurs « brevet anti-spécistes » ont tendance à m’énerver tout autant qu’un carniste qui me dit « mais c’est naturel de manger de la viandeuh ».

      Ah oui, et pour répondre à ta question : « en fonction de nous ou pour les animaux », je réponds les deux.

      • Et bien je ne partage pas ce point de vue. La seule solution éthiquement acceptable (si on se place du côté des animaux) et en effaçant tous les arguments écologiques, de santé, etc qui sont déjà très parlants, c’est celle du véganisme. Le reste se sont en effet des situations qui sont acceptables si elles sont transitoires.

        Et le brevet antispécisme, je me fou un peu de cet argument, si celui ci est motivé. C’est comme les omnis qui rejettent les idées si celles ci sont dérangeantes. Un végétarien doit être mis en face de ses incohérences, en face aussi de ses choix. Je place au même niveau un omni et un végé qui n’est pas en transition vers un mode de vie vegan. C’est un choix d’exploiter du vivant ou du mort, ou du futur mort pour s’alimenter, se vêtir, se laver, alors que des alternatives sont possibles. Un végé exploite c’est un fait. Je ne trouve pas cette position éthiquement justifiable.

        • Après avoir fais le choix d’être végétarienne, j’ai mis 2 ans et demi à comprendre en quoi consommer des laitages et des œufs était plus cruel que de manger un bout de chair… A chacun son rythme, le principal c’est d’avancer, soyons tolérants. VIVE LE VEGANISME, LE CHOIX DE LA VIE!

      • Lol « les distributeurs « brevet anti-spécistes » »… Je me suis déjà fais agressée par un vegan sur un site, m’insultant de spéciste, je ne savais même pas ce que cela voulait dire! Et j’achetais tous mes produits issus d’animaux en AB persuadée que c’était le mieux que je pouvais faire… Vraiment je ne voyais pas le mal! Je ne savais pas qu’il y avait un tri des poussins, je ne savais pas que les veaux étaient systématiquement séparés de leur mère et emmenés à l’abattoir si celui-ci est un mâle, je ne savais pas que les poules et les génisses se retrouvaient égorgées après quelques années de service alors qu’elles auraient pu vivre bien plus longtemps. Et pour moi, un agriculteur en AB soucieux de l’environnement traitaient forcément bien les animaux… Béh oui, j’étais naïve!

  19. Bonjour Myroie, je souhaiterais simplement vous dire bravo pour votre article très pertinent et percutant, ainsi que ses commentaires de lecteurs enrichissants qui l’accompagnent. Je suis végétarien depuis plusieurs mois, quasi végétalien, tout ça n’est pas facile mais les bénéfices sont immenses, c’est bon de se ‘ré-humaniser’ en se tournant vers son corps, vers les autres formes de vie et vers la Terre.. On se sent parfois faire partie d’un grand tout dont des siècles de société de plus en plus aliénante nous ont exclus. Je me reconnais aussi dans une majorité e vos expériences et arguments, ainsi j’aimerais pouvoir vous serrer la main car vous êtes quelq’un de bien. Cordialement, Enzo.

    • Sincèrement merci pour ce message ! Et je te sers la pogne avec plaisir ! 🙂

      C’est chouette d’avoir un témoignage, je crois qu’on en est à peu près au même niveau dans l’évolution vers le véganisme, c’est rigolo. ^^ Puis-je te demander quels sont les produits qui t’empêchent de passer le cap parce que tu as du mal à t’en passer ? Me concernant, c’est le fromage et les œufs. On ne soupçonne pas tous les plats dans lesquels il y en a. Dur de s’en séparer. Mais je diminue les doses, c’est déjà ça. 🙂

      • Tout pareil, mais finalement on finit par s’y faire surtout si on se procure les merveilleux bouquins de Marie Laforêt ou le chouette Repas Vegans entre Amis de Laura VeganPower !!

        Crois-moi, tu oublies assez rapidement le fromage (jusqu’à ce qu’une sortie à la crêperie te le rappelle parce que tu manges une crêpe sans beurre fourrée aux tomates sniiif) !!

        Et les oeufs se remplacent tellement facilement dans la plupart des plats et pâtisseries, par contre, fini les oeufs au curry mais rien ne t’empêche de te faire une chouette omelette avec du tofu ^^

        Enfin bon voilà, j’arrête de la ramener.

      • =) A quelques pulsions près (glaces, viennoiseries), que je m’efforce de limiter au maximum, je ne consomme des sous-produits qu’au resto, un plat végé je trouve ça déja bien alors je ne le refuserais pas si il contient du fromage – attention tt de même à la présure animale, vraiment traitre !! Rétrospectivement j’ai du me faire avoir plusieurs fois (parmesan..). Les oeufs j aime pas spécialement ça, sauf durs, alors c’est anecdotique. Un peu de miel de qualité de temps en temps. En revanche il ne me serait pas possible pour le moment d’être vegan complet, en boycottant toutes les marques qui testent sur les animaux etc.. C’est juste trop contraignant. Voilivoila 😉

  20. Les animaux ne sont pas « nos égaux », en effet ils sont différents…MAIS ils ont exactement le même droit que nous à être heureux et à vivre sur cette terre !

    je trouverais très drôle que des créatures très différentes de nous, plus fortes, plus « intelligentes », plus équipées technologiquement, débarquent d’on ne sait où et nous considèrent en toute innocence comme comestibles, hein, sérieux, essayez un peu d’imaginer ça…cela pourrait tout à fait exister, l’idée n’a rien de choquant n’est-ce pas ? pourquoi d’autres ne trouveraient-ils pas normal de nous faire ce que nous faisons si naturellement à d’autres créatures vivantes ? ça vous plairait que ça vous arrive à vous, à votre famille à ceux que vous aimez ?

    • Je reviens sur ta première phrase « la animaux ne sont pas nos égaux ».

      Si, si, ils le sont. Ici, égalité est utilisé dans le sens de « traitement équivalents » au niveau des libertés.

      En revanche, ils ne sont pas pareils que nous. Nous ne sommes pas similaires.

      Oui, les mots et leur emploi correct, c’est important. 😀

      • Tout à fait, nous descendons du singe (donc d’un animal). Ils sont plus nos égaux que nous le pensons, et croire le contraire c’est se voiler la face pour justifier cet amour pour se délecter de chair sanguinolente.

  21. Ok, excellent article, surtout le coté défouloir ( désolé les omnis, mais vous savez, le peu que vous subissez là on le vit tous les jours qu’ on nous donne quand on est végé, alors c’ est pas tellement personnel, c’ est juste un besoin mesquin et humain de vengeance ><).

    Mais je pense qu' on sous-estime aussi très fort les cotés culturels et les idées associées à la viande ( "Ouhou, moi viril, moi manger steak !" ). Je propose donc la création d' une armée de bombes sexuelles ( féminines et masculines) végés, destinée à rendre les légumes glamours et contrer ces horreurs subliminales ! 🙂

  22. ( Et je mérite parfaitement l’ enclume que je recevrai après avoir encouragé l’ usage de végés comme objets sexuels, mes doigts sont parfois plus rapides que mon cerveau. )

  23. LOL pas très convaincu de cet article je crois que le problème fondamental qui m’Agresse est de sentir que certaine personne végé ( comme la personne qui a écrit ce texte ) qu’ils détienne la vérité absolue à propos de la nutruition. Peut-être existe t-il un article VÉGÉTALIEN qui fait le même constat envers les végé  » comment manger des œufs quand on pense que leur vie est simulé de A à Z pour produire plus dans des endroits sans fenêtre .. ce n’Est pas la vie pour une poule …. imaginez le poussin mort dans votre assiette … çà aussi c’Est un meurtre selon la personne qui a écrit cet article ??? Depuis quand c’est MAL de manger de la viande . mangez de la viande qui vient de méga production avec des produits qu’on n’aime mieux pas savoir l’Existance … peut-être que c’Est mal, mais manger de la viande qui est la produit de la chasse qui vient d’un animal qui a vécu sa vie en toute liberté dans la nature sans ajout dans leur nourriture ou de  »boost » quelconque … je ne crois pas que c’Est mal … pas pour la santé en tout cas … alors pourquoi ce serais mal ?? seul la conscience peut entré en ligne de compte rendu a ce point et la conscience est propre à chacun et je te confirme que lorsqu’un chasseur mange sa viande il a en tête l’animal qu’il mange et surement de bon souvenir associé.

    • Effectivement, ce genre d’article existe. Bon, en un peu plus intelligent, parce que dire d’un œuf non fécondé que c’est un poussin, c’est un peu con, hein. La différence, c’est que moi (et d’autres végétariens) n’allons pas y mettre des réponses inintéressantes en disant « maiiiis je mange des œufs parce que c’est la nature » et autres bêtises. En général les discussions volent un peu plus haut que ça. Mais nice try, mon petit Mark.

      Je te dirais simplement ceci : tenter de prouver que les autres ont des vices n’empêchera pas qu’on remarquera les tiens quand-même. Si ça te plaît pas que je te dise que tu es le meurtrier indirect des animaux qui font tes steaks, vas jouer ailleurs. Quant à tes chasseurs, d’une, ils sont minoritaires (et c’est heureux, selon moi), de deux, ils ne sont guère mieux : eux considèrent de la viande comme un trophée, pas comme un être vivant. Quand ils pensent à la viande qu’ils mangent, ils ne pense pas à l’animal mais à leurs soi-disantes « prouesses ». Bref, de la vanité à vomir.

      Un peu comme ton commentaire.

    • Wai j’sui complétemant daccord avec mark, de toute fasson les zanimo ilzon pas de santimans donk en pluss c bon pa grave fo arrété avek vo délire.

      LAULE.

      Et du coup, comme mark n’a pas de cerveau, je propose qu’on le mange.

    • Manger de la viande n’est pas bon pour la santé car en réalité nous sommes plus proches de l’herbivore que du carnivore. Nos intestins sont bien plus longs que ceux des carnivores, nous devons mâcher, mastiquer comme les herbivores… et nous n’avons AUCUN instinct qui nous pousse à chasser et à dévorer un animal.

      Bref, j’ai fais court des mon argumentation, il faut demander à Gary Yourofsky http://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs&feature=share , lui il sait vraiment de quoi il parle…

  24. Bonjour myroie ! je suis également omnivore, comme beaucoup « par éducation » … mais cela fait effectivement quelque temps que je me pose pas mal de questions et je remanie mon alimentation et celle de ma famille ! par conscience de la mal bouffe et de l’alimentation dite industrielle ! passage au bio et diminution nette de la viande effectivement ! maintenant je te remercie de cet article qui a le mérite effectivement de faire prendre conscience de certaines choses et qui m’a effectivement bien remuée !! lol car même si tes propos peuvent être dérangeants pour le commun des omnivores, ils sont portants si vrai 😉 je ne dis pas que je vais devenir végétarienne dés demain, mais je commence à modifier pas mal de choses et peut-être qu’au bout de mon cheminement j’en arriverai à cela !

