Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme.

Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Biaise sur twitter à co-écrire une FAQ du sexisme avec tout plein de beau monde tout partout. Beaucoup ont participé, tous n’ont pas signé à la fin (parce qu’ils n’avaient pas envie ou parce qu’ils ne se sont pas manifestés), mais en tout cas, je suis fière de vous présenter cette FAQ à présent terminée. J’espère de tout cœur que cet article commun permettra de chasser un peu les idées reçues liées au féminisme !

À noter que ce texte est donc, totalement libre de droit. Vous pouvez le copier, le diffuser partout, mais en laissant les signatures, par contre. Et en ne modifiant pas le contenu, ça va de soi (manquerait plus que vous nous fassiez dire n’importe quoi). Vous pouvez aussi proposer des liens supplémentaires pour les passages qui n’ont pas de références (parce qu’on en a pas trouvé). Si vous souhaitez avoir l’article avec les liens directement écrits dedans (pour pas vous fatiguer à les replacer un par un), n’hésitez pas à m’envoyer un mail. Merci, et bonne lecture à tous. 🙂

** »LE féminisme »**
Pour des raisons évidentes de simplicité, il est courant d’employer le terme féminisme au singulier (nous l’employons d’ailleurs parfois dans cette FAQ). Mais il faut savoir qu’il n’existe pas un féminisme c’est-à-dire un ensemble de points de vue et de luttes qui serait partagé par tou-te-s les féministes mais des féminismes. De multiples mouvements féministes existent et peuvent diverger sur les causes de l’oppression des femmes et sur les moyens à mettre en œuvre pour les combattre. Dire « je n’aime pas le féminisme » ou « le féminisme considère que » n’a donc pas réellement de sens si on ne précise pas à quel courant/idée/lutte spécifique on se réfère.
D’ailleurs certaines personnes disent ne se reconnaître dans aucun groupe féministe. Mais pas besoin de se reconnaître dans un groupe féministe pour dire qu’on l’est. Des tas de féministes affirment l’être sans adhérer à aucun groupe. Certain-e-s vont et viennent dans plusieurs organismes, d’autres y sont pendant un temps puis s’en vont, etc. Pour être féministe, il ne faut qu’une seule chose : être pour l’égalité homme / femme.
Pour aller plus loin :
Encore Féministe ! [x]
Présentation du féminisme par Feminist Frequency : [x]

**Qu’est-ce que le sexisme ?**
D’après le dictionnaire, c’est une « attitude de discrimination basée sur le sexe (féminin la plupart du temps) ».
Pour être plus précis, le sexisme, c’est la théorie selon laquelle on serait plus apte à faire certaines activités selon son sexe et que hommes et femmes sont essentiellement inégaux parce qu’ayant des attributs génitaux différents.
C’est ainsi qu’on prétend que l’homme est naturellement plus fort, plus apte à gouverner, à être à la tête d’un groupe, plus responsable, plus intelligent et plus créatif, quand la femme, elle, serait plus futile, maternelle, soigneuse, discrète, coquette, vénale et sentimentale.
À partir de ces soi-disant pré-dispositions, on part donc du principe que les hommes doivent avoir un certain comportement et les femmes un autre. Ainsi, on apprend aux enfants à agir d’une manière normée. Ce qui donne effectivement l’impression que les comportements genrés sont naturels et génétiques alors qu’ils sont socialement acquis. Ce que les féministes essaient donc de démontrer, c’est que le comportement genré est quelque chose qu’on apprend et non pas quelque chose d’intrinsèque à notre sexe. Ainsi ils espèrent permettre à tout le monde de vivre librement sans se soucier de savoir si il/elle doit savoir s’occuper des nourrissons ou savoir bricoler.
Pour aller plus loin :
Définition du sexisme : [x]

**Quelques autres FAQ au sujet du féminisme.**
Madmoizelle : [x]
Les Chiennes de Garde (voir la FAQ) : [x]
Top 10 des clichés au sujet du féminisme : [x]
Féminisme, les idées reçues : [x]

« Oui, mais regarde, y’a plein de femmes que ça ne dérange pas. »
Tout comme beaucoup de femmes s’opposaient au droit de vote des femmes, les noir-e-s n’étaient pas tou-te-s opposé-e-s à la ségrégation. La domination passe aussi par là : convaincre le/la dominé-e qu’il/elle a le seul traitement possible, qu’il/elle est incapable de vivre autrement. Se conforter dans les clichés. Par exemple Marthe Borely a été très active contre le droit de vote de la femme (1). Elle a d’ailleurs été récompensée pour ça. Des gens qui luttent contre leur propres droits, ça existera toujours. C’est une question d’éducation.
Mais il faut savoir que le sexisme propose de piètres compensations aux femmes qui acceptent de rentrer dans le rang : si elles se conforment aux injonctions sexistes, elles peuvent espérer « trouver un mari » et être à peu près respectées. Se revendiquer féministe c’est prendre le risque d’être mise au ban de la société. Bref, lutter pour l’égalité, c’est risquer de perdre sa place dans une société sexiste, parce qu’on cherche à construire un monde plus égalitaire à long terme. Donc ça demande un certain courage.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Marthe Borely contre le droit de vote des femmes : [x]
Femmes misogynes ? [x]

« Ça ne dérange que les féministes. »

Évidemment puisque les féministes sont les personnes qui se renseignent sur le sexisme et qui comprennent ses rouages. À partir du moment où on ne sait pas comment fonctionne un système de domination, on ne risque pas de le trouver gênant (ou du moins on n’associera pas ce qui nous gêne à l’oppression qui créé cette dite gêne). Jusqu’à il y a peu, on trouvait, par exemple, tout à fait normal que le mariage ne soit autorisé qu’aux hétérosexuel-le-s. On a grandi dans un univers sexiste, on croit que c’est normal puisqu’on y est habitué-e-s. Il faut faire un gros effort sur soi-même pour ne plus être sexiste et voir les progrès qu’il y a encore à faire.
En fait, la question doit se poser à l’envers : qui ça arrange, une société sexiste ? Est-ce qu’on accepte une telle discrimination, si oui pourquoi ?

« On a déjà fait de gros progrès en France/en Europe. »
C’est justement parce qu’on n’a pas baissé les bras que les progrès ont été faits. Faire des progrès, ce n’est pas pour autant être arrivé au terme de l’égalité. Pour le moment, on a à peine ébranlé le patriarcat. En fait, les progrès qu’on a fait portent sur les droits théoriques des femmes : droit de vote, absence de discriminations dans la loi et les contrats… Ce combat est à peu près terminé. Mais, dans les faits, des discriminations et des violences sexistes subsistent toujours. Ce n’est pas parce que la loi est paritaire que le monde / la France l’est. Ce sont maintenant les mentalités qu’il faut changer. Et c’est beaucoup plus compliqué que de faire changer des lois, malheureusement.
Par exemple, en France, les femmes sont encore très fortement victimes de violence masculine (1). De la même manière, beaucoup d’hommes pensent que parce qu’ils participent aux tâches ménagères dans leur foyer, les choses ont changées et que l’égalité est là. Mais, d’abord, il faut voir les chiffres au delà de son cas personnel (2), ensuite on peut douter de la pertinence de l’auto-analyse de ces pratiques : un observateur extérieur pourrait voir des choses non perçues par l’individu. Et puis, il ne faut pas oublier que les chiffres cachent certaines pratiques (pour un temps équivalent sur une tâche donnée, une femme peut avoir une double activité : elle cuisine et surveille les enfants) (3).
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1)a Les cultures enclines au viol : [x]
(1)b Chiffres INED : [x]
(2) Observatoire des inégalités : [x]
(3) Voir « 1. au niveau de la conceptualisation » : [x]
Autres statistiques : [x]
Le machisme au cinéma : [x]

« D’autres pays/certaines religions sont beaucoup plus sexistes. »
On est mieux placé-e-s pour changer les choses chez nous, dans notre entourage, notre espace de travail, qu’à l’autre bout du monde. Il faut commencer par balayer devant sa porte avant de donner des leçons.
Les discriminations auxquelles on est habitué-e-s choquent beaucoup moins que celles provenant d’autres cultures. Qui plus est, on est très mal placés pour aller donner des leçons de liberté dans d’autres pays : ce n’est pas à nous de le faire. Sinon, on risque de tomber dans une logique « d’aide » colonialiste. Le féminisme est d’ailleurs parfois instrumentalité afin de cacher un discours raciste ou néo-colonial visant à stigmatiser des populations perçues comme « étrangères ».
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Comprendre l’instrumentalisation du féminisme : [x]
Contre l’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes : [x]

« Il n’y a pas des problèmes plus importants ? Pendant ce temps, des enfants meurent de faim en Afrique ! » / « Il y a pire ailleurs, soit content de ce que tu as. »
Hiérarchiser les problèmes est extrêmement dangereux : c’est essayer d’établir des degrés de souffrance et déterminer lesquels méritent le plus d’attention. Ça revient presque à faire de l’élitisme dans la souffrance. Beurk. Toute personne qui souffre à cause d’une injustice est un problème et on doit répondre à tous ces problèmes en même temps. Heureusement, on peut, d’une part, s’occuper de plusieurs causes humanitaires à la fois et d’autres part, il y a beaucoup de gens qui souhaitent agir et donc, les « tâches » se répartissent naturellement en fonction des affinités de chacun. Quelle que soit la cause pour laquelle une personne agit, il faut se dire que c’est déjà bien qu’elle agisse, en fait. Car beaucoup trop de gens ne font rien du tout, et se contentent simplement de pester contre le monde qui ne va pas quand ils ont un trop plein de ressentiments. Si tout le monde agissait, les choses iraient beaucoup plus vite. Malheureusement beaucoup trop de gens choisissent de se positionner en donneur de leçon en disant qui agit, selon elle/lui, correctement et qui ne fait pas bien les choses. Mais c’est facile de critiquer quand on ne fait rien. Si vraiment vous pensez savoir ce qu’il y a de mieux à faire, pourquoi ne le faites-vous pas vous-même au lieu de dire aux autres ce qu’ils devraient faire ?
Quant au « il y a pire ailleurs », ça ne justifie rien. Est-ce que parce qu’il y a des gens qui ont le cancer vous n’allez pas vous faire soigner de la grippe ? C’est absurde comme raisonnement. Dans ce cas, autant ne rien faire pour personne. Parce qu’on pourra toujours trouver pire ailleurs, justement.