    • Ben contente d’avoir pu t’aider. ^^

      Si tu as besoin d’aide, de conseil, ou quoique ce soit, hésite pas.

      Petit conseil perso : moi, avant d’être végétarienne, j’étais flexitarienne. Ça a aidé à la transition. 😉

  25. Chère végé merci pour ton texte et tes réponses… Je crois qu’il est inutile d’essayer de convaincre certains car tout le monde n’a pas la même sensibilité concernant les animaux (même de leur propre espèce!) et la catastrophe écologique que ça engendre… Ils n’en ont rien à carrer tout simplement.

    Ceci dit, d’autres âmes sensibles mais pas encore sensibilisées s’ouvriront à tous ces arguments sans problème (même si c’est dur de regarder la réalité!)…

    J’ai commencé par diminuer ma conso d’animaux il y a 7 ans pour une question d’écologie, puis j’ai dis stoooop à la chair animale il y 2 ans et demi parce que je respecte trop la vie pour encourager l’esclavagisme et la torture par ma consommation… Pas encore consciente à ce moment là de ce qu’engendrait la production d’œufs et de lait (ainsi que ses dérivés) ce n’est que depuis décembre 2012 que mon compagnon et moi-même sommes végétaliens.

    C’est un vrai bonheur à tous les niveaux! Forme, santé, cuisine, psychologie etc etc.

    Depuis peu, ma sœur et mon frère plus âgés que moi font beaucoup d’efforts à ce niveau et je sais que c’est en autre grâce à mon mode de vie, à mon discours et à ma joie. Ça fait réfléchir!

  26. Bonjour.

    J’ai assez bien aimé votre article. Mais par rapport aux commentaires qui ont suivi, j’ai une question par rapport aux bienfaits d’une alimentation sans viande. J’ai eu la « chance » ou la malchance d’avoir un professeur en fac de médecine qui fait de la médecine nutritionnelle son discours est assez contraire à certaines choses que j’ai pu voir. Il critique tout de même l’industrie alimentaire en général (même ce que l’on appelle « bio »), même une grande partie du traitement de la viande. Cependant, il « prône » l’importance de la viande et dit qu’à long terme, les incidences sur les végétariens leur octroie certains risques (à l’instar du tabagisme que l’on ne considérait pas encore comme nocif).

    Je ne justifie absolument pas mon régime omnivore, vu que je l’étais avant d’avoir ce cours. Cependant, je me questionne sur le « bien fondé » de manger de la viande (personnellement, je ne mange presque pas de viande rouge et c’est 2 fois par semaine que j’en consomme). Alors, je vous demande quelles sont vos exemples de sources/documentation que vous ont convaincu de l’inutilité de la viande dans l’alimentation sur le long terme ?

    Je ne peux pas prendre comme vérité absolue les exemples de végétariens qui ont une très bonne santé en ne consommant pas de viande, car chaque organisme peut répondre d’une manière différente sur un même régime alimentaire et qu’accepter d’être végétarien sans se poser des questions n’est pas non plus intelligent.

    • Alors, pour commencer il faut savoir une chose : les médecins sont les premiers à véhiculer des idées reçues sur le véganisme. J’ai lu un nutritionniste diplômé une fois, qui prétendait que les végétaliens mangeaient de la viande en cachette et que c’était pour ça qu’ils étaient en bonne santé. -_-

      Bref, les médecins sont des êtres humains qui ont simplement suivit des cours sur le corps et tout le tintouin. Mais les cours dispensés sont donnés par des vieux conservateurs persuadés de détenir la science ultime et qui ne se sont pas remis en question depuis un bon siècle. Le fait qu’ils prétendent que manger de la viande est nécessaire n’est pas le seul enseignement obsolète qu’on apprend aux médecins en devenir. Il dénigrent aussi les médecines alternatives comme l’aromathérapie, la sophrologie ou encore l’acupuncture sous prétexte que… Je sais pas. Le complexe de supériorité typique de l’occidental actuel, je présume. Toujours est-il qu’en médecine on peut aussi trouver des personnes victimes d’idées reçues. Un médecin n’est pas un dieu. Je pensais bon de le rappeler.

      Ensuite, quand tu dis que les êtres humains sont différents, je ne suis pas d’accord. Enfin, si, mais pas pour la viande. Malgré toutes nos différences, on a tous besoin de boire, de manger, on a tous besoin des même apports nutritionnels et les mêmes bactéries / champignons etc nous font tomber malade. Les omni qui disent « oui mais j’ai besoin de manger de la viande parce que j’ai tel ou tel problème » je les connais, hein. J’en ai été une. Je prétendais que mon anémie et ma tendance à faire de l’hypoglycémie m’empêchaient de devenir végé. et aujourd’hui je le suis et j’ai pas de problèmes. C’est une des excuses bien pratique d’omni qu’on sort pour essayer d’apitoyer l’Autre.

      J’en viens au cœur du sujet, les études : la meilleure que je puisse te donner, c’est Le Rapport Campbell, une étude de vingt ans qui a été faite afin de voir s’il n’y avait pas une relation entre différentes maladies de notre temps (AVC, cancer, etc) et la consommation de produits animaux. Un livre a été publié sur le sujet : http://www.amazon.fr/Le-Rapport-Campbell-internationale-nutrition/dp/2896260382 Je crois que si lui ne te convainc pas, aucun ne le pourra. Après, ya des tas d’autres raisons qui peuvent mener au véganisme. Mais comme tu me parlais de santé, voilà. J’espère avoir pu t’aider. ^^

  27. J’ai lu l’article en profondeur, mais aucun des commentaires ; si ça fait doublon, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. Il se peut que mon commentaire paraisse un peu brouillon car cet article soulève énormément de questions, et pas forcément alimentaires.

    Article très intéressant, c’est bien d’avoir ce genre de point de vue.

    Avant d’aller plus loin, je me présente rapidement vis à vis de ce sujet pour bien contextualiser mon commentaire. Je suis un omnivore, j’ai vu tous les reportages diffusés habituellement par les végéta[r|l]iens, sur le poulet, le bœuf, etc. ; ancien cavalier ; une partie de la famille travaillant dans le domaine de la boucherie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter des entrepôts de viande, un abattoir, et en gros chaque maillon de la chaîne de transformation de la viande ; j’ai passé tous mes étés de gamin à la campagne en compagnie de vaches, veaux, lapins, etc. Voilà pour le contexte.

    Le fait qu’un omnivore ne soit pas « concerné » par l’animal qu’il a dans son assiette n’est pas seulement un manque de conscience de sa provenance. Le rapport n’est pas celui d’un chasseur envers sa proie, mais plus proche d’un charognard (on reste dans le domaine du carnassier, mais le rapport n’est pas le même). Il est d’ailleurs marrant de constater que la plupart des humains sont en général plus dégoûtés par les animaux charognards que par les animaux chasseurs.

    Un fait sociétal qui me paraît intéressant est aussi la « montée » du végétarisme en France, en occident et dans le monde, pas uniquement issu d’un effet de mode. La question du rapport à l’animal est un vrai sujet chez nos voisins anglo-saxons par exemple, ça tarde à arriver en France. C’est une évolution normale de la société qui intervient, comme vous le soulignez un peu dans l’article, après la question du rapport de l’homme blanc dominant aux Noirs, aux homosexuel⋅le⋅s, aux femmes.

    La réelle difficulté réside en fait dans l’impossibilité actuelle de communication entre l’humain et les autres animaux. Cette impossibilité de communication est un vrai frein, étant donné que ceux qui parlent « au nom des animaux » n’ont pu recevoir aucun mandat légitime de leur part et ne sont donc pas légitimes à porter leur voix dans l’espace public. C’est une vraie question, car ce serait un précédent historique ; jamais dans l’Histoire de l’Humanité les avancées sociales ont été acquises par procureur : c’est par le combat des esclaves pour leurs droits (quand bien même ces droits ont été in fine votés par le dominant) qu’ils ont été libérés, par le combat des homosexuel⋅le⋅s pour leurs droits, par le combat des femmes pour leurs droits, etc.

    Où sont les animaux non-humains qui se battent pour des droits ? Quels sont d’ailleurs les animaux ayant conscience d’un quelconque « droit » si ce n’est celui d’ordre naturel, et encore ? Cette dernière question en appelle cependant une autre, d’ordre philosophique.

    L’humain doit sa survie au fait qu’il s’affranchit, à plus ou moins grande échelle, de la nature. Sa survie provient de sa capacité à transformer la nature et à s’extirper de « l’ordre naturel ». Toute invocation de la « Nature » comme état essentiel de l’être humain, quel qu’en soit le sujet, est donc une invocation contre l’essence même de l’être humain.

    C’est donc très intéressant dans cette question du rapport à l’animal, mais aussi un élément potentiellement dangereux. En effet, on sait que la tendance de l’humain à transformer la nature, à créer son propre environnement donc, est la principale source d’un déséquilibre qu’il n’est peut-être pas capable de gérer. En ce sens, est-il donc profitable à l’humain de s’affranchir encore un peu plus de « l’état de nature » (i.e. devenir végéta[r|l]ien) ?

    Un autre point intéressant dans ce rapport à l’animal qu’ont les végéta[r|l]iens est la notion de souffrance. Si le rapport entre les humains est principalement basé sur le concept de consentement (discussion, travail, sexualité, etc.), ce principe est intransposable aux rapports avec l’animal. La notion de souffrance, en revanche, est quantifiable et, à défaut d’une communication efficace entre humains et autres animaux, permet éventuellement d’établir une base de rapport.

    Enfin, la notion d’esclavagisme souvent cité est assez flou concernant les animaux non-humains. Les rapports naturels de quasiment tous les animaux ne sont pas basés sur un principe démocratique et égalitariste. L’esclavagisme est très souvent entendu comme l’absence d’égalité, rapport fort de domination, etc. Un chef de meute est-il un esclavagiste ? Doit-on apprendre (de force ?) aux meutes de loups un fonctionnement démocratique ? Questions un peu hors sujet, j’en conviens, mais qui me semblent intéressante tant elles font écho à l’impérialisme systémique dans lequel chacun d’entre nous est né. Alors, évidemment, se pose la question de la légitimité de l’humain à s’octroyer le statut de chef (de troupeau).

    Ce commentaire commence à être très long, je vais donc en finir ici, mais les questions soulevées par l’adoption du végétarisme comme mode principal de vie pour les êtres humains soulève énormément de question qui dépassent le simple « tu manges un cadavre ». Il s’agit là de déterminer un cadre de rapport entre l’humain et les autres animaux, afin non seulement de les protéger de l’humain, mais aussi de nous protéger de nous-même, car le rapport qu’on entretient avec les autres espèces nous définit en tant qu’espèce (inception powa !).