« Les féministes veulent instaurer une matriarchie / Vous voulez prendre le pouvoir. »
Pfoulala, non ! Avec tout le mal qu’on a à acquérir simplement l’égalité, on ne va pas essayer d’inverser les rôles, en plus ! Ça demanderait beaucoup trop de travail. On a déjà assez à faire en revendiquant juste la parité. Plus sérieusement, jamais les femmes féministes n’ont demandé plus de pouvoir que les hommes. Mais le fait qu’elles osent demander les mêmes dérange déjà assez pour que certains hommes se sentent menacés, eux et leurs privilèges. Parce que oui, nous les féministes, nous demandons à ce que les femmes aient les mêmes possibilités que les hommes. Ça implique que ces derniers seront moins présents aux postes à responsabilités, notamment. Ce qui est inconcevable pour certains d’entre eux.


« Les féministes sont sexistes aussi / Et les hommes ? / Et le masculinisme ? »

On essaye de faire croire que les féministes sont sexistes. Ça va un peu de pair avec le délire du « les féministes veulent prendre le pouvoir ! » (il y aurait donc un pouvoir à prendre ? Ahem, ahem). Ce n’est pas le cas. Les féministes luttent contre le patriarcat, pas contre les hommes. D’ailleurs, beaucoup de leurs combats visent à rendre des droits aux hommes, comme par exemple le fameux congé paternité (qui doit permettre aux hommes de pouvoir s’occuper de leur enfant autant que sa conjointe) (1). Les féministes luttent aussi contre les injonctions stupides au virilisme qui poussent les hommes à adopter des comportements absurdes (comme se faire rallonger le pénis pour certains, par exemple) et qui encouragent la haine à l’égard des homosexuels hommes et des trans-genres qui ne sont pas « virils » d’après les standards sociétaux. Parler de misandrie (ce dont on taxe souvent les féministes donc) est aussi absurde que de parler de racisme anti-blanc ou d’hétéro-phobie : on mélange comportement individuels (dont les féministes ne nient pas la possible existence) et une structure sociale (le patriarcat).
Le masculinisme, par contre, est un mouvement qui vise à protéger le patriarcat. Autrement dit à préserver le pouvoir des hommes et la culture du genre (2). On pourrait placer, de part leur racine étymologique, masculinisme et féminisme sur un terrain égal (masculin et féminin au même niveau, n’est-ce pas ce que demandent les féministes ?), mais malheureusement, des mots égaux ne font pas des revendications égales : quand les féministes revendiquent l’égalité, les masculinistes ne sont rien d’autre qu’un groupe réactionnaire. Ils veulent faire croire qu’ils luttent contre le sexisme qui frappe les hommes (ce qui est assez habile, il faut le reconnaitre) comme si hommes et femmes étaient égaux devant le sexisme, mais ne souhaitent, en réalité que protéger les privilèges masculins. Par exemple, les masculinistes luttent contre le divorce et souhaitent voir passer un projet de loi qui autoriserait un couple à divorcer uniquement si les deux parties sont d’accord (3). Ce qui mettrait en danger énormément de femmes battues, par exemple (et les hommes battus aussi d’ailleurs, même s’ils sont moins nombreux -mais les masculinistes semblent s’en soucier tout aussi peu-).
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Pour le congé paternité : [x]
(2) La face cachée du masculinisme : [x]
(3) SOS Papa demande une loi sur le divorce : [x]

« Vous les féministes, vous n’aimez pas les hommes de toute façon ! / Vous êtes des lesbiennes mal-baisées. »

Bouh, le vilain cliché.
Bon, d’abord, il n’y a pas que des femmes chez les féministes, faut arrêter avec ce délire, il y a des tas d’hommes qui soutiennent le mouvement féministe. Ensuite, il y a de tout parmi les féministes : des hétéros en couple, des homosexuelles pas en couple, des bisexuelles en couple à plusieurs, des trans, etc. Et quelle que soit notre orientation et notre activité sexuelle, en fait, on s’en fout : ça n’a rien à voir avec nos revendications. Nous insulter sur notre sexualité, c’est juste un moyen débile et misogyne de nous discréditer.
Quand à prétendre que nous n’aimons pas les hommes, c’est parfaitement faux. Ce qui est vrai en revanche, c’est que nous n’aimons pas la misogynie (qu’elle vienne d’hommes ou de femmes, d’ailleurs), et que nous nous renfrognons facilement face à un comportement stupidement viriliste et macho. Mais comprenez-nous bien : ce ne sont pas les hommes que nous n’aimons pas, ce sont leurs attitudes potentielles à répondre aux injonctions à la virilité. Si un homme ne tente pas de nous faire de pathétique démonstration de force et n’essaye pas de renvoyer des femmes à leur prétendue place, nous sommes disposé-e-s à créer des liens avec lui. Des tas de féministes femmes ont des hommes dans leur vie. La célèbre Simone de Beauvoir était en couple avec Sartre et ça ne l’a pas empêchée d’écrire « Le Deuxième Sexe ».


« Moi de toute façon, je ne suis pas sexiste. »

Voilà une chose facile à affirmer. Mais comment en être sûr ? Les féministes sont les premiers à avouer qu’ils ne sont pas exempts de ce qu’on appelle le sexisme ordinaire (1). Et comment faire autrement ? Nous avons grandi dans une société sexiste ! Ses codes sont profondément ancrés dans nos mœurs. Tout le monde est sexiste : c’est normal. Il faut faire beaucoup d’efforts pour comprendre comment fonctionne le patriarcat et la culture du genre (2). Ce n’est pas une faute que d’être sexiste, ni même une tare. Tout le monde est parti avec ce bagage. Ce qu’il faut, c’est s’interroger, se renseigner, remettre en cause toute une éducation. Et ça prend du temps. C’est ce qu’essayent de faire les féministes : de pousser les gens à remettre en cause tout ça. Et c’est très compliqué, malheureusement.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Qu’est-ce que le sexisme ordinaire ? [x]
(2) Culture du Genre : [x]

« Y’a quand même des différences biologiques objectives. »
Et comme tu viens de le dire, elles sont biologiques. Pas comportementales ni culturelles. L’argument des différences biologiques a déjà motivé le racisme pour finalement réaliser qu’il y a parfois plus de différences génétiques entre deux blancs ou deux noirs qu’entre un noir et un blanc. Et bien c’est pareil pour les hommes et les femmes (1). En dehors de notre sexe, nous sommes les mêmes. C’est à notre société de voir quelle importance elle accorde aux différences.
Les différences biologiques ne sont pas suffisamment importantes dans la société pour que les gens n’aient pas les mêmes droits. Nous sommes différentes en tant qu’être vivant, nous avons tous-tes le droit aux mêmes chances, droits, à la même justice. Refusez ça, dire qu’on est tous inégaux et que donc, cela justifie une inégalité de traitement, c’est employer la Science pour justifier l’intolérance comme, avant, on utilisait la religion. Mais beaucoup trop de gens oublient que la science n’est pas infaillible. Qui plus est, beaucoup de choses soi-disant scientifiques, ne sont que des affirmations sans fondement énoncées par des gens trop peu renseignés sur le sujet. Christine Delphy (entre autres) à expliqué que ce n’est pas le sexe qui crée le genre, mais bien l’inverse; c’est à dire que le choix de poser la différence sexuelle comme pertinent est un choix culturel.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Voir les livres de Catherine Vidal : « Hommes, femmes avons-vous le même cerveau ? », « Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? », « Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths ? » etc. [x]
Voir le livre de Thomas Laqueur : « La Fabrique du Sexe ».
Voir les livres d’Elsa Dorlin : « Sexe, genre et sexualités : introduction à la théorie féministe », « Reproduire le Genre », « Sexe, race, classe. Pour une épistémologie de la domination », etc.

Référence pour « les femmes sont moins fortes que les hommes » : [x]
Et sur l’intersexualité : Livre de Julien Picquart : « Ni homme ni femme et cet article ».
Quelques mots sur l’inter-sexualisation : [x]
Sur l’intersexualité et la construction des catégories « homme / femme » : Anne Fausto-Sterling, Corps en tous genres. La dualité des sexes à l’épreuve de la science.