    De manière amusante, le fait de rester dans un mode de consommation « omnivore » soulève tout autant de questions (dont le végéta[r|l]isme n’est pas forcément la réponse) et occasionnera tout autant un bouleversement de notre société. Mais personne ne semble vouloir se les poser.

    Quant à ma petite gueule, pour ceux que ça intéresserait, je suis un omnivore qui a été construit ainsi, conscient que la viande qui est dans mon assiette est un animal mort, tué, dépecé, etc. et que mon habitude alimentaire est un enseignement et pas forcément quelque chose d’inné. Et que tout ça (changement ou non) pose des questions profondes dont je n’ai aucune réponse satisfaisante pour le moment. Donc j’ai choisi de continuer.

    (tout au long du commentaire, j’ai un peu mêlé végétarisme et végétalisme, qui sont, j’en suis conscient, deux choses différentes. C’est uniquement par simplicité et raccourci rapide dont je vous prie de bien vouloir m’excuser des approximations que cela engendre, bien qu’elles ne nuisent pas, à mon sens, à la compréhension générale de mon propos)

    • Bon, je vais tenter de répondre à ce qui m’a sauté aux yeux.

      « C’est donc très intéressant dans cette question du rapport à l’animal, mais aussi un élément potentiellement dangereux. En effet, on sait que la tendance de l’humain à transformer la nature, à créer son propre environnement donc, est la principale source d’un déséquilibre qu’il n’est peut-être pas capable de gérer. En ce sens, est-il donc profitable à l’humain de s’affranchir encore un peu plus de « l’état de nature » (i.e. devenir végéta[r|l]ien) ?« 

      Tu as oublié une question essentielle : sommes-nous réellement omnivores ? Le Rapport Campbell (étude de vingt ans) a établi des liens entre les maladies actuelles (obésité, AVC, certains cancers, diabète, arthrose, etc) et la consommation de produits animaux. N’importe quel animal peut manger de la viande, seulement ceux qui ne sont pas fait pour ça tomberont malades. Comme ces vaches à qui on faisait manger des farines animales il n’y a pas si longtemps et qui ont contracté la « Vache Folle ». Or, nous mangeons de la viande et nous tombons malades. Sommes nous réellement omnivores ? Certains scientifiques disent qu’il est plus probable que nous soyons frugivores. En effet, notre dentition, notre système digestif, nos ongles se rapprochent plus de ceux des herbivores que des carnivores/omnivores.

      Alors, si ça se trouve, c’est le fait de manger de la viande qui nous a dangereusement éloigné de la nature et qui fait qu’aujourd’hui, on en subit les conséquences.

      Un autre point intéressant dans ce rapport à l’animal qu’ont les végéta[r|l]iens est la notion de souffrance. Si le rapport entre les humains est principalement basé sur le concept de consentement (discussion, travail, sexualité, etc.), ce principe est intransposable aux rapports avec l’animal. La notion de souffrance, en revanche, est quantifiable et, à défaut d’une communication efficace entre humains et autres animaux, permet éventuellement d’établir une base de rapport.

      Pas besoin de mots pour comprendre les envies ou non d’un animal. Quand je caresse mon chat et qu’il me donne un coup de patte, je comprends qu’il a envie que j’arrête. On peut très bien se faire comprendre sans paroles. Et les animaux maltraités montrent très bien qu’ils tentent de fuir la souffrance et qu’ils préfèrent vivre en liberté qu’enfermés. Les seules différences qu’on a avec les animaux, c’est que eux ne s’encombrent pas de morale, d’égo, de fierté et d’honneur. Ils vivent, c’est tout. Et quand on les empêche de vivre, ils tentent de fuir ce qui les oppresse. Pas besoin d’apprendre à parler leur langage pour comprendre l’élémentaire. Il suffit d’observer.

      Enfin, la notion d’esclavagisme souvent cité est assez flou concernant les animaux non-humains. Les rapports naturels de quasiment tous les animaux ne sont pas basés sur un principe démocratique et égalitariste. L’esclavagisme est très souvent entendu comme l’absence d’égalité, rapport fort de domination, etc. Un chef de meute est-il un esclavagiste ? Doit-on apprendre (de force ?) aux meutes de loups un fonctionnement démocratique ? Questions un peu hors sujet, j’en conviens, mais qui me semblent intéressante tant elles font écho à l’impérialisme systémique dans lequel chacun d’entre nous est né. Alors, évidemment, se pose la question de la légitimité de l’humain à s’octroyer le statut de chef (de troupeau).

      Pareil, la notion d’esclavagisme n’est pas du tout floue, elle est simplissime : toutes les espèces qu’on a asservies vivaient très bien sans nous. De quel droit les avons nous asservies pour NOTRE confort ? Des espèces qui fonctionnent différemment de nous, c’est normal, et leur système politique les regardent. A elles de suivre leur propre évolution. On a pas à interférer.

      Bref, tu t’enfonces dans la métaphysique pour fuir les réponses simples. Philosopher, c’est bien, mais si ça fait perdre pied avec la réalité, c’est une impasse.

      • Nulle métaphysique dans mes propos. Et je trouve justement que le débat public, de manière générale, et la science manquent cruellement de conscience philosophique. Il n’y a pas de déconnexion avec la réalité mais une réflexion sur la portée.

        Je ne connaissais pas le rapport Campbell, que tu as cité plus haut, il faut donc que je le lise et que je décèle les éventuels biais avant de pouvoir en parler (la durée de l’étude n’est pas le seul facteur de fiabilité, il y a aussi la répartition géographique des populations suivies, le nombre de personnes dans chaque groupe, la qualité de référence du/des groupes témoins, etc.). Ce qui m’étonne cependant dans ton propos sur la dentition, c’est d’un humain est très proche de celle d’un carnassier (canines dominantes) et très éloigné d’un herbivore (absence de canines chez beaucoup). La dentition d’un humain est caractéristique d’un omnivore comme le chimpanzé. J’avais lu je ne sais plus où (désolé, ça fait pas très sérieux du coup) qu’un omnivore PEUT manger de la viande mais que ce n’est pas son régime principal. Une race d’ours est principalement frugivore et insectivore mais est tout à fait capable de manger de la viande lorsque sont alimentation principale vient à manquer, tout comme le chimpanzé d’ailleurs. Ne serait-ce donc pas là aussi le cas pour l’être humain, ce qui fait que ce serait la surconsommation de viande qui entrainerait l’état « malade » relevé apparemment dans le rapport Campbell ?

        Pour la communication, j’ai bien parlé de « communication efficace ». On peut en effet prétendre déduire d’un comportement la volonté d’un animal, mais lorsqu’on voit les postures « contre-intuitives » à adopter en cas de danger face à un animal sauvage, on peut raisonnablement supposer que notre compréhension face à un comportement animal n’est pas des plus efficaces et n’est donc pas une base saine pour porter leur voix. Je suis cependant entièrement d’accord sur le fait que la fuite est une fuite.

        Pour l’esclavagisme que tu cites, il provient de la tendance de l’humain à transformer la nature en fonction de ses besoins. Le rapport aux animaux de compagnie est aussi complexe, même si hors sujet du cas dont on parle. Si on interdit « l’esclavagisme » en supposant facilement que « toute espèce asservie par l’humain » est désignée comme esclave (même hérité de plusieurs milliers d’années hein du coup, comme pour l’esclavagisme d’humains) faudra-t-il donc rendre leur liberté à nos animaux de compagnie ?

        Ce sont de vraies questions, avec un réel impact. Vouloir fuir la portée philosophique de ce qui est proposé, à défaut d’être une impasse, est une route menant à une falaise, non ?

      • Sinon, je ne « fuis » pas les réponses simples, je m’en méfie simplement comme de la peste. Sous des atours simplistes se cachent très souvent des notions beaucoup moins simples et très peu recommandables. Les exemples ne manquent pas : « il est simple de résoudre le problème de l’emploi, il n’y a qu’à virer les étrangers », « il est simple d’avoir plus de salaire, il suffit que les cotisations patronales aillent plutôt sur le salaire de l’employé plutôt qu’à l’État », « c’est simple à résoudre, c’est 3 lignes de code maximum », etc.

        Comme le disait Lyautay, « ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est difficile qui est le chemin ». 99,9% true.

  28. L’auteur de l’article a bien perçu le phénomène de culpabilité qui existe pour les mangeurs de viande qui ont un cerveau avec la zone de l’empathie très active (variable selon les individus) et qui est combattue en tentant de dissocier le concept de viande du concept d’animal sacrifié.

    Un exemple éloquent:

    http://www.youtube.com/watch?v=n26Ifo1d6CY

  29. Ping : nawande | Pearltrees

  30. Merci pour ce texte, maintenant les gens qui ne veulent pas se réveiller n’y arriveront pas, l’éthique animale ne se discute pas.

  31. Merci pour cet article qui m’a dérangée dans mes certitudes bien ancrées d’omnivore. Je voudrais te répondre avec des arguments si possible logiques et bien étayés, et non t’envoyer un message haineux et méprisant (trop facile) car non, je ne suis pas du tout d’accord avec toi.

    Petite anecdote, pour commencer. Ma mère me disait souvent : « De toute façon, on ne mange que des cadavres d’animaux et des végétaux en décomposition. » Choquant, cynique, mais vrai. Donc je dois dire que ton article ne m’a pas spécialement choquée sur ce plan-là, ni surprise.

    Si je comprends bien (je vais d’abord résumer un peu grossièrement), tu dis que manger cadavres d’animaux et végétaux en décomposition (être omnivore) c’est le Mâââl, alors que manger des végétaux en décomposition, de pauvres herbes innocentes qui ne t’ont rien fait, qui sont elles aussi des êtres vivants qui souffrent, (être végétarien) c’est tout-à-fait-bien et vertueux. Tu le vois, le « fail » logique qui se profile dans ta défense du végétarianisme, non ? Selon ta logique, on devrait respecter tout être vivant, alors qu’est-ce qui te donne le droit de tuer et manger de pauvres végétaux innocents ? D’engraisser cette horrible industrie capitaliste de l’agro-alimentaire qui bourre les végétaux de pesticides et autres joyeusetés ? Front de Libération de la Betterave, unite ! Dame Moustache est une grosse Céréales Killer ! Bref, manger uniquement du végétal n’est guère mieux, vu sous cet angle, qu’être omnivore. On est tout autant violent à l’égard d’autrui tout en alimentant à son insu un lobby industriel peu ragoûtant.

    Quelques mots sur moi et d’où je viens. Je cle reconnais, j’ai quelques privilèges de caste : je suis un être humain anthropocentriste, née Blanche, hétéro par choix, et j’ai de quoi manger tous les jours et un toit (mais pas beaucoup plus, je me considère comme précaire).