« Oui, mais les hommes ont un pénis et de la testostérone et les femmes des seins et des œstrogènes, et puis les femmes portent les enfants, c’est la nature. »
Données essentialistes (théorie selon laquelle l’essence précède l’existence) (1) qui ne justifient pas à nouveau une inégalité de traitement. J’ai des cheveux bouclés et mon voisin des cheveux raides, est-ce que ça justifierait que je sois moins bien traité que lui ? Certaines femmes n’agissent pas « comme des femmes » dans notre société (elles ne s’épilent pas, ne se maquillent pas, ne sont pas discrètes, maternelles etc), est-ce qu’on doit pour autant les stigmatiser ? Pourtant, elles ont bel et bien des nichons et un vagin. Si les œstrogènes impliquaient nécessairement qu’une femme doive, pour sa survie en tant que femme, s’épiler, se maquiller et s’arracher les poils, ça ferait longtemps que toutes les femmes le feraient. Or, elles ne le font pas toutes. On peut donc en conclure sans avoir besoin d’être une lumière que ces comportements sont appris. Les féministes ne luttent pas contre les lois de la nature. Simplement contre les clichés de genre. D’autant que ces clichés oublient systématiquement les intersexes, les trans-genres, les travestits, etc. Ces personnes n’ont pas le droit d’être traitées avec respect elles aussi ? Doit on les « oublier » et les prier de se cacher parce qu’il/elles n’entrent pas des les cases « homme » ou « femme » ?
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Voir page 4 du dossier de Osez le Féminisme ! : [x]
Voir le livre d’Anaïs Bohuon : « Les tests de féminité dans les compétitions sportives : une histoire classée X ».
Au sujet de ce livre (ci-dessus) : [x]


« Moi je crois que l’homme et la femme sont égaux mais complémentaires. »

En général on parle de « complémentarité » pour « expliquer » le rôle social des femmes et ainsi justifier que les rôles assignés aux hommes et aux femmes ne soient pas équivalents : aux hommes les domaines valorisés et glorieux – politique, art, etc -, aux femmes les tâches ingrates et insensibilisées. Qui plus est prétendre que l’homme et la femme sont complémentaires, c’est ouvrir la porte à l’homophobie : il manquerait nécessairement quelque chose à deux hommes en couple ou à deux femmes. Ce qui n’est pas vrai : ce qui créé la complémentarité dans un couple, c’est la différence de deux êtres et ce, indépendamment de leur sexe. De la même manière, croire à cette prétendue complémentarité, c’est véhiculer l’idée que quand on est célibataire on est forcément incomplet. C’est absurde. Des tas de personnes vivent célibataires et s’en accommodent très bien. Et que dire des trans-genres / intersexes ? Ils ne pourraient jamais trouver un être fait pour eux ? Ils s’auto-complémentent ?
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Le vrai mec, la vraie fille, deux abrutis bien trouvés : [x]

« Je préfère le terme Anti-Sexisme. »

Anti-sexisme et féminisme sont synonymes. Mais on continue d’utiliser le mot féminisme (malgré sa mauvaise connotation) pour trois raisons :
– D’abord, ce mouvement a déjà remporté de beaux combats (avortement, divorce, droit de vote des femmes etc), nous sommes donc fières/fiers de nous ranger sous cette bannière.
– Le sexisme même s’il enferme les deux sexes dans des clichés désagréables, est malgré tout un système oppressif qui défavorise d’abord les femmes.
– « Féministe » est un mot mal connoté à cause de la réputation que le patriarcat a encouragé au sujet de ce mouvement. Changer de nom ne servira à rien car tant que nos actions dérangeront, nous seront mal vus. Alors autant montrer que nous sommes fiers de ce que nous revendiquons en conservant notre bannière.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
– « Avocate irrespectueuse » & « Avortement, une loi en procès » de Gisèle Halimi.

« Moi je suis pas féministe, je suis égalitariste/humaniste. »
Impossible d’être égalitariste ou humaniste sans être féministe. Ces deux concepts réunissent toutes les idéologies égalitaires. Donc forcément, dedans il y a le féminisme. Beaucoup de féministes sont humanistes et luttent également pour l’égalité homo/hétéro, noirs/blancs etc. Les gens rechignent à se dire féministes à cause de l’étiquette peu reluisante qui lui a été accolée. Pourtant, il suffit de se renseigner un peu pour comprendre leur combat et pour se rendre compte que les féministes ne sont pas d’horribles castratrices revanchardes mais des hommes et des femmes qui luttent pour l’égalité des sexes.

« Moi j’aime pas les mots en « -isme » ».
Aha, mauvaise excuse. Ou alors est-ce que ça veut dire que tu n’aimes pas l’altruisme ? L’alpinisme ? Le cubisme ?
En fait, les mots en -isme désignent des courants de pensée philosophiques ou politiques, mais pas que. En tout cas, il semblerait que c’est cet aspect des choses qui pose problème à ceux qui veulent être perçus comme étant neutres (ne possédant aucun engagement politique). Ce que ces gens ont sans doute du mal à percevoir, c’est qu’il est impossible de n’avoir aucune opinion politique. Même en étant rattaché à aucun mouvement, on agit politiquement parlant. Par exemple, le fait de ne rien faire, de ne pas voter ou de ne pas manifester, c’est montrer (même à son insu) par sa non-action qu’on considère que tout va pour le mieux et qu’il n’y a rien à changer (et là même il existe un « mot » en -isme pour désigner cette non-activité : le je-m’en-foutisme). Souvenez vous de l’adage qui dit « Si tu es neutre dans une situation d’injustice, tu as choisi le camp de l’oppresseur ».
En bref, tout ce qui est en -isme n’est pas forcément péjoratif. Ça permet de désigner une simple qualité ou une fonction. Il faut essayer de voir au-delà du mot et s’intéresser au concept en lui-même : l’égalité.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
La mauvaise image des féministes encouragés par les médias : [x]

« Il y a aussi des hommes battus et des hommes violés, vous ne faites rien pour eux ! »
Et bien il se trouve que si, en fait. Les féministes agissent aussi contre le viol et les violences faites aux hommes. Ne serait-ce qu’en luttant contre la culture sexiste qui empêche les hommes de signaler ces violences et s’en plaindre (au risque de passer pour des mauviettes). Le féminisme lutte aussi contre l’image de « brutes insensibles » associée à la masculinité, et par là aide les hommes victimes de violences à demander justice et potentiellement à l’obtenir.
Ceci dit, il y a bien plus de femmes victimes de violences, que d’hommes (1). Cette différence est à mettre sur le compte du sexisme. Enfin, les auteurs de violences (sur des hommes ou des femmes) sont très très majoritairement des hommes. Là encore, c’est la définition de la masculinité en tant que « propension à la violence » qui pose problème. Le féminisme n’est pas la lutte contre les hommes mais la lutte contre le patriarcat. Le patriarcat créé des clichés qui gênent les femmes mais des qui gênent aussi les hommes : il faut être viril, il faut pas pleurer, un homme ne se fait pas violer (car il est toujours content d’ajouter un « trophée » à son tableau de chasse), un homme doit ramener l’argent pour toute la famille, etc.
Pour finir, il faut noter que les hommes violés ou battus ne sont jamais posés en coupable alors qu’ils sont des victimes. On ne dira jamais au sujet d’un hommes qu’il a mérité un viol parce qu’il se baladait torse nu, par exemple. Pas plus qu’on ne soupçonnera un homme d’avoir maltraité « mentalement » sa femme pour expliqué qu’il ai été battu. Bref, les féministes agissent aussi pour les hommes victimes de violence, mais comme ils sont minoritaires, ils/elles en parlent moins. C’est normal. Ça ne veut pas dire qu’ils/elles ne s’en soucient pas, bien au contraire.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1) Violences conjugales : [x]
Les joies du masculinisme : [x]
«Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux» : [x]
«Je ne porte pas plainte, voilà pourquoi» : [x]
Le viol masculin : [x]

« Vous êtes vachement agressives quand même, ça ne sert pas votre cause. »
« Vous êtes vachement agressives et agressifs » tu veux dire ? Chez les féministes, il y a aussi des hommes. L’agressivité ressentie est beaucoup plus importante que l’agressivité réelle, en fait, les gens se sentent agressés parce qu’ils vivent notre dénonciation du sexisme comme une insulte. Alors que ce n’en est pas une : tout le monde est sexiste. Comme ça a été dit plus haut, c’est normal, nous avons tou-te-s grandi dans une société sexiste. Les féministes invitent à réfléchir sur le sexisme et à lutter contre lui. Ils/elles n’accusent personne, sinon ceux/celles qui refusent de remettre en question l’éducation patriarcale. D’ailleurs, l’emploi de tels qualificatifs est une façon de délégitimer le combat en le dépolitisant : c’est très clairement ce à quoi on assiste avec l’emploi du terme d’hystérique par exemple. Dans tous les cas il s’agit d’attribuer un trait psychologique au/à la militant·e, ce qui invaliderait d’office son propos. Et c’est partir du principe que tous les militants sont les mêmes. Ce qui n’est pas le cas.
Quant à dire que nous desservons notre cause, c’est un peu facile. De toute façon, de part nos revendications, nous sommes mal perçu-e-s. Certain-e-s féministes sont qualifié-e-s d’hystériques, juste parce qu’ils dénoncent les abus sexistes des médias (comme les Chiennes de Garde, par exemple). Ce n’est pas notre façon de servir notre cause qui pose problème : c’est la manière dont c’est ressenti. Et toute la difficulté est là : il nous faut trouver un juste milieu, mais c’est très compliqué. On ne peut pas se contenter de demander l’égalité gentiment quand en face des patriarches nous répondent avec paternalisme. Parfois, la colère permet de faire bouger les choses. Si on s’était contenté-e-s de demander gentiment le droit à l’avortement, par exemple, pas sûr qu’on l’aurait aujourd’hui.
Bref, plutôt que de nous dire que nous sommes trop agressif-ve-s, pourquoi ne pas essayer de voir au-delà de notre colère ? Ce qui est important, au fond, c’est le message. Peu importe comment il est véhiculé. Ou alors vous tombez en accord avec le premier politicard qui s’exprime bien ? Est-ce que sous prétexte que vous vous êtes sentis agressé par des féministes, vous allez continuer d’être sexiste -punissant ainsi injustement toutes les autres femmes- ?
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Les Chiennes de Garde et l’agressivité : [x]

« Les féministes sont paranoïaques. »
Tout d’abord, comme pour l’agressivité, tenter de faire passer les féministes pour des parano est une autre tentative de délégitimer leur combat. Mais en fait, les féministes ont l’air paranoïaques parce qu’elles-ils dénoncent simplement des choses qui ont l’air normales tant on y est habitué. Le meilleur exemple c’est la langue française : elle est extrêmement machiste. Par exemple, tout le monde trouve normal que le masculin l’emporte toujours sur le féminin dans les questions d’accord. Mais d’où vient cette règle ? C’est Scipion Dupleix qui l’a établie en écrivant que « parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut tout seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif ». Pourtant, aujourd’hui, tout le monde trouve cette règle normale. Les féministes s’interrogent sur l’histoire des choses, comment elles en sont arrivées là. Ils-elles cherchent des réponses dans la sociologie, la philosophie, la science et l’histoire, remettant en cause tout ce qu’ils croient savoir. C’est grâce à toutes ces remises en questions qu’elles-ils comprennent les rouages du système oppressif qu’est le patriarcat et c’est comme ça qu’elles-ils en viennent à dénoncer des choses qui peuvent sembler futiles, dérisoires ou pire, nécessaires. Plutôt que de taxer un-e féministe de paranoïaque quand elle-il dénonce quelque chose, pourquoi ne pas lui demander exactement pourquoi est-ce qu’elle-il dénonce cette chose ?


« Les féministes veulent neutraliser toutes différences entres les individus, rendre la société homogène sans respecter les particularités de chacun. »

C’est exactement l’inverse : détruire les stéréotypes sexistes c’est permettre à chaque personne de vivre comme elle le souhaite sans se voir imposer un modèle. Les féministes ne souhaitent pas interdire aux femmes d’être « féminines » ou aux hommes d’être « virils », mais permettre à chacun-e de se construire en choisissant son comportement et ses valeurs parmi tous les modèles possibles sans que certaines attitudes soient valorisées par rapport à d’autres.

« Vous les féministes, vous n’avez pas d’humour. »
Oh, les féministes ont beaucoup plus d’humour que ce que les gens pensent. Simplement, ils sont contre l’humour oppressif. Notamment parce qu’ils savent que même sous forme d’humour, le sexisme reste du sexisme (que le racisme reste du racisme, l’homophobie reste de l’homophobie etc). En fait, entre eux, les féministes rient beaucoup, surtout du machisme. Parce qu’ils/elles savent que l’humour est une arme puissante qui pointe du doigt les absurdités sociétales. En fait, les féministes réfléchissent l’humour. Et ça, il y a beaucoup de gens à qui ça ne plaît pas.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Les féministes aussi rigolent : [x]
Meme Disney féministe sur l’humour : [x]
Meme Disney féministes : [x]
L’humour est une chose trop sérieuse… [x]
…Pour être laissée à des rigolos. [x]
L’impolitesse du désespoir : [x]
Oh, ça va… C’est pour rire ! [x]
Le second degré : [x]
Qu’est-ce qu’une injure sexiste ? [x]
L’humour est une arme : [x]

« Les femmes ne sont pas obligées de se maquiller, s’épiler, etc., elles le font uniquement par plaisir. »
Si elles le font uniquement par plaisir, pourquoi est-ce que la plupart des femmes n’osent même pas sortir de chez elles sans se passer un coup de rasoir sous les bras ? Ce n’est pas parce que c’est pas dit dans la loi « femme tu t’épileras » que ce n’est pas une contrainte. Comme pour les hommes qui s’efforcent tous de ne pas pleurer à cause de l’éducation boys-don’t-cry, les femmes tentent d’être lisses et parfaites parce qu’on leur a appris que c’est ce qu’on attend d’elles. La société a des codes. Quand on les respecte pas, on s’y intègre moins bien. Et c’est désagréable de se sentir moins bien intégré-e dans la société. Le but des féministes c’est de permettre aux femmes et aux hommes de choisir leur look indépendamment de ces injonctions sociétales. Si des femmes ou des hommes se préfèrent glabres, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas que ça ne devienne la norme en faisant passer ceux qui ne s’y collent pas pour des marginaux.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Souffrir pour être belle : [x]
« Je le fais pour moi-même : [x]
Injonctions à la beauté : [x]
Concernant l’injonction à s’épiler : [x]

« Vous parlez au nom de toutes les femmes sans leur demander leur avis ! »
Non, en fait, c’est le patriarcat qui parle au nom des femmes sans leur demander leur avis. Les féministes, eux, luttent justement pour que toute femme puisse vivre comme elle l’entend sans se voir obligée de respecter toutes sortes de normes pour être acceptée. Les féministes partent du principe qu’une femmes est libre quoiqu’elle fasse, du moment qu’elle l’a choisi. En bref, les féministes luttent pour avoir des droits. Or, avoir un droit ne veut pas dire que toutes les femmes seront obligées d’y avoir recours. Le droit à l’avortement n’a pas obligé toutes les femmes à avorter. Simplement celles qui ne veulent pas avoir d’enfants ne sont pas obligées d’en avoir même si elles tombent enceintes. Les féministes acceptent toutes les situations que peut choisir une femme, qu’elle choisisse de devenir femme d’affaire ou mère au foyer. D’une manière générale, en bref, ils luttent contre les contraintes abusives imposées par le patriarcat. Pour plus de liberté, somme toute. À noter en plus que le principe du « parle seulement en ton nom » empêche toute action. Si on va au bout de l’idée, on ne peut jamais rien décider qui dépasse son individualité. C’est là-dessus que se basent les dirigeants « diviser pour mieux régner ». Il faut lutter contre ça.

« Le féminisme défend les droits de la femme… bourgeoise ! »
C’est de l’insulte gratuite ça. C’est facile de traiter les gens de bobo. Ça revient très souvent dans les débats de manière intempestive. C’est encore une tentative d’invalider les propos des féministes. Mais bon, d’une part, en admettant qu’on soit tous des bourgeois, je vois pas en quoi ça invalide nos revendications. Et d’autre part, les féministes luttent quand-même contre la précarité de la femme dans le travail (1) (puisque les femmes sont davantage victimes du chômage que les hommes et qu’elles sont beaucoup plus souvent à temps partiel et autres joyeuseté), contre le harcèlement sexuel etc (2). Ce ne sont pas des revendications bourgeoises. Ou alors, toute lutte contre la précarité est bourgeoise. Bref, « insulte » qui sous-entend que nous pouvons nous occuper des droits de la femme parce que nous sommes « bien lotis », comme si le droit des femmes était secondaire. Cette insulte en elle-même démontre le machisme de la personne qui la profère.
De toute façon, que les féministes luttent pour les droits des femmes ne veut pas dire qu’elles-ils ne luttent pas contre les inégalités sociales (notamment de classe) également. Les systèmes oppressifs fonctionnent souvent ensemble, alors pour lutter contre eux, les causes se recoupent aussi. On appelle ça l’intersectionnalité (3). C’est ce qui fait que les féministes luttent aussi pour les droits des LGBT (Lesbiennes Gay Bi & Trans) ou pour les droits des immigrés.
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
(1)a Collectif droit des femmes : [x]
(1)b Précarité chez les femmes : [x]
(2)a Harcèlement sexuel, plainte des féministes : [x]
(2)b Lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur : [x]
(2)c Documentaire « Sexe, Mensonge et Harcèlement » : [x]
(3) La question de l’intersectionnalité : [x]

« Le féminisme s’attache à des luttes peu importantes, comme la suppression du terme « mademoiselle » »
Alors, premièrement, il ne faut pas confondre des luttes qui occupent de l’espace médiatique à l’ensemble des luttes féministes réellement menées. Lutter contre la distinction entre les termes « madame » et « mademoiselle » n’empêche pas par ailleurs d’établir la critique de problèmes a priori plus fondamentaux (telles les violences conjugales, les inégalités de salaire, etc.) et de réaliser un travail de terrain, par exemple en venant en aide aux femmes violées. Deuxièmement, les luttes qualifiées par certain·e·s d’inutiles s’intègrent en fait dans l’idée que la symbolique, dans laquelle on peut placer le langage, construisent notre monde social autant que les faits. Ainsi, lutter contre la distinction « madame / mademoiselle » sur des formulaires administratifs est une démarche visant à modifier les catégories à travers lesquelles nous voyons le monde social, afin d’en proposer une vision plus égalitaire. Troisièmement, et enfin, on ne peut que s’étonner de la véhémence avec laquelle certain·e·s critiquent de telles luttes : si la distinction entre « madame » et « mademoiselle » est un problème à ce point anecdotique, pourquoi tant d’effort et de violence à pointer du doigt celles et ceux qui mènent cette lutte ?
Sources, articles et documents pour aller plus loin :
Féminisme, la case en trop : [x]
Madame ou madame ? [x]

**Ils ont participé à la rédaction de cette FAQ sur le féminisme.**
FAQ co-écrite le 23/02/13 par…
– Biaise [x] 22 ans, technicienne informatique, libriste, libertine, libertaire.
– Égalitariste [x] Féministe végétarienne de 23 ans, surnommée Dame Moustache sur twitter. Illustratrice.
– Marie-Lou [x] Doctorant en sociologie (ne bosse pas directement sur les questions de genre, mais intéressé), 30 ans.
– Omniia 23 ans, féministe végétarienne, étudiante en Psychologie Sociale.
– Pierrecastor 26 ans.
– AntiSexisme [x]
– Elzen [x]
– Grünt

63 réflexions au sujet de « Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. »

    • je voudrais réagir sur ce paragraphe:

      « Il y a aussi des hommes battus et des hommes violés, vous ne faites rien pour eux ! »

      Je fais partie de ce que vous considérez comme une minorité. Je pense qu’il est extrêmement dangereux de véhiculer ce genre de clichés. Le viol en général est un tabou dans toute la société, et un homme violé n’est pas considéré comme une victime!