    Mais comme je suis aussi opprimée et sujette à la violence de plus privilégiés que moi en tant que femme, handicapée, précaire, etc… j’ai développé une certaine empathie à l’égard de tout ceux qui de près ou de loin souffrent de violence de la part des castes privilégiées.

    Et donc ce que je voudrais te dire, sister, c’est que tu te trompes lourdement de combat. Attention ! Tu as le droit, dans ta vie privée, de manger ce que tu veux, d’être végé si ça te dit, mais dire sur la place publique qu’est internet que c’est mieux ou plus éthique qu’être omni, laisse-moi rire. Tu as consacré du temps et de l’énergie à l’écrire, cet article, pensant visiblement bien faire et défendre une noble cause. Sauf que non. Voici pourquoi.

    Premièrement, je ne t’apprends rien si je te dit qu’on vit dans un monde pourri. Il me semble autrement plus urgent de lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde, les guerres, les violences de toute sorte faites aux plus faibles (femmes, enfants, étrangers…), etc… Ce sont des combats que tu pourrais dire anthropocentrés, pour moi c’est juste de l’humanisme. J’essaie de défendre le bon sens et une position modérée. Consacrer du temps et de l’énergie à défendre les zentils-animaux-qu’ils-sont-mignons me semble erroné et même indécent, vu l’état du monde. L’argument de la sensiblerie (les animaux sont trop chou, faut pas les massacrer, gros vilains anthropocentrés que vous êtes) m’énerve beaucoup. C’est faire appel à de l’émotionnel, et non à un argument logique et solide.

    D’autant que tous les animaux ne sont pas tous hyper « kawai », hein. Si il faut défendre les animaux, alors il faut les défendre tous, n’est-ce pas, sans hiérarchie (soyons logiques) ? Que fais-tu alors des animaux nuisibles ? Eux aussi sont des êtres vivants dignes de respect ! Si tu ne défends pas le droit du moustique à te filer la malaria, ou au rat de te filer ses scrofules ( sans oublier bacilles et bactéries), et bien je trouve que c’est inadmissible, voilà ! Si tu sors ta bombe d’insecticide quand tu vois une araignée, bah désolée, mais tu es toi aussi anthropocentriste ! Etre végé n’y changeras rien.

    Anecdote : personnellement, je suis fascinée par les insectes et je ne les écraserai volontairement pour rien au monde, sauf si bien sûr, ma vie était en danger. En tant que végé, es-tu sûre de n’avoir jamais écrasé une inoffensive araignée ? Si oui, je dois dire que tu es incroyablement cruelle. C »est mon petit côté bouddhiste.

    Deuxièmement, il ne faudrait pas confondre ce que j’appellerai le « fascisme de Mère Nature » avec « le bon sens écologique ». Si on creuse un peu, de nombreuses thèses de défense de la sacro-sainte « Nature » ont des relents nauséabonds de fascisme. Mais on vit dans une telle dictature de la pensée « écolo » qu’on ne réfléchit plus par soi-même. Je pense qu’il y a du bon et du beaucoup moins bon à prendre dans l’écologie. Se rappeller que, exemple extrême, Hitler était végétarien. Avec le succès que l’on sait. Constater, par ailleurs, qu’un retour à la soi-disant « Nature » est utilisé comme argument pour faire dramatiquement reculer la santé des femmes. (cf http://www.charliehebdo.fr/news/-entretien-odile-buisson-sante-femmes-annees-cinquante-808.html ) Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Pourtant, en suivant le chemin tracé par le bon sens, je trouve intéressantes et tout à fait valables les thèses écologistes et anti-capitalistes qui dénoncent les industriels en général, leurs lobbies et leur pratiques indignes, comme l’abattage industriel des animaux dans des conditions intolérables, l’usage massif de pesticides et autres substances nocives dans les végétaux, l’introduction de produits toxiques dans « une vaste liste de produits de consommation courante (jouets pour enfants, emballages alimentaires, produits d’entretien, meubles, peintures, cosmétiques, etc…) » cf UFC-Que Choisir http://www.quechoisir.org/sante-bien-etre/hygiene-beaute/communique-perturbateurs-endocriniens-dans-les-produits-d-hygiene-et-de-beaute-alerte-dans-la-salle-de-bain Je défends les abeilles par exemple, non pas par sensiblerie, mais par anthropocentrisme égoiste, à savoir que l’on sait que sans les abeilles (et autres insectes pollinisateurs), plus d’humanité ! Par contre les bébés phoques de Brigitte Bardot la FN, bah non, j’ai plus urgent à défendre, comme les droits des femmes, voilà.

    Je ne pense pas que sur le plan pratique, il faille arrêter totalement de manger de la viande, je suis pour une position modérée qui consiste à ne pas manger de viande trop souvent (notamment parce que c’est mauvais pour la santé), et à consommer viande (et autres aliments) venant de petits producteurs locaux pratiquant un abattage le moins horrible possible. J’ai beaucoup d’admiration pour le travail théorique et pratique de Temple Grandin, par exemple. http://en.wikipedia.org/wiki/Temple_Grandin

    Signé : ton anthropocentriste préférée.

    BM

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    • J’ai choisi de publier ce commentaire pour plusieurs raisons. Primo : montrer qu’on peut changer d’avis SEUL sur le sujet (cf ton commentaire suivant), et deuxio parce que je vais répondre à certaines de ces affirmations. J’inspire profondément et je m’y mets.

      C’est méchant de manger de végétaux.

      Bon alors, déjà, il faut noter un petit point important : contrairement aux animaux, les végétaux n’ont pas de système nerveux. On peut penser qu’ils ont une forme de sensibilité, certaines études publiées sur le sujet ont soulevé ce genre d’interrogation, mais on n’est encore sûr de rien. En revanche, on est sûr à 100% qu’on fait souffrir les animaux qu’on élève. Ceci étant dit, partons malgré tout du principe que les végétaux souffrent aussi. Je te donne trois raisons de devenir végétarien malgré tout :

      1) Si l’être humain peut se passer de viande, de poisson, de lait et d’œufs, il ne peut pas se passer de végétaux. Le régime Dukan (qui est un régime pour maigrir à base de viande uniquement) à montré à quel point il était désastreux sur les pauvres victimes qui l’ont tenté.

      « Car au rayon des effets secondaires indésirables, on trouve : la mauvaise haleine, la langue chargée, les migraines dues à l’excès de protéines… Tout ceci entraîne fatigue ou crampes. « Au quatrième jour, j’ai été réveillé par d’atroces douleurs : mon mollet me faisait l’effet de bouger à l’intérieur de lui-même ! » se souvient Bruce, 34 ans, 1,90 m pour 95 kilos et « quatre kilos perdus en un mois de Dukan ». Pour lui, c’est « le régime le plus difficile qui soit ». » (cf : http://www.ecotidien.fr/2010/08/regime-dukan-tout-ce-quon-vous-cache/comment-page-39/ l’article dit aussi des bêtises, mais ce passage illustre assez bien ce que je disais).

      2) En devenant végétarien… Tu consommes beaucoup moins de végétaux ! En effet, la viande que tu manges, elle vient d’animaux. Et ces animaux, il a fallu les nourrir. Le plus souvent, d’ailleurs, avec du soja OGM issus de champs qui ont été créé à la place de forêts (déforestation !), et puis avec plein d’antibiotiques pour faire bonne mesure. Donc au final, en devenant végétarien, tu consommes beaucoup moins de végétaux, et tu encourages beaucoup moins les lobbys d’agricultures (et pharmaceutiques ! :D) qui plantent au mépris des forêts et qui mettent des OGM partout.

      3) Devenir végétarien te fait économiser pas mal d’argent (la viande, ça coûte cher), du coup, avec cet argent tu peux acheter des légumes de meilleure qualité : locaux et bio. Ce qui fait que tu respectes d’autant plus la nature, et donc les végétaux.

      Tu te trompes de combat / ya plus important.

      C’est marrant, venant d’une féministe qui a déjà du entendre cet argument mille fois, je trouve assez ironique que tu me le resserves. Mais passons, je vais tenter d’y répondre.

      Être végé ne m’empêche pas d’agir pour les êtres humains. Je le fais aussi (et ce blog en témoigne). Dans ma vie de tous les jours, je lutte pour le féminisme, l’anti-racisme, l’anti-homophobie, le revenu de base, etc, etc. Mais en tant qu’anti-spéciste je ne considère pas que la lutte pour le droit des animaux est moins importante et j’y accorde autant d’attention. C’est un choix dont je suis fière, et je ne tolère nul reproche : je suis aussi humaniste et j’agis AUSSI dans ce sens. Et même si ce n’était pas le cas, je n’ai nulle leçon à recevoir. Mes choix ne regardent que moi. Sur ce blog, j’informe, et j’en suis fort satisfaite. Les gens prennent ce qu’il y a à prendre, fin de l’histoire.

      En outre, je pense sincèrement que croire qu’on peut dissocier la lutte pour les droits humains et la lutte pour les droits animaux est une grave méprise. Tant qu’on apprendra pas le respect inconditionnel de toute vie, tant qu’on se permettra de faire des hiérarchies du vivant (même le plus « bas » : les animaux) des gens considéreront qu’il est normal de faire ces hiérarchies et donc, de traiter mal aussi des humains. J’ajoute que le régime végétarien s’inscrit aussi dans une logique écologique qui sera bénéfique à l’homme. Sans compter l’aspect sanitaire : en enjoignant mes contemporains à devenir végétarien, je les invite à prendre soin d’eux, même s’ils pensent le contraire. Car être végétarien c’est moins s’exposer aux maladie (depuis que je suis végé, je ne suis plus tombée malade, étrangement). Bref, la lutte pour les droits animaux est bénéfique à l’humain, je ne vois donc pas pourquoi j’arrêterai, même si j’étais d’accord avec toi sur le principe de « l’humain d’abord ».

      Et les insectes ? Tu tues des araignées !

      Cette partie du commentaire s’inscrit dans une logique typiquement carniste : le mythe de la pureté. Si tu es végétarien, tu dois l’être JUSQU’AU BOUT, sinon, ben t’es pas légitime. A tel point que beaucoup beaucoup d’omni vont chercher la faille de ton végétarisme toujours plus loin. Alors on va mettre fin au mythe : être 100% végé, ne jamais tuer ou faire souffri AUCUN animal c’est pas possible. Ceci étant dit, prenons l’exemple de l’omni qui cherche la faille : « Oui mais IMAGINE t’es sur une île déserte, et t’as QUE la chèvre à manger. Tu vas pas te laisser mourir de faim ! » Ben… Non. Je mangerai la chèvre, bien sûr. M’enfin, d’ici à ce que je me retrouve sur une île déserte, je pourrai toujours être végé. Ouf !