      Je ne nie pas qu’il n’est pas considéré comme coupable à contrario d’une femme, mais il est encore moins considéré comme une victime!

      • Oui il y a des hommes violés, en général par… des hommes. J’ai été victime d’une agression sexuelle quand j’avais une quinzaine d’année, dans le métro, par un homme. Une expérience douloureuse qui m’a au moins évité de dire des conneries récurrentes comme « mais pourquoi elle s’est pas débattue », « pourquoi elle a pas crié » ; la sidération, je sais ce que c’est. Je me sens très proche de toutes les victimes (et la lutte contre les violences faites aux femmes est un des combats importants pour moi. J’en ai même fait une activité professionnelle pendant plusieurs années).

        Je dis souvent en souriant que je me sens « soeur » avec toutes les victimes des prédateurs machistes car quand j’analyse ce qui m’est arrivé je porte le même jugement que pour une agression sexuelle, un viol contre une femme, j’ai été aussi victime de la domination masculine, je ne caractérise pas autrement l’agression dont j’ai été victime d’agression sexiste, même si je suis un homme. mais le processus de prise de pouvoir sur l’autre, de réduction de l’autre à l’état de proie, son anéantissement, sa non reconnaissance comme être autonome et libre est le fondement du sexisme, du pouvoir patriarcal.

        • Bonjour,

          Ton témoignage est glaçant et je te remercie d’avoir eu le courage de témoigner ici. Ce que tu as vécu est effectivement une agression sexiste, même si elle est d’homme à homme. Il y a un rapport de domination abominable et je te souhaite de passer au dessus de ça. Plein de soutien moral à toi.

          Je me permets de te faire savoir que si tu le souhaites (et si tu en as le courage) tu peux témoigner sur un site où des gens se réunissent (http://polyvalencemonpote.com/vs/) pour parler des violences sexistes qu’ils ont vécus ou dont ils ont été témoins qu’ils soient hommes ou femmes. On a très peu de témoignages d’hommes qui ont vécu ce type d’agression et je pense que c’est important d’en parler aussi pour permettre de sortir ces personnes de l’invisibilisation. C’est pourquoi je te transmets l’information, en espérant que tu ne le prendras pas mal. Bien sûr, ce n’est qu’une simple proposition. Donc si tu en as l’envie et le courage, tu peux envoyer ton texte à cette adresse mail : tanpmp@gmail.com

          Voilou.

        • Je suis activiste en ma manière à propos de plusieurs autres choses… dont certains ont un lien en ton texte.

          Le patriarche pour moi incarne les politiciens, les tribunaux, les médecins, les patrons, les « monsieur » et les papas… et hum… à un certain degré les mamans et… mais je m’y lancerai pas en ce mini-essai.

          Et le machisme est l’idéologie et le comportement fondés sur l’idée que l’homme domine socialement la femme et qu’il faut, en tout, faire primer de supposées vertus viriles (Le petit Larousse, 2009) et selon moi, le machisme est la peur de perdre, de se perdre, de se voir faible, d’être vu faible en force et au final d’être violé et ces facteurs psychologiques attribuent une quête effrénée a prouver ces contraires énumérés et à rejeter tous ce qui soient perçus comme des qualités « dites féminines ».

          Il y a logique. La femme peut porter un enfant et l’homme ne peut pas.

          Le mâle humain a perdu depuis le début de l’existence animale sexuée. Les autres mâles se sont résignés a ce fait.

          Ce que je peux te suggérer est de sensibiliser les garçons qu’il n’est pas important d’avoir une sexualité pour se sentir valoriser en les sociétés humaines, d’aujourd’hui et de s’en même éloigner … mais la sensualité et l’onanisme sont autres aspects émotionnels et ils sont très importants.

          …il faudrait que les garçons choisissent entres les érotismes et les sensualités envers soi, un affinement vers féminité ou la masculinité ou autre en son image… et il faudra qu’ils respectent les choix des autres garçons qui ont fait pour leur propre image.

          Je crois que ce message pourrait aider à assouvir l’anxiété de prouver sa virilité chez les garcons et les « hommes ».

  1. Ping : Ce qu’il ne fallait pas manquer aujourd’hui ! | Sublimes Creatures

  2. Ping : « Je ne suis pas féministe, mais …  | «Genre!

  3. (il y aurait donc un pouvoir à prendre ? Ahem, ahem)

    TILT -> se prépare des reparties de folie en perspective la prochaine fois que dans une même phrase on me dit « n’importe quoi l’égalité est là, de t’façon vous voulez prendre le pouvoir!! »

    merci!

    • Aha, hésites pas à revenir pour faire part de tes expériences quand t’auras cloué le bec de ceux qui accusent les féministes de vouloir faire un putch matriarcal. 😀

  4. Alors, concernant l' »évolution » pour la femme dont tu parles, perso, je ne vois pas bien en quoi passer de « je ne dois pas me maquiller après le mariage pour pas rendre mon mari jaloux » à « je dois me maquiller pour plaire à mon mari/conjoint/petit copain et pour être socialement attractive » est une évolution. C’est un peu comme troquer la peste contre le choléra. La véritable évolution, ce sera quand les femmes pourront faire ce qu’elles veulent sans devoir se soucier de savoir si ça plaît ou non aux hommes.

    Sinon, tu dis « les hommes doivent se maquiller, pas paraître fatigués etc ». Oui, le culte de l’aphrodisme frappe aussi les hommes, mais beaucoup moins violemment que les femmes. Tu remarqueras qu’un homme qui vieillit par exemple peut encore être vu comme étant beau (regarde Georges Cloney). C’est pas le cas pour une femme. Et s’il est bien vu par les magazines de présenter des hommes sans poils, tu remarqueras qu’en société un homme pas épilé choque beaucoup moins qu’une femme pas épilée. Pour finir, je te fais remarquer que c’est un peu pénible, quand on parle de ce qui aliène les femmes (catégorie oppressée de la société par le patriarcat), d’entendre « oui mais les hommes ». Est-ce que quand on te parle de l’oppression des noirs tu dis « oui mais les blancs ? »

    •  » Trouve moi une seule femme célèbre qui est considérée comme un sex-symbol et qui a plus de 50 ans « 

      Avis personnel ou non, Isabelle Hupert, Kristin Scot Thomas, Meryl Streep. Après, ya plein de sens qui peuvent être attachés à sex-symbol. Dans le sens où elles sont vraiment belles, et séduisantes, oui je considère que ce sont des sex-symbols.

      Ah, et si, ça choque chez moi, dans ma génération née en 90’s à Paris, chez mes amis femmes comme hommes, qu’un vieux sorte avec une fille beaucoup plus jeune. De la même manière pour qu’une femme. Après, je ne dis pas que ça représente la majorité, n’empêche que.

      Bref, sinon, je suis assez d’accord avec le reste de cette réponse de commentaire 🙂

    • Claire Chazal rentre sans doute dans les deux catégories, toujours considérée comme belle à 50 ans passés, et toujours présentatrice du journal de la première chaine française (le week-end certes). Après exception, règle tout ça…

  5. Après avoir lu cet article, je me demandais s’il était possible de parler à quelqu’un comme myroie de manière privé. Ce texte a fait que je me pose un certain nombre de questions.

  6. Ping : Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. | Féminisme, Genre, LGBTIQ | Scoop.it

  7. Bon, je vais me faire l’avocat du diable, histoire de bien piger une partie de la FAQ (qui par ailleurs est très bien faite, je trouve, et reflète bien ce que je lis ça et là sur « les féministes veulent renverser les rôles et pas l’égalité » et autres fadaises).

    Je suis parfaitement convaincu que ~90% (ou plus) de la différence faite entre les genres est bien le résultat d’une construction sociale/normée (il y a assez de preuves trouvées « dans la nature » dans diverses sociétés ou les rôles ont été inversés — femmes agressives et possédant le pouvoir économique et politique vs. hommes « sensibles » et prenant mal que leur femme se masturbe par ex. — pour qu’on puisse considérer que cette hypothèse est vérifiée et validée).