      De la même manière, si un animal menace ma vie, j’hésiterai pas à le tuer, que ce soit un insecte ou pas, hein. Et même un humain en fait. Je suis pas assez gentille pour me sacrifier au nom du végétarisme. Mais il se trouve que là, tout de suite, rien ne menace ma vie et je peux être végé. Donc je le suis. Youpi ya, la vie est belle. 😀

      Mais revenons en aux insectes et nuisibles. Généralement, non, je les écrase pas. Du moins pas intentionnellement. Les araignées, je le fous dehors (et encore ça dépend lesquelles, yen a qui mangent les moustiques, alors je les garde ♥) parce que mon cher et tendre est arachnophobe. Les moustiques, de toute façon, je suis trop gauche pour réussir à les écraser, et en général, je fais appel aux techniques de grand-mère qui marchent plutôt bien pour les éloigner (citronnelles et autre merveilles). Finalement, les nuisibles auxquels je fais la chasse, ce sont ceux qui me dérangent réellement : cafards (j’en suis phobique), poux/puces/tiques et… C’est tout. Du coup, je mets en place des techniques pour les éloigner, et généralement ça marche bien et ça fait que j’ai pas à les tuer. Chacun vit dans son coin, youpi ya. Concernant les bactéries, comme dit plus haut, depuis que je suis végé je ne suis plus malade. Donc problème réglé. En admettant que je le sois malgré tout : si c’est pas trop sévère, je ne prends pas de médicaments : mon corps se débrouille très bien tout seul si je me repose et que je me nourris de bonnes soupes brûlantes, de riz et de grogues. Si c’est réellement sévère (vie en danger), je me soigne avec les médocs qu’on me prescrit. Toujours pour la même raison : si ma vie est en danger, je me défends, peu importe contre quel animal, humain, tigre, chien, moustique ou microbe.

      Tu défends que les animaux mignons.

      Oulah, non. Le délire du je défends les animaux mignon, c’est plus un truc d’omni que de végé. Je veux dire, perso je me suis pas spécialement insurgée quand on a découvert que Findus avait remplacé du bœuf par du cheval. Par contre des omnivores qui ont chouiné parce que « ouiiin, j’ai mangé du cheval, c’est un animal si beau, si noble, j’aurais préféré manger du bœuf, c’est moche un bœuf donc ça va », yen a eu à la pèle. De la même manière, je suis pas plus choquée quand je vois quelqu’un manger un chat que du poulet. Mais je connais pas mal d’omni qui disent « ah non manger un chat, c’est dégueulasse ! » Nombreux sont les omnis qui s’insurgent contre les braconniers qui tuent des bébé phoques puis qui vont déguster leur steak. Bref, dans le genre pas logique, je trouve que les omni se posent là.

      Perso, je me sens plutôt en paix avec moi-même à ce sujet : je fous la paix à un maximum d’animaux, que je les trouve mignons ou non (à dire vrai, je trouve pas une huître particulièrement choupinette et ça empêche pas que j’en mange pas). Le délire de sensiblerie à deux rond, en bref, c’est un truc d’omnivore. Moi je défends pas les animaux parce que je les trouve mignons. Je les défends parce que je me considère pas comme étant supérieure à eux. Je les vois comme mes égaux, et donc, je refuse qu’ils me servent de quelque manière que ce soit : je tends donc à devenir végane.

      Voilà, voilà.

  32. Excellente réflexion. Les arguments proposés, principalement la distanciation entre la viande et l’animal milite fortement en faveur de la chasse pour tous ou, à tout le moins, des journées rituelles où chacun doit aller tuer ou assister au sacrifice d’un animal. Certaines cultures l’ont compris, d’autres l’ont oublié.

    Naturellement, si on choisis la chasse, l’animal a une chance de s’en sortir et nous honorerons son sacrifice avec le plus grand respect. Dans le cas de l’abattage rituel, je préfère que ce soit fait humainement et que la bête soit endormie avant d’être égorgée ou décapitée. D’ailleurs j’évite le plus possible les viandes égorgées sans avoir avoir été préalablement endormies, le porc est donc un aliment de choix.

    Être végéta[l|r]ien est un choix considérent que l’humain a évolué en omnivore. Lorsqu’un tigre attaque et mange un humain, personne ne met en question la moralité du tigre. Tous acceptent sa nature carnivore. Il en va de même pour l’omnivore en chef, l’ours. Être omnivore, pour moi, est un respect de ma nature et un choix hautement moral.

    Vive la chasse 🙂

    • Aaaah, ce mythe de la possibilité de tuer des animaux « gentiment ». Si je te tue de manière rituelle, j’espère que tu apprécieras. On se fait ça quand ?

      Quant à la comparaison hasardeuse à l’ours et au tigre : l’ours et le tigre sont fait pour manger de la chaire animale et s’ils ne le font pas ils en meurent (si si). La loi de la nature est là. Curieusement, un être humain qui ne mange pas de chaire animale n’en meure pas et reste en bonne santé (j’en suis la preuve vivante et j’en ai encore trouvé une aujourd’hui. un athlète, qui plus est : http://www.vegactu.com/sport/athlete-pompier-vegane-gerante-de-refuge-628/). Donc on a pas besoin de manger des animaux. Ton argumentation est donc complètement caduque.

  33. Bonjour Myroie,

    Je suis (pour l’instant encore) omnivore, par paresse et par plaisir, je le reconnais tout à fait, et je dois dire, que comme bon nombre d’omnis, j’ai tout d’abord réagi assez mal à ton article (cf mon commentaire précédent, que tu peux choisir de publier ou pas).

    Alors pardon pour mes arguments mal placés (genre « Hitler était végétarien », j’ignorais sincèrement que c’était un mythe mais je me suis renseignée depuis). J’ai non seulement lu très attentivement ton article, mais aussi certains commentaires, la page « modération » puis une partie du blog d’Insolente Veggie, qui a achevé de me convaincre. http://insolente0veggie.over-blog.com/

    Donc voilà, tu as réussi à convaincre au moins une personne de changer. Bravo et merci !

    Certains (très peu en fait) des arguments de mon précédent commentaire restent cependant valables, j’y reviendrais peut-être.

    Etant depuis longtemps de conviction écologiste, étant au courant des nombreux effets désastreux des industries de production de viande, je ne peux tout simplement plus fermer les yeux.

    Une question me turlupine : si tu es au courant de tout ça, pourquoi est-ce que tu ne vas pas jusqu’au bout et devient vegan, ce qui serait l’aboutissment logique de ta démarche ? Parce que c’est difficile ? Je le concçois bien.

    Arrêter complètement la viande risque d’être difficile pour moi. Car comme tu le dis, c’est une habitude bien ancrée socio-culturellement. Mais au moins, je sais que j’ai déjà énormément réduit ma consommation, que je n’achète pas du poulet lyophilisé en grande surface mais uniquement à de petits producteurs locaux que je connais et que pour les oeufs, je me fournis uniquement chez ma mère qui élève quelques poules en plein air. Je ne suis pas parfaite, mais j’essaie de changer.

    -Beautymist

    http://teatatteredpages.canalblog.com/

    PS: dans la page modération, à la section « Prenez garde au « tic de débat » » – tu pourrais sans doute ajouter le terme méprisant d' »intellectuel » à ta liste. Contrairement à ce qu’affirme wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Intellectuel) le côté péjoratif du terme « intellectuel », inventé par des anti-Dreyfusards virulents, ne s’est pas tant estompé que ça au fil du temps.

    • Ravie d’avoir pu t’aider. Je suis contente que tu aies changé d’avis (aussi rapidement). Tu es bien la première personne à qui j’ai à faire qui décide après avoir lu un de mes articles de se renseigner par elle-même. Généralement, j’ai le droit à des commentaires de gens qui veulent juste me servir ce qu’ils croient être l’argument qui tue, et passent à autre chose sans chercher à approfondir ce que j’ai pu dire sur ce blog. Ou alors, selon eux, je dois leur servir des articles, des analyses toutes cuites dans le bec. Comme si j’avais que ça à faire et que ça leur était dû. Alors que, comme tu viens de le montrer, se renseigner par soi-même n’es pas du tout difficile. Donc voilà, merci et bravo, c’est pas tous les jours que j’ai affaire à des personnes qui font preuve d’honnêteté intellectuelle et ça fait du bien.

      Sinon, pourquoi je ne deviens pas végane ?

      Plusieurs raisons à ça (qui sont -je fais tout pour- temporaires). Il faut savoir qu’en réalité, je suis assez proche du régime végane. Voilà maintenant six mois que je n’achète plus de lait de vache, de beurre, de yaourt, etc. Je n’achète plus depuis longtemps de produits testés sur les animaux, ni de vêtements ayant exploité des animaux de quelque manière que ce soit, etc, etc (même si j’ai choisi de porter encore les vêtement non véganes de l’époque ou je ne l’étais pas, pour des raisons écologiques : je hais le gaspillage).

      Ce que j’achète encore en produit non-végane : fromage, miel et (assez rarement) œufs.

      Le fromage parce que je suis faible et que j’adore ça. Mais je réduis de plus en plus et j’espère parvenir à arrêter (de toute façon, quand je vois le désastre que ça provoque sur mon estomac, je me dis que j’ai tout à y gagner). Le miel parce que je sais que celui que j’achète est issu d’apiculteurs respectueux de leurs ruches et que les abeilles ne sont pas mal-traitées. Il se trouve que je préfère utiliser du miel que du sucre parce que c’est meilleur pour la santé et beaucoup moins désastreux écologiquement parlant. Les œufs parce que je n’ai pas encore appris à faire certains gâteaux / plats, sans eux et que les fois où je m’y suis essayée, c’était une catastrophe. Du coup, j’apprends avec une amie végane. Malheureusement, contrairement à toi, je n’ai pas toujours accès à des œufs dont je SAIS qu’ils viennent de poules bien traitées (même quand c’est bio, on est jamais sûrs :/). Alors je culpabilise souvent, ce qui fait que j’évite les plats qui nécessitent des œufs de plus en plus souvent.