    Ceci étant dit, je repars sur mon satanique avocat du diable, à propos des différences biologiques. S’il est vrai (et démontré) que les capacités intellectuelles des femmes et des hommes sont égales, ne pourrait-on pas raisonner en termes « probabilistes » ? Certes, un homme sur 20 000 a deux chromosomes XX (et non XY), ce qui montre que même aux plus bas niveaux de la biologie, il n’y a pas d’absolu. Cependant, on pourrait par exemple établir des statistiques sur le taux moyen d’hormones (testostérone et œstrogènes par exemple, présentes toutes deux en quantités différentes chez l’homme et la femme). De même que dans certaines sociétés, les femmes deviennent des hommes (et peuvent siéger aux « conseils » du village/de la cité) des lors qu’elles sont ménopausées, l’impact de la testostérone sur l’agressivité de l’être humain est bien démontrée, et (si je me souviens bien) on se retrouve bien avec ces femmes qui sont aussi agressives que les hommes du conseil.

    Bref, que répondre à une approche « statistique » qui dirait que modulo ~2% de la population (population LGBT, plus quelques « aberrations » de part et d’autres), on peut attendre des « comportements-types » (même si plusieurs types « par genre » peuvent être prédéfinis) en fonction du taux d’hormone (et donc indirectement du sexe) ?

    • En fait, comme le dit Catherine Vidal, rien ne prouve que les hormones agissent suffisamment sur le cerveau pour qu’on ait des « pulsions » que le néo-cortex ne puisse pas maîtriser. Effectivement ça a une influence sur les désirs de base, mais rien qui ne puisse être réglementé par la raison et l’éducation. Je t’invite à regarder les vidéos de cette neuro-biologiste donc, pour mieux comprendre ce qu’il en est.

      Personnellement, d’après ce que j’ai lu sur le cerveau et son fonctionnement je pense effectivement que les hormones peuvent avoir une influence sur notre manière d’agir, mais minime. A mon avis, il y a autant de différence entre un homme qui sécrète peu de testostérone et un homme qui en sécrète beaucoup qu’un homme et sa testostérone et une femme et ses œstrogènes. Mais il ne faut pas oublier que ces hormones sont présentes pour préparer nos corps uniquement physiquement (autrement dit à rendre nos attributs génitaux opérationnels) pour la reproduction. Nous n’en sommes plus au stade où les femmes ont leur chaleurs et où les hommes se battent pour monter une femelle. Donc oui, nous sommes différents, qui peut le nier, d’un point de vu génital. Mais c’est tout. Et ça ne devrait pas justifier toutes les différences de traitement qu’on peut observer aujourd’hui.

      • OK, je note pour Catherine Vidal. 🙂

        Histoire d’insister un peu (sans faire mon relou, j’espère) : j’avais donné l’exemple des hormones, mais en fait mon idée était de trouver une « réponse globale » aux gens qui veulent démontrer une « différence biologique » fondamentale : « Et si tout un tas de facteurs, comme les hormones, qui ont un impact faible (pris isolement) avaient un impact « fort » si on cumule leurs effets ? »

        Pour reprendre l’hypothèse d’un « déterminisme statistique » : il serait sans doute accepté par beaucoup de monde de dire que les femmes sont (en général) physiquement moins fortes que les hommes, ce qui explique qu’on utilise plutôt des hommes sur des chantiers (ma réponse à ceci est qu’on est dans une société suffisamment avancée pour que la plupart des métiers sur un chantier utilisent des outils pour faire le plus gros du boulot, et que donc la différence physique est « gommée » grâce à la technologie).

        • Une femme, si elle le désire, peut se muscler suffisamment pour avoir la force de soulever des objets lourds (regarde les bodybuildeuses).

          Encore une fois, le rôle des hormones, c’est la procréation, rien de plus. Mais de toute façon, si tu cherches à te forger une argumentation béton pour ceux qui te parlent du déterminisme génétique pour justifier le sexisme ordinaire et la culture du genre, je t’arrête tout de suite : c’est pas possible, ils/elles trouveront toujours une faille quelque part à exploiter. Avoir l’argumentation parfaite n’est pas un but en soit quand en face tu as affaire à des gens qui sont capables de se retourner le cerveau juste pour justifier un système injuste qui leur convient. Quand une personne veut se persuader que les hommes et les femmes sont inégaux, elle y parviendra quoiqu’il arrive. Tout ce que j’ai à répondre à ces personnes, me concernant, c’est qu’en tant que femme, je n’ai pas l’impression que parce que j’ai un vagin il y a de quelconques activités que je ne puisse pas pratiquer si je le veux vraiment. Et savoir ça me suffit.

          • OK. Ma question avait aussi ce côté implicite du « quand arrêter les frais ».

            Merci pour la réponse. 🙂

          • C’est pas que je ne suis pas d’accord mais il me semble que la testostérone fait partie des hormones qui favorise la croissance des muscles. Hors, si la femme ne produisait pas cette hormones, elle ne tiendrais pas debout et ne survivrais pas bien longtemps dans la nature. Dans le domaine du sport, j’ai lue un article qui dénonce un fait tout à fait « étonnant »: il semblerais que les sportives de haut niveau produise pratiquement le même taux de testostérone que les hommes et que cela ne plais pas trop à nos amis sportif masculin. Du coup c’est accusation de dopage et dosage hormonale obligatoire pour ces dames….(nota: il faudrait que je retrouve cette article, c’est très intéressant à lire je trouve)… en suite, il me semble (d’après ce que j’ai compris) que l’équilibre hormonales est très important pour l’entretiens du corps vivant (pas que pour les humain, cela vos pour pas mal de bestiole en faite), une surdose d’une hormone bien précise peut foutre le bordel dans le corps et même peut provoquer la mort de l’être vivant (demander confirmation au prêt d’un médecin qui s’occupe des trans).

            Conclusion: les hormones sont hyper importante pour la santé globale du corps « vivant » (ben oui, les animaux aussi ein, ils compte eux aussi ^^). C’est mon hypothèse mais je suis sûr de rien, je ne fais que répété ce que je pense avoir compris.

            Maintenant, je vais radicalement changer de sujet, je sais pas pour vous, mais j’ai crue remarque une casis absence de sexisme dans les communauté PA (Protection Animal) hommes comme femme sont tellement préoccupé par le sort des animaux qu’ils en arrive à presque oublié le sexisme. Dans le sens contraire, les anti-PA sont ultra misogyne (un molosse de plus de 20kg ne s’éduque pas mais se dresse uniquement par la force et la violence, seul un homme peut dresser un molosse + théorie de domination canine et autres connerie qui on fracasser plus d’un chien en plus de mettre à mal la réputation des éducatrices canine professionnel ainsi que la théorie de l’éducation positive). Bien sûr, cela n’empêche pas qu’il est des divergence dans les courant de pensé de la PA, mais cela effacerait presque le sexisme. Peut-être que se serais une petite solution pour évoluer vers l’égalité des sexe: trouver un combat/activité/idéoligie/rêve ou je sais pas quoi en commun pour gommer le sexisme? Dans le monde de la PA, les animaux ne font pas de sexisme, un chien aimera son maître qu’il soit homme ou femme, qu’importe du moment qu’il est traiter avec amour et respect….

            Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec votre FAQ, j’en suis même émerveillée!

            Tenez, une petite citation pour contrer cette théorie stupide de la « clér » (vous savez? une clef qui ouvre plain de porte est une bonne clef et une porte qui se fait ouvrir par plain de clef est une porte moisie et blablabla)

            « L’on dit qu’un four qui cuit beaucoup de baguette est un très bon four, mais une baguette qui visite plusieurs fours est une baguette brûlée. »

            Très efficace pour cloué le bec au plus coriace des misogynes 😉

          • Ahaha, les défenseurs des animaux, pas sexistes… Si seulement. 🙁

            Malheureusement, je peux te dire que dans mes luttes contre le spécisme, des sexistes j’en ai rencontré et pas qu’un peu. Déjà, suffit de voir Péta et ses campagnes publicitaires pour se faire une idée. -_- Enfin bref, non, je crois que le seul moyen de lutter contre le sexisme, c’est de le dénoncer autant que faire se peu. ^^’

          • C’est l’œstradiol qui fait que les muscles prennent plus de volume mais le nombre de cellules musculaires reste le même. La testostérone est plus une hormone véhiculaire. Elle se transforme soit en œstradiol qui bâtit ou soit en dihydrotestostérone qui virilise.

            Le mâle humain a un grand nombre de testostérone en le sang alors…

            Moi, qui suis atteinte de transsexualisme, j’avais arrêté de m’appliquer les timbres d’œstradiol parce que j’avais peur de devenir balèze.

            En tout cas, c’est ce que j’avais lu, il y a quelques temps en mes livres de physiologie.

          • mille pardon j’ai oublié de mettre en lien mon site (l’avait oubliée celui là XD) et bien sûr, me suis pas géné pour copié allègrement votre article et même de poster un lien directe vers votre blog (mouhahaha je suis diabolique >D).

          • Ha flutte alors! Vous m’avez enlevez une douce illusion… pô sympa :'(

            Pour ma part Peta n’est pas vraiment un exemple de sagesse quelque soit la lutte engagée (faut voir la réputation qu’ils ont lol) tout comme la plus part des extrémiste de la PA (ALF et j’en passe) mais la c’est mon opinion personnel.

            Disons que j’ai un peut trop généralisé alors. La communauté dans la quelle j’étais étais pratiquement féministe à outrance en plus de faire de la PA. ^^

            Oui, je suis bien d’accord avec vous, il faut dénoncer tout cela…ça va être long mais je suis sûr qu’un jours on y arrivera, j’en suis sûr.

            Et j’imagine qu’il est inutile que je vous passe l’adresse du célébrissime article de Mar_Lard sur le sexisme entre geek? En tout cas, les gens sexiste qui ont lue cette article se sont pris une sacrée claque lol

            M’enfin bref, comme disent les gogoles de la manif’ pour tous: On lâche rien! ^^

        • Stephane Zuckerman

          … les africaines, les indiennes et les chinoises ont travaillé dans des chantiers de construction avec une masse en leur main… alors, ici, il y a question de tes propres perceptions qui sont des illusions établies par ta propre culture gaulois-franque.

    • « Aberrations »…?…

      Il y a des garçons (de tous âges) en France qui aspirent à ressembler comme une fille ou à devenir une fille et qu’ils réussissent très bien…

      Malheureusement, aujourd’hui, ils sont rares… surtout, s’ils se réveillent tard en la vie

      Je pense ce que tu appelles « aberration » est plutôt l’alimentation aberrante de presque l’entièreté de population mâle humain de France… alors voir une déchéance de l’image érotique, masculine ou féminine, de ces personnes.

      Heureusement, il y a un nombre grandissant de ces garçons qui commence à être un peu plus futé à se prendre soin.

  8. Bonjour, merci pour ce billet ! Je suis féministe depuis… Toujours je crois, la question ne s’est jamais posée en fait mais j’ai toujours milité, seule dans mon coin. Est-il possible de rejoindre un réseau ou discuter avec d’autres personnes ? Je me sens seule ^^

    • Avec plaisir ! 🙂

      Pour les endroits où tu peux te faire des amis féministes, je ne peux que te conseiller Twitter. Des tas de féministes parlent ensemble tous les jours, et c’est assez agréable. Je peux te donner des noms à follow si ça t’intéresse. 🙂

      • Merci pour ta réponse ! Je follow quelques personnes sur twitter mais je n’ose pas trop leur parler (dont toi en fait…) ^^’

          • Nymphetameen. Mais j’ai peur de dire des bêtises ou de mal organiser mes idées… Je n’ai pas l’habitude, généralement quand je milite, je me fais rembarrer (bon certes, normalement, vous devriez être généralement d’accord avec moi !) !

  9. Très sympathique, cette FAQ. Merci donc de l’avoir écrite. Je me la garde sous le coude : en la lisant, j’avais l’impression d’avoir ma liste interne de ce genre de remarques qui se cochaient au fur et à mesure, surtout dans la catégorie « dénis du problème ».

    J’ai toutefois quelques remarques/question, si je puis me permettre.

    « En fait, les progrès qu’on a fait portent sur les droits théoriques des femmes : droit de vote, absence de discriminations dans la loi et les contrats… Ce combat est à peu près terminé. »

    Je sais que le texte est déjà long, mais ne serait-il pas bon de mettre au moins un exemple ici ? J’ai en tête le choix du nom des enfants et le congé m(p)aternité après la naissance, mais peut-être y en a-t-il un autre moins connu ?

    « Plus sérieusement, jamais les femmes féministes n’ont demandé plus de pouvoir que les hommes. »

    Cette partie me dérange quelque peu après le paragraphe nommé « LE féminisme ». De fait, il y a des courant qui se disent féministes et qui sont clairement sexistes voire même mysandres (notamment certains mouvements extrémistes loin d’être anodins aux États-Unis… j’ai le nom d’une de ses têtes de file sur le bout de la langue, il faut que je retrouve ça). Aux yeux de quelqu’un en ayant connaissance et lisant cette partie, cela pourrait discréditer tout le reste. Peut-être faudrait-il dans « LE féminisme » préciser que la suite n’a trait qu’au féminisme égalitariste (bon, ça m’écorche les doigts d’écrire féminisme égalitariste qui pour moi est un pléonasme, mais il y a bien des courants qui se disent féministes et qui ne sont pas égalitariste). De même, il y a des féminismes égalitaristes mais essentialistes (les hommes et les femmes sont égaux mais différents par essence) qui, là encore, ne se retrouveraient pas dans ta FAQ, me semble, non ?

    « Christine Delphy (entre autres) à expliqué que ce n’est pas le sexe qui crée le genre, mais bien l’inverse; c’est à dire que le choix de poser la différence sexuelle comme pertinent est un choix culturel. »

    Outre une petite faute (à au lieu de a), cette partie ne me semble pas claire. Ce n’est pas le sexe qui crée le genre, ok. C’est le genre qui crée le sexe, hein ?!? Là, je décroche. Après le « c’est-à-dire », là encore, ok, mais je ne vois toujours pas en quoi ça explique « c’est le genre qui crée le sexe » (si on est bien d’accord que le sexe, c’est bêtement les organes génitaux et qu’on exclue la chirurgie). Je peux avoir un supplément d’explication, s’il vous plaît ? (Je vais de toute façon me renseigner sur Christine Delphy, ce n’est pas la première fois que je croise son nom, elle a l’air intéressante.)

    « Pour finir, il faut noter que les hommes violés ou battus ne sont jamais posés en coupable alors qu’ils sont des victimes. On ne dira jamais au sujet d’un hommes qu’il a mérité un viol parce qu’il se baladait torse nu, par exemple. »

    Malheureusement, j’ai vu un cas fort médiatique où l’égalité était atteinte par le mauvais bout (et ce n’est pas forcément le seul). C’était un voleur qui avait été pris sur le fait par la propriétaire du magasin qu’il visitait, et qui avait été séquestré et violé pendant deux jours. Les réactions sur Internet mais aussi dans les journaux avaient été pour beaucoup à vomir, oscillant entre moqueries et « s’il a subit ça, vu que c’est un homme, c’est bien qu’il était consentant ». Le « jamais » devrait être remplacé, à mon avis, par « moins systématiquement ».

    « Oui, mais les hommes ont un pénis et de la testostérone et les femmes des seins et des œstrogènes, et puis les femmes portent les enfants, c’est la nature. »

    Une référence qui me paraît très pertinente à ajouter ici, si je puis me permettre la suggestion, c’est un article du blog Sociological Images (en anglais) qui montre sur un exemple que souvent les différences montrées entre femmes et hommes sont mis en exergue par une moyenne, alors que c’est la distribution des valeurs qu’il faut regarder :

    http://thesocietypages.org/socimages/2010/09/13/guest-post-delusions-of-dimorphism/

    Ce qui permet de voir que dans beaucoup de cas où l’on met en avant des différences fondamentales, non seulement elles ne sont pas énormes si l’on se penche sur les chiffres, mais en plus, elles cachent des recoupements énormes.

    • Bonjour, et merci de ton commentaire. Je vais essayer d’y répondre au mieux.

      « En fait, les progrès qu’on a fait portent sur les droits théoriques des femmes : droit de vote, absence de discriminations dans la loi et les contrats… Ce combat est à peu près terminé. »

      Je sais que le texte est déjà long, mais ne serait-il pas bon de mettre au moins un exemple ici ? J’ai en tête le choix du nom des enfants et le congé m(p)aternité après la naissance, mais peut-être y en a-t-il un autre moins connu ?

      Parler des combats en cours (si c’est ce genre d’exemple que tu demandes) serait trop compliqué dans cette partie de la FAQ : les féministes ne s’accordent pas sur tous les combats. Lesquels donner ? On essaye de parler du féminisme dans sa globalité, donner des exemples, c’est prendre le risque de se ranger derrière telle ou telle bannière féministe au détriment d’une autre. On a donc jugé inapproprié d’en donner. Mais on en donne plus bas (on parle du congé paternité notamment).

      « Plus sérieusement, jamais les femmes féministes n’ont demandé plus de pouvoir que les hommes. »

      Cette partie me dérange quelque peu après le paragraphe nommé « LE féminisme ». De fait, il y a des courant qui se disent féministes et qui sont clairement sexistes voire même mysandres (notamment certains mouvements extrémistes loin d’être anodins aux États-Unis… j’ai le nom d’une de ses têtes de file sur le bout de la langue, il faut que je retrouve ça). Aux yeux de quelqu’un en ayant connaissance et lisant cette partie, cela pourrait discréditer tout le reste. Peut-être faudrait-il dans « LE féminisme » préciser que la suite n’a trait qu’au féminisme égalitariste (bon, ça m’écorche les doigts d’écrire féminisme égalitariste qui pour moi est un pléonasme, mais il y a bien des courants qui se disent féministes et qui ne sont pas égalitariste). De même, il y a des féminismes égalitaristes mais essentialistes (les hommes et les femmes sont égaux mais différents par essence) qui, là encore, ne se retrouveraient pas dans ta FAQ, me semble, non ?

      De toutes les personnes qui ont écrit cette FAQ, aucun féministes n’a jamais eu affaire à ces castratrices. Je pense que parler de ce plus ou moins mythe c’est dériver. Il existe des féministes intolérants, mais c’est souvent contre les trans, les étrangers etc. On n’a jamais vu de féministes castratrices, jamais entendu parler rien. Mais si tu retrouves un lien prouvant de manière tangible qu’il existe des féministes qui veulent se venger des hommes et inverser le rapport de force, je veux bien en reparler. Pour le moment, ces féministes ont toujours existé sous forme de mythe. Nous n’avons pas l’intention d’évoquer les mythes dans cette FAQ.