      La deuxième raison, c’est un profond désaccord avec ma famille, qui fait qu’ils se refusent à essayer de faire des plats véganes. En fait, c’est tout juste s’ils savent cuisiner végétarien, alors cuisiner végane… Du coup quand je vais chez eux, je ne mange pas de viande, de poisson ou de crustacés, mais j’accepte de manger des plats comprenant œufs ou produits laitiers. Mais si j’ai le choix, je prends le plat végane. J’ai beaucoup réfléchi à ce problème avec ma famille, et j’en suis venue à la conclusion que je n’avais pas la force de sacrifier mon bonheur familial pour le plaisir d’être 100% végane. Mon but donc, c’est d’arrêter d’acheter du fromage et des œufs, mais ça n’ira pas plus loin, je pense. Je ne pourrai donc pas me considérer comme une végane à part entière, sauf changement d’opinion de ma famille. L’avenir me le diras. ^^

      A dire vrai, ça fait pas longtemps que je suis végétarienne. Depuis Septembre dernier en fait. Avant ça, j’étais flexitarienne. Comme toi, j’ai toujours été écolo. Du coup, ne plus manger de la viande a commencé à s’imposer naturellement (même si au début c’était pas facile facile : j’ai toujours été une sacrée viandarde jusqu’à ma prise de conscience). Mais le changement d’habitude demande un peu de temps d’adaptation, il faut aussi savoir s’écouter, ne pas culpabiliser quand on craque (parce que ça arrive, et C’EST PAS GRAVE : ça invalide pas ce qu’on a fait avant, et ce qu’on fera après) etc. A côté de ça, j’essaye aussi de ne pas consommer d’huile de palme, de gluten (ouh alors ne pas consommer de gluten c’est SUPER DUR, yen a PARTOUT et à plus forte raison dans les plats véganes, bouhouhouhou T__T), et plus généralement d’éviter la mal-bouffe et les produits de grande marque comme Nestlé, CocaCola et autres lobby. Du coup… Ben ça laisse plus beaucoup de place à des aliments défouloirs dont on a parfois besoin (pour sécréter de l’endorphine, toussa). Bref.

      Si je peux me permettre quelques petits conseils concernant ton passage au végétarisme : écoute toi. Vraiment. Tu as l’envie de devenir végé, donc tu y arriveras, tôt ou tard. Si tu es déprimée en ce moment par exemple, si tu passes un cap de ta vie qui est dur, remets ta reconversion au végétarisme à plus tard. Ce qui peut aider, c’est de choisir une date symbolique pour passer à l’acte. Moi, par exemple, je suis devenue végétarienne le jour où j’ai eu mon diplôme de fin d’étude. Depuis je m’y tiens bien. Je n’ai craqué que trois fois et j’ai de moins en moins envie de craquer : j’ai découvert des plats végétarien qui me font vraiment plaisir, du coup, quand j’ai un coup de moins bien, je mange ces plats végé et non pas ce qui me faisait plaisir avant et qui était carné. Bref, il faut y aller petit à petit : tu n’as rien à prouver, à personne, sinon à toi-même. Si ça doit te prendre un an de devenir végétarienne, et bien que ça te prenne un an. Un rupture trop brutale avec tes anciennes habitudes risque juste de te dégoûter.

      Voilou. J’espère avoir répondu à à peu près toutes tes questions. Si t’as encore besoin d’aide, hésite pas à venir poser des questions. 🙂

      Et bon courage ! ^^

      • Bonjour à toutes les deux,

        Je suis végétarien depuis l’age de 15 ans et vegan depuis trois ans et moi aussi je pensais qu’arrêter le fromage serait impossible pour moi ( j étais capable de manger uniquement du fromage pendant des jours ). Je me suis lancé un pari, arrêter le fromage pendant un mois. Vu l’évolution positif de ma santé et l’intolérance au lait qui est arrivée tres vite j’ai transformé l’essai et suis devenu complètement vegan.

        Je voulais réagir sur le problème familial du vegan. La technique que j’ai adopté et de toujours amener mon repas quand je suis invité. J’essaye toujours de faire un repas qui attisent les envies des autres pour provoquer le débat. J’ai appris plein de plat a ma mère et j’ai réussi après 18 ans à ce que ma mère devienne vegetariene. J’ai même réussi à avoir un repas vegan préparé par un ami viandard.

        Pour les envies de nourriture defoulatoire , il existe un magasin à Paris qui vend du nutella, du chorizo et plein d’autres produits veganes ( je te le donnerai si tu veux, je ne veux pas faire de la pub intempestif). Mon ex est dietetitien spécialiste des régimes vegetariens vegetaliens. Il a une page facebook ou il répond aux doutes et questions. Par contre, c est en espagnol….

        • Merci pour ton commentaire. 🙂

          L’idée de se faire à manger avant d’aller chez ceux qui invitent, c’est pas mal, mais ça peut être mal pris. Enfin, je sais que les membres de ma famille apprécierait pas du tout (il verraient là une attitude snobe). Concernant le magasin parisien, je suppose que tu fais référence à UnMondeVegan ? 🙂 Je connais et je m’y approvisionne déjà. ^^ C’est grâce à lui que je mange beaucoup moins de fromage d’ailleurs.

          Personnellement, sinon, je ne parle pas espagnol. Mais pour ceux qui le parle et qu’une page fb sur la diététique végane intéresserait, hésite pas à partager. 🙂

      • c’est encore moi…

        merci de tes réponses, ça fait plaisir. « Honnêteté intellectuelle vaincra », c’est ma devise.
        
        En ce qui concerne le côté pratique, pour l’instant, je me contente de réduire énormément ma consommation de viande (si j’en mange, c’est deux fois par semaine grand max). Parce que effectivement, je m’écoute, et que je ne peux pas mener tous les combats de front. Je suppose, d’après ta réponse, que tu as parcouru un peu mon blog, tu sais donc que je traverse une période très, très difficile en ce moment et que passer végé, ça se fera pas tout de suite. Mais ça viendra. ;-)
        
        Ah j’oubliais ! J’ai un grand amour pour les insectes, comme je l’ai dit, mais aussi une relation privilégiée avec les chats. J’ai toujours eu un chat pour m’accompagner dans les moments difficiles de la vie. :-)
        
        -Beautymist
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  34. Ping : témoignages végétariens et végétaliens | Pearltrees

  35. bravo pour l’article, par contre le pseudo débat qui suit est trop long pour moi donc j’ai abandonné en cours de route.

    1: ayant fait des études dans la botanique, je peux dire que les végétaux sont là pour nourrir d’autre espèces, pourquoi les fruits sont t’ils de couleur vives ?sont ils sucrés,….. pour q’un animal les mange et dissémine ses graines dans ses déjections plus loin de la plante mère.

    2 après on viendra me dire  »oui mais les animaux aussi sont là pour nourrir d’autre animaux », faux certains animaux sont là pour manger (réguler) les animaux affaiblit, malades, en surpopulation… se sont les prédateurs, ils évitent ainsi d’affaiblir un groupe avec des individus faibles, ou contagieux….

    3 si vous ne voulez pas être végétarien pour les animaux, faites le pour les humains! pour produire 1Kg de viande il faut environ 8X plus de kg de végétaux (fourrage) pour pour produire se fourrage il faut du terrain, si la planète entière devenait végé, on aurait assez de terre cultivable pour nourrir environ 1,5 fois la population actuelle de la terre, alors qu’en se moment des gens meurt car ils n’ont pas de quoi se nourrir. de plus la grande partie du fourrage importé en Europe est produit au Brézil ou la population souffre de mal nutrition et ou l’on déboise des forêts pour continuer à engraisser le bétail des pays riche!

    4 réchauffement climatique : 1ère cause les gaz émis pour les ruminants !

    5 pour votre santé ! maladies cardio-vasculaires, cancer, ….

    ……

    Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ! (léon Tolstoï)

  36. J’ai vu que quelques commentaires commençaient à être agressifs, je vais répondre plus calmement ^^

    Selon moi vous êtes tout à fait sur le chemin de devenir végétarien ou en tout cas d’en avoir « envie », il ne vous manque que quelques éclaircissements et d’être rassurés sur certains points.

    C’est tout à fait légitime de vouloir vivre l’écologie au mieux, de vouloir manger certains animaux plutôt que d’autres et de vouloir leur bien-être.

    Concernant leur bien-être il y a un point important, certains nous disent que les vaches par exemple ne pourraient plus vivre en liberté tellement elles ont été adaptées au fil des générations, d’accord. Dans ce cas arrêtons de les inséminer artificiellement et de les élever, ainsi les races que l’homme a créées s’éteindront naturellement au bout d’une génération.

    Resteront les races adaptées et un nombre bien moindre d’individus qui pourront vivre « en paix ».

    Vous parlez aussi des végétaux, et là je suis totalement d’accord, si je pouvais éviter de découper des végétaux pour me nourrir je le ferai. Cependant je dois me nourrir, et pour cela j’essaie de faire le moindre mal. Le « moindre mal » est la notion la plus importante. On ne demande à personne d’être parfait, je ne prétends pas être un saint, mais j’essaie de faire le moindre mal tout en reconnaissant que je fais des erreurs et que par exemple je ne devrais pas porter de cuir ni boire de lait ou manger de gâteaux contenant des oeufs et en étant heureux de ne pas être cannibal.

    Je ne blâme personne et je n’ai pas non plus l’impression de sauver la planète. Tout comme lorsque j’évite d’agresser quelqu’un je ne change pas la nature de l’homme et n’enraye pas les conflits mondiaux, les génocides etc.

    Mais à mon petit niveau j’évite à certains de se prendre des baffes, de se faire insulter tout comme j’évite à quelques animaux d’être élevés dans des conditions horribles, puis d’être abattus pour finir dans mon assiette avant d’avoir atteint ne serait-ce qu’un quart de leur espérance de vie.

    Voilà pour les généralités, maintenant pour vous répondre plus spécifiquement :

    -Vous parlez d’humanisme en pensant à l’animal tué dans votre assiette et que vous allez mâcher. Je parlerais plutôt d’empathie. Chacun place le curseur de l’empathie où il l’entend, on peut avoir de l’empathie pour les hommes, certains plus pour ceux de leur race, pour les animaux domestiques, puis les animaux sauvages, viennent ensuite les animaux d’élevage, puis les insectes, les fleurs, les arbres, l’herbe et on termine en général par les cailloux ^^

    Chacun place le curseur où il veut, et à mon sens plus on le place bas plus ce qui se situe au dessus à de chances d’être respecté. Quelqu’un qui évite de tuer une araignée, de rouler sur des fleurs ou d’arracher un arbre se pose plus de questions sur ce qui est bien ou pas, réfléchit plus sur ce qu’il peut faire ou non. Chacun doit d’efforcer de faire progresser ce curseur au plus bas tout au long de sa vie, d’élargir sa notion de respect de ce qui l’entoure.

    -Vous dites « on ne sait ce qui est bien pour eux ». Là vous êtes de mauvaise foi pour appuyer vos propos. Il est évident qu’un lapin qui passe sa vie enfermé dans une cage, les pattes abîmées par le grillage et rendu à moitié aveugle par le manque de lumière ce n’est pas « bien ». Un poulet qui à 2 ou 3 mois est trop gros pour se tenir sur ses pattes ce n’est pas « bien ». Tuer un animal à 1 an alors qu’il pourrait vivre 8 ou 10 ans ce n’est pas « bien ». Mais surtout plutôt que de leur faire du bien il faudrait commencer par ne pas leur faire de mal. Arrêter d’élever des millions de lapins chaque année ça éviterait bien des souffrances, tout comme laisser vivre en paix des vaches sans les faire se reproduire à outrance.

    -Sur la souffrance des animaux et des végétaux (ça ne semble pas très clair pour vous) j’ai déjà répondu avec l’empathie et la moindre mal. Par contre je ne comprends pas votre passage sur le fait de maltraiter un animal qui en sentirait pas la douleur…déjà avant de tomber sur un tel cas il faut se lever tôt mais de plus vous oubliez la souffrance mentale. Je vous invite à vous renseigner sur les derniers travaux sur la conscience des animaux (oiseaux, singes, chiens, lapins etc..) il vous manque certainement cette connaissance pour aller plus loin dans votre démarche.

    -Pour l’équilibre de l’écosystème : L’expérience nous a appris que l’home utilise ce paravent uniquement dans les cas qui lui sont bénéfiques : pouvoir raser plus de forêts sans être emmerdés dans leur champs, pouvoir chasser quand bon leur semble (renseignez-vous sur quels organismes fixent les quotas et font partie des commissions, c’est assez « marrant » !) etc. La nature a depuis longtemps perdu de sons sens, l’homme essaie d’avantage de tuer des chevreuils pour circuler librement sur les autoroutes que de réguler l’écosystème de ses lacs et rivières.

    Enfin utiliser cette notion dans le cadre de l’alimentation est vain puisque « nous » nous nourrissons uniquement d’animaux d’élevages qui peuvent disparaître d’un claquement de doigt au bout d’une génération et ne pas influer sur l’écosystème. Entre parenthèse l’élevage d’animaux pollue énormément, ne plus élever d’animaux est la seule véritable solution.

    -Le cas des inuits : ils font bien comme ils veulent/peuvent, encore une fois personne ne demande au monde entier d’être végétarien. Par contre le monde entier (enfin surtout en France) nous demande de nous justifier alors qu’absolument toutes les études non intéressées (c’est à dire ne provenant pas de l’agro-alimentaire) révèlent que le végétarisme est bon pour l’environnement et pour la santé. Ça me rappelle un célèbre médecin sur France 5 qui lors d’une émission, lorsqu’on lui a mis sous le nez des études sur les bien faits du végétarisme s’est contenté de conclure que c’était compliqué de cuisiner végétarien et que ça bouleversait nos habitudes. C’est comme s’il nous disait de manger des plats préparés et d’aller au mac do car c’est plus compliqué de cuisiner. Ou de na pas faire de sport car ça bouleverserait nos habitudes. Faut comprendre qu’on en est là : des médecins, scientifiques etc qui refusent l’idée du végétarisme car ce n’est pas ancré dans leur culture et surtout les quelques cours de diététiques obsolètes qu’ils ont eu à la fac de médecine leur ont appris qu’il fallait manger de la viande pour trouver des protéines et avoir des muscles…on voit où ça a mené le USA avec une espérance de vie en chute libre.

    Tout ça pour dire que si vous continuez à essayer de vous renseigner sur les conditions d’élevage et sur nos besoins réels en viande vous arriverez à la même conclusion que beaucoup d’entre nous, à vous ensuite de voir ce que vous êtes prêts à faire comme « sacrifices ». Personnellement je suis né végétarien donc rien de plus facile pour moi. Au contraire manger de la viande serait un vrai supplice. Pourtant je suis en excellente santé, ai toujours été parmi les tous meilleurs en sport et en cours bien que j’ai toujours mangé très peu, souvent sauté le petit déjeuner et que je ne fais absolument pas attention à l’équilibre de mes repas (« culturellement » je sais comment me nourrir).

  37. Juste pour clarifier les choses, le fait de ne pas manger des animaux ne veut pas dire qu’ils sont nos égaux, c ‘est juste que j’évite de battre mon chien tout comme j’évite aux poulets de vivre dans des conditions horribles pendant quelques mois. Se préoccuper des conditions d’élevage n’a de sens que dans une démarche d’alimentation carnée. Sans elle aucun animal ne serait élevé (bon faut englober le cuir etc..)

    Ensuite j’ai vu que vous disiez que manger un peu de viande n’était pas néfaste. Je ne suis pas d’accord, c’est juste mieux que de trop en manger, toutes les études sérieuses prouvent que ne pas manger de viande augmente l’espérance de vie. Je parle bien d’études qui comparent aussi l’hygiène de vie globale.

    Bon après manger de la viande n’est pas une tare, faut juste savoir que c’est culturel, inutile et moins bon pour la santé.

    Il y a énormément de raisons de na pas en manger, par éthique, pour la santé, pour l’environnement, par religion, chacun fait ce qu’il veut, personnellement si ça devait me faire perdre 10 ans de vie je serais quand-même végétarien, mais le fait que ce soit bon pour la santé c’est un plus 😉

  38. Ping : Réponses à la mauvaise foi carniste | Pearltrees

  39. Pfff je suis désolée, cet article est extrémement interressant mais c’est pareil je n’ai pas le courage de le lire dans l’instant en entier parce que je suis épuisée de voir que des gens comme toi et moi devont carrément pondre tout un article, ou construire toute une réthorique pour prouver quelque chose d’aussi logique que la terre est ronde, l’animal souffre…. moi, on me l’a expliqué une ou deux fois ben oui tu réalises et puis tu t’arrête… enfin je sais pas, c’est quand même pas compliqué d’être honnête avec sois même si ? j’en ai encore pleuré hier, oui je sais, je suis trop sensible et blabla, non je crois que j’ai juste les yeux ouverts sur le monde et que de voir des gens qui ne veulent rien faire pour changer les choses et certains qui rament, qui rament.. c’est fatiguant… et que répondre à ceux qui te sortent la théorie de la chaîne alimentaire… ??????????

    franchement des fois, je baisse les bras, je n’ai même plus envie d’avoir d’amis omnis… la vérité c’est qu’ils me choquent de plus en plus..

  40. Les parties en italiques de ce commentaire ont été modérées.

    Raison : Je ne tolère aucun propos discriminatoire dans les commentaires. Lutter contre un système oppressif (spécisme) et en encourager un autre (sexisme), c’est absurde. Attention à vos propos : les femmes ne sont pas les seules à porter de la fourrure, ce serait bien de ne pas encourager les clichés, merci.

    Salut….

    J’ai 47 ans j’ai eu des épisodes végétariens qui n’on jamais tenu plus de quelques mois j’avais une vie de famille (c’est moi qui faisait la popote végé pour moi et omni pour le reste des miens) puis je me suis séparé et ayant vecu seul pendant plusieurs mois j’ai découvert autrement le végétarisme puis cupidon a envoyé dans mes bras une militante végan qui est devenue ma compagne et qui a fait tomber les dernières réflexions et m’a convaincu !!! ce fut un declic et aujourd’hui je découvre chaque jour combien celà m’apporte au niveau de la santé, combien je peut me regarder dans une glace, combien il m’es impossible aujourd’hui de faire marche arrière… J’ai même changer mes habitudes professionelles car je suis tatoueur et j’ai même réussi a trouver du matériel pour continuer a travailler en accord avec mon ressenti vegan. J’ai lu tous les commentaires et je salue le pragmatisme et le profond respect que l’auteur de cet article consent a donner a tous même les moins méritants. Pour la cause vegan ou végétarienne je dirait ceci… Nous autres les végés sommes déjà prêts quand aux autres qui vont devoir rejoindre les rangs des végés non par conscience mais par manque de nourriture seront confrontés a la question comment vais je faire? Qu’on le veuille ou non la viande losqu’elle est mise en rayon dans les supermarchés doit avoir au minimum déja 10 jours (temps necessaire pour qu’elle soit tendre donc si l’on etait carnivores ces 10 jours seraient obsolètes) ensuite philosopher pendant cent ans (pour les omnis c’est bien et après quand y’aura plus rien qui ecouterez vous de quoi pourrez vous vous justifier?) Nous autres vegan sommes respectueux…

    Abolir les cirques, corridas, esclavage et specismes en tout genres, abolir les modes portées par des personnes portant des fourrures et autres, rendre responsables les posseseurs de telecommandes plus concernés par des emissions genre big deal plutot que par la vérité oui cette verité que l’on essaie de fuir avez vous perdu la memoire? n’avez vous jamais été obligé d’expliquer maladroitement qu’il y a des animaux qu’on mange et d’autres qu’on caresse lorsqu’un enfant refuse de manger animal? bientôt il n’y aura plus d’animaux (même pas pour mager) alors peut être ce jour la vous nous direz vous aviez raison… Nous vous répondrons « nous vous avions prevenus mais votre ego ne se sentait pas concerné !!!! merci pour ce fabuleux article et a tous les omnis reflechissez ou bien continuez a manger du minerai pourri, du lait plein de pu et d’antibios….

    pour info le fromage est une drogue a accoutumance on arrive a s’en passer juste s’habituer a manger du fromage végé et pour les gateaux y’a un truc fabuleux l’imperial qui remplace les oeufs merci encore pour cet article

    • on ne le dira jamais assez mais c’est pourtant l’evidence avant la gourmandise « culturelle »

      Etre Vegan est un choix

      une prise de conscience,

      C’est un constat de ce que l’homme detruit,

      c’est le le respect du vivant.

      C’est ne pas considérer les animaux qui disparaissent comme une matière première.. non les poissons ne sont pas carrés et les vaches ne sont pas hachées a la naissance Y’en aura bientôt plus !!!!

      Etre vegan ne participe en rien a la culture intensive (grande idée recue utilisée a tord comme bouclier pour denigrer les végés qui bizarrement doivent sans cesse justifier l’evidence),

      alors qu’un vegan consommera moins d’eau et de cereale que les milliers de litres et de mais pour produire votre steack…(au passage on evitera d’aborder la nourriture du betail qui mange de l’herbe nourri au mais !! ou du poisson en asie elever a coup d’injections d’urine humaine de femme enceinte, ni des nuggets de chez mc do qui n’on rien du poulet)

      Environ 5 000 L d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale, 1 000 L si l’origine est végétale. nous ne parlerons pas non plus des injections de toutes sortes d’antibiotiques et d’hormones de croissances, ni des corps modifiés et des espèces tellement trafiquées pour que vous puissiez manger votre steack en toute quiétude sans bien sur etre choqué par ce que l’on vous cache….

      Argumentant chaque jours des tas de conneries pour prouver que les végan on tord cela s’apelle la lucidité il n’y aura pas d’especes de remplacement ni même de planète de rechange, vous detruisez ce que vos enfants auront comme heritage… Jouer de dérision face au personne de conviction VEGAN est tout simplement du voilage de face la démographie exponentielle de l’humain se traduit par de la surconsommation… l’élevage intensif, la fabrication de nuggets avec des poulets broyés vivants avec plumes becs ongles melangés ensuite a des acides pour dissoudre les matières non voulues et pour couronner le tout on injecte des parfums pour que ces mêmes poulets aient le gout du poulet…

      Continuez consommez sans vous soucier du spécisme, sans vous soucier des générations suivantes ce n’est pas nouveau l’homme est la pire des éspèces, continuez a faire comme si de rien n’etait, certains dirons que c’est trop tard et s’enverrons un bon mac do puisqu’ils ont desertés les restos tout vas bien dans le meilleur des mondes au diable les enfants léguons leurs un monde pourri et donnons leurs de jolis prénoms dans un monde de plus en plus sombre soyez acteur de ce devenir soyez lucides car bientôt vous y serez contraints … si vous voulez des images trash pour decouvrir ce qui se passe avant d’être dans vos assiettes y’a qu’a demander !!!

    • toutes mes excuses je pense a toutes les personnes y compris les hommes je ne suis aucunement sexiste il s’agissait d’un exemple je ne supporte plus de voir de la fourrure merci encore

  41. Bonjour,

    Je viens de decouvrir ce blog, tres interessant. Ton article fait bien reflechir. Je ne mange pratiquement pas de viande. Je n’en achete jamais (bon je dois avouer au depart, c’etait plus pour des raisons egoistes genre c’est cher et je ne suis pas specialement fana du gout, surement que je ne sais pas bien la cuisiner), mais il m’arrive d’en consommer quand je suis en dehors de chez moi. J’ai ete vegetarienne petite, mon pere avait decide de devenir vegetarien donc toute la famille a du suivre. Ca n’a dure que quelques annees. Nous sommes partis vivre a l’etranger et la bas c’etait nettement plus complique. Je trouve que quand on voyage c’est assez complique parce que des fois il n’y a que la viande (dans le desert il n’y a que des chevres!) et aussi je travaille beaucoup avec diverses communautes et ca ne se fait pas trop de refuser a manger. Du coup je ne me considere pas vegetarienne. Je suis en reflection la dessus, surtout aussi sur le fait d’utliser des oeufs et des yaourts. Je cuisine beaucoup avec et j’ai du mal a franchir le pas. Je sais que je devrais, comme je sais que je devrais arreter de fumer mais je ne le fais pas.

    Sinon je comprends bien que tu trouves ca horrible de dire qu’il y a des « morts gentilles » mais je pense qu’il y a des populations qui sont quand meme bien plus en empathie et consciente de leur place dans l’ecosysteme que nous (en tout cas que moi) meme s’ils tuent des animaux.

    Par contre j’ai une question sur le specisme (ou l’anti). Je n’y connais pas grand chose. Il me semble que tu te consideres comme anti-speciste et tu dis avoir un chat. Ca m’interpelle, parce qu’on m’a dit qu’avoir des animaux de companie, c’etait speciste. Ce n’est pas un reproche deguise que je te fais, pour chercher une quelconque faille (j’ai moi meme 2 chats), mais je voudrais comprendre ton raisonnement.

    Desolee, clavier QWERTY.

    • Bonjour,

      Et merci pour ton commentaire.

      Concernant ton approche, tu as une bonne réflexion sur le sujet et je n’ai pas grand chose à ajouter. Comme tu ne te voiles pas la face, comme beaucoup d’omnivores, tout ce que je peux te conseiller, c’est d’aller à ton rythme. Tu sais qu’on peut se passer de produits animaux, tu sais que tuer est injuste, maintenant, il faut que tu t’adaptes, que tu ailles à ton rythme. Le principal, c’est d’essayer de faire au mieux. Il faut que tu gardes à l’esprit que ce que tu fais, tu le fais pour toi, pour TON éthique et personne d’autre. Tu ne fais pas ça pour une reconnaissance sociale. Des gens se moqueront sûrement de toi, mais n’écoute pas : tant que tu agis, même un peu, c’est un progrès.

      Ton régime, que tu me décris là, ressemble au régime « flexitarien » : en gros, chez toi tu manges végétarien, mais quand tu sors, tu t’adaptes. J’ai été flexitarienne pendant environ six mois et ça m’a permis de passer le cape. J’y suis allée petit à petit et aujourd’hui, je suis heureuse des efforts que je fais. Je me sens bien et je n’ai pas de regrets. Je tends à une alimentation purement végane, même si je sais que je ne pourrai jamais le faire totalement car ma famille a déjà du mal avec mes régime végétarien (or je n’ai pas la force de sacrifier mon bonheur familial pour une éthique alimentaire qui, au final, ne change pas grand chose). Je fais donc au mieux, avec mes propres forces en écoutant mes besoins. Je sais qu’au regard de certains véganes ça invalide mes efforts, mais ça m’est égal. Je ne suis pas vraiment pour le mythe de la pureté.

      Concernant la manière de tuer les animaux, il est clair que notre méthode occidentale est de loin la pire puisque industrialisée. On a complètement dissocié la viande de l’animal et ce dernier n’est plus perçu que comme un vulgaire objet. Mais le plus gros problème avec les animaux élevés dans les fermes industrielles, ce n’est pas leur mise à mort : c’est qu’ils vivent une vie infâme jusqu’au moment où ils sont tués. Après, un animal, peu importe la manière dont on le tue, il aura peur, et on lui ôtera la vie. Dans une logique anti-spéciste il faut transposer ses propos aux humains : penses-tu qu’on puisse tuer un être humain gentiment ? Personnellement, non. Pourquoi, alors, pourrait-on tuer gentiment un animal et pas un être humain ? Qu’est-ce qui fait que les humains ont le droit de vie absolue et que les tuer constitue un meurtre et pas les animaux ?

      Pour finir, concernant les chats et les animaux domestiques en général, il est vrai que certains anti-spécistes considèrent que la domestication est du spécisme parce qu’on rend un animal dépendant de soi. Ce qui n’est pas faux. Cependant, ce avec quoi je ne suis pas d’accord, c’est que pour mettre fin à cette domestication des chats et des chiens notamment, il faudra purement et simplement éradiquer l’espèce (via la stérilisation, pas en les tuant, hin -ceci dit, stériliser ses animaux est aussi important, pour leur bien être entre autre, mais c’est un autre sujet-). Me concernant, tant qu’on ne réduit pas en esclavage un animal (pour son lait, son flair, ses œufs, son miel etc etc), je ne pense pas qu’adopter, chérir et entretenir un animal soit spéciste. J’aime l’idée que l’humain peut partager de l’affection avec d’autres espèces et donner de l’amour à des animaux. Je pense qu’on peut avoir des animaux domestiques sans abuser d’eux, et c’est pour ça que j’en ai. Je les aime comme des membres de ma famille et les considère comme mes égaux. A partir de là, je ne pense pas qu’il y a de problème.

      Voilà, voilà. J’espère avoir répondu à toutes tes questions. 🙂

  42. Aco,bonjour.On doit prendre dans le plus bas de l’échelle alimentaire et on doit manger quelque chose qui était vivant.Les végétariens ne vont quand meme pas manger des cailloux.On peut vivre avec une alimentation a base de végétaux mais a base de viande uniquement c’est nocif(meme pour les inuits,sauf que eux n’ont pas le choix).Meme si les plantes ressentiraient la douleur par un autre moyen que les nerfs(ce qui reste a prouver),ce ne serait pas comparable aux animaux qui sont bien plus proches de nous physiologiquement .Vous n’allez tout meme pas mettre sur le meme plan une carotte avec une vache.L’animal le plus proche de l’homme c’est le bonobo et il est végétalien et il a des canines.

  43. Bonjour,

    Il y a 3 mois (donc très récemment), j’ai lu un témoignage puis regardé une vidéo (Earthlings)/Terriens) et décidé de devenir végétarien. Dans la semaine qui a suivi, après m’être renseigné à droite à gauche, j’ai vite compris que le meilleur choix était celui du végétaLisme.

    Dans votre article, j’ai cru comprendre que vous disiez être végétaRienne, visiblement pour des raisons éthiques et de respect envers les animaux.

    Mais si depuis que je m’intéresse et m’informe à ce propos, manger des oeufs et boire du lait d’origine animale -bien que n’étant pas eux-mêmes des cadavres- nécessitent la mort de milliers de poussins/poules et veaux/vaches pour cette production. (Production elle aussi très polluante). Leurs conditions de vie étant vraiment horribles.

    Une végétarienne déjà prête à réfléchir à tout cela n’aurait pas intérêt à devenir végétalienne ?

    -> Bon je viens de lire quelques-unes de vos réponses précédentes.. Mais je ne peux que vous encourager de ce côté-là, on découvre vraiment de très bonnes choses que toute la famille peut apprécier !

    Bonne continuation

    • Effectivement, devenir végane (et pas seulement végétalienne) – c’est à dire n’acheter aucun produits (pas seulement alimentaires) qui impliquent l’exploitation animale – est évidemment la meilleure option. Mais quand on a grandi dans une famille qui cuisine de manière, disons, traditionnelle, changer aussi radicalement de régime alimentaire prend du temps. Aujourd’hui, je suis plus proche du régime végétalien que du régime végétarien, mais comme il m’arrive encore de consommer des matières animales de temps à autre, je ne peux pas me qualifier de végétalienne.

      Je pense de toute façon qu’il est important de se renseigner et ensuite d’essayer de faire au mieux. J’ai écrit cet article pour répondre aux personnes mangeant de la viande qui cherchent à se voiler la face. Mais selon moi, une fois qu’on est correctement renseigné, il faut essayer de faire au mieux sans se rendre malheureux. Sans quoi, c’est le meilleur moyen de se dégoûter de la cause animale.

  44. Bravo!!!!’

    Une nourriture saine pour alimenter un corps sain et un esprit sain !!!

    Quand les gens prendront conscience que le choix d’une alimentation végétarienne et végétariennes seront bénéfiques pour les autres nations du monde les animaux. Elle seront bénéfiques pour l’humain et permettront de donner une souffle nouveau a notre monde asphyxié par l’ignorance et l’indifférence de nos génocides barbares qu’ont nous a inculqués par nos modes de vies dans une société de consommation futile dont le seul maîtres est le profit !!!!!

  45. Bravo!!!!’

    Une nourriture saine pour alimenter un corps sain et un esprit sain !!!

    Quand les gens prendront conscience que le choix d’une alimentation végétarienne et végétaliennes seront bénéfiques pour les autres nations du monde les animaux. Elle seront bénéfiques pour l’humain et permettront de donner une souffle nouveau a notre monde asphyxié par l’ignorance et l’indifférence de nos génocides barbares qu’ont nous a inculqués par nos modes de vies dans une société de consommation futile dont le seul maître est le profit !!!!!

  46. Je suis végétarienne.

    Un jour, j’ai dit à une personne que je connais : « C’est pas bien d’acheter de la viande », elle a répondu : « Si c’est bien d’acheter de la viande, nous on mange de la viande ».

    Est-elle totalement insensible à la souffrance des animaux ?

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