      « Christine Delphy (entre autres) à expliqué que ce n’est pas le sexe qui crée le genre, mais bien l’inverse; c’est à dire que le choix de poser la différence sexuelle comme pertinent est un choix culturel. »

      Outre une petite faute (à au lieu de a), cette partie ne me semble pas claire. Ce n’est pas le sexe qui crée le genre, ok. C’est le genre qui crée le sexe, hein ?!? Là, je décroche. Après le « c’est-à-dire », là encore, ok, mais je ne vois toujours pas en quoi ça explique « c’est le genre qui crée le sexe » (si on est bien d’accord que le sexe, c’est bêtement les organes génitaux et qu’on exclue la chirurgie). Je peux avoir un supplément d’explication, s’il vous plaît ? (Je vais de toute façon me renseigner sur Christine Delphy, ce n’est pas la première fois que je croise son nom, elle a l’air intéressante.)

      Des liens sont donnés pour aller plus loin. Mais en gros le genre créé le sexe non pas dans le sens « créé le sexe génital » mais créé le sexe statut. Dans le sens où, parce que tu as un vagin/un pénis du vas devoir agir d’une manière spécifique sous peine d’être mis au ban de la société. Ce texte était assez clair pour beaucoup de non féministes. Je ne pense pas qu’il faille le changer, mais ça ne me dérange pas de préciser le propos ici. 🙂 J’espère que tu comprendras qu’on ne peut pas ajouter des précisions pour chaque partie qu’une seule personne ne comprend pas. Sinon, le texte deviendrais trois fois plus long, et deviendrai illisible. Les commentaires sont aussi ouverts pour répondre aux éventuelles questions.

      « Pour finir, il faut noter que les hommes violés ou battus ne sont jamais posés en coupable alors qu’ils sont des victimes. On ne dira jamais au sujet d’un hommes qu’il a mérité un viol parce qu’il se baladait torse nu, par exemple. »

      Malheureusement, j’ai vu un cas fort médiatique où l’égalité était atteinte par le mauvais bout (et ce n’est pas forcément le seul). C’était un voleur qui avait été pris sur le fait par la propriétaire du magasin qu’il visitait, et qui avait été séquestré et violé pendant deux jours. Les réactions sur Internet mais aussi dans les journaux avaient été pour beaucoup à vomir, oscillant entre moqueries et « s’il a subit ça, vu que c’est un homme, c’est bien qu’il était consentant ». Le « jamais » devrait être remplacé, à mon avis, par « moins systématiquement ».

      Tu confonds deux choses : un homme n’est jamais considéré comme un criminel quand il est violé. Il est juste considéré qu’il ne peut pas être violé. C’est regrettable, mais c’est différent. Le viol d’un homme est nié parce qu’il est considéré qu’un homme ne peut pas ne pas vouloir s’envoyer en l’air. Qui plus est tu parles d’un exemple isolé. on ne peut pas souligner toutes les exceptions qui existent, ce serait sans fin. Surtout à partir de on-dit. Encore une fois, tu ne donnes pas de source fiables. Je ne nie pas que ça existe, mais on peut toujours trouver des exceptions. Dans les faits, la plupart du temps, les choses se passent telles qu’elles sont décrites dans le paragraphe dont il est question.

      Pour finir, ton lien a l’air très intéressant, mais malheureusement, pour les non-anglophones, nous nous sommes efforcés de partager de lien en français. Est-ce qu’à tout hasard tu n’aurais pas la version française de cet article qui a l’air très intéressant, effectivement ?

      Voilà, merci.

      • Merci pour ces réponses et éclaircissements. (Zut, comment qu’on fait pour faire de jolies citations en mettant des italiques ? C’est réservé aux rédacteurs ?)

        « Mais si tu retrouves un lien prouvant de manière tangible qu’il existe des féministes qui veulent se venger des hommes et inverser le rapport de force, je veux bien en reparler. Pour le moment, ces féministes ont toujours existé sous forme de mythe. Nous n’avons pas l’intention d’évoquer les mythes dans cette FAQ. »

        Mes connaissances (assez maigres, vu qu’ils sont extrémistes et heureusement a priori peu répandus) de ces mouvements sont issus de livres qui ont le mauvais goût de ne pas disposer de Ctrl+F en état de fonctionner. J’essaierai de retrouver mes sources (me semble que Badinter en parlait dans l' »Amour en plus ») et si jamais je retrouve, et si ça t’intéresse, je t’enverrai ça via la rubrique de contact (parce que d’ici là, les commentaires, blog oblige, risquent d’avoir pris la poussière).

        « Tu confonds deux choses : un homme n’est jamais considéré comme un criminel quand il est violé. Il est juste considéré qu’il ne peut pas être violé. C’est regrettable, mais c’est différent. Le viol d’un homme est nié parce qu’il est considéré qu’un homme ne peut pas ne pas vouloir s’envoyer en l’air. »

        C’était un brin plus pernicieux : c’était plutôt sur le thème « si une femme a réussi à la battre, il mérite d’être violé ». Et pour le coup, j’ai retrouvé des liens (c’est un Russe, pas un Danois) :

        http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/un-homme-viole-c-est-quand-meme-l-anecdote-la-plus-amusante-du-monde/11673

        http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/07/13/2547892_un-voleur-russe-a-ete-sequestre-et-abuse-par-sa-victime-une-coiffeuse-experte-en-karate.html

        « Pour finir, ton lien a l’air très intéressant, mais malheureusement, pour les non-anglophones, nous nous sommes efforcés de partager de lien en français. Est-ce qu’à tout hasard tu n’aurais pas la version française de cet article qui a l’air très intéressant, effectivement ? »

        Là encore, mes sources sont plutôt livresques. Lise Eliot en parle aussi, et elle a été traduite, dans « Cerveau rose, cerveau bleu » :

        http://www.laffont.fr/site/cerveau_rose_cerveau_bleu_&100&9782221115596.html

        Je n’ai pas encore fini son livre, mais il est fort intéressant, même si elle passe vite et sans trop d’esprit critique sur l’expérience des singes et des jouets d’enfants (j’avoue que ça m’a un brin déçu). Elle est dans la même lignée que Catherine Vidal. D’ailleurs, dans ses livres, cette dernière parle aussi du fait qu’il faut se méfier des moyennes qui cachent des distributions bien moins sympathiques pour les thèses différentialistes. Il y a sûrement moyen de trouver des liens français grâce à elle.

        D’ailleurs, cette FAQ ne lie que des pages web. J’imagine que c’est un choix délibéré ? Parce que pour aller vraiment plus loin, les livres, c’est bien aussi. 🙂

  10. Merci! Quand je parle des droits de la femme, et que j’entends des réponses comme celles que vous donnez en exemple, je me trouvais toujours démunie car mon cerveau se bloque : je comprends que j’ai affaire à des sophismes mais je n’arrive pas à les démonter. Alors, franchement, votre Faq est super!

    De plus, j’ai toujours réfuté le nom de « féministe » car on se sert toujours de ça pour décrédibiliser mon propos. Aujourd’hui, ça a changé§

    Une féministe qui s’ignorait

    • Très heureuse d’avoir pu t’aider. 🙂

      Effectivement, quand on ose se dire féministe sans en rougir, on passe un cap, que je trouve important. Je suis contente qu’on ai pu t’aider dans ce sens. 🙂

  11. je suis un homme et je suis selon votre définition, un féministe. J’approuve grandement cette article et le trouve très bien écrit et très bien expliqué. Il y a encore beaucoup de travail pour aboutir à l’égalité entre tous, que se soit entre les sexes,les religions,les orientations sexuelles,les Hommes…

    Le seul petit ( mais alors tout petit!) bémol que j’y mettrais, c’est quand vous argumentez sur l’art. Vous le citez deux fois en disant que c’est plus dans le domaine de l’homme que de la femme et que la société misogyne le dit aussi.

    Je ne suis pas d’accord avec ça! l’art (sous toutes ses formes) n’appartient pas à un sexe en particulier, il doit y avoir autant d’artiste féminin que masculin et je suis sûr que le plus gros des macho dirais même que l’art c’est de la sensiblerie de gonzesse! 🙂

    Mis à part ce petit point, je vous souhaite une bonne lutte et ne baisser pas les bras

    • Merci !

      Si tu t’es découvert féministe, j’en suis ravie. Ce n’est pas un cercle fermé, bien au contraire. 🙂 Si tu en as l’envie et le temps, n’hésite pas à potasser un peu les liens ici et là. J’en donne partout sur mon blog. ^^

      Concernant l’art, es-tu sûr qu’on a pas plutôt utilisé le terme « média » ? J’aimerais, si tu veux bien, que tu cites exactement les passages qui t’ont fait réagir pour que je puisse te répondre correctement et éventuellement plus en détail. 🙂

      Ceci dit, je ne nie pas qu’il y a autant de femmes artistes que d’hommes. Mais bien souvent, on donne plus de crédits à une œuvre masculine. Combien de grands compositeurs femmes connais-tu pour combien d’hommes ? Me concernant, je ne connais que l’artiste anonyme présumée femme qui a fait GreensLeaves. Mais sinon ? Beethoven, Mozart, Stravinsky, Schostakovitch, Vivaldi, Bach, des hommes, encore et toujours. De même pour l’art pictural : à part Claudel (en sculpture) et Marie Laurencin, après, des hommes encore et toujours sont retenus : Dali, Magritt, Klein, Picasso, Money, Botticelli, Raphael, Michel Ange, etc De même pour la poésie, la littérature, les science, etc. L’histoire retiens beaucoup des noms d’hommes. Les femmes sont les grandes absentes de l’histoire et ne ressurgissent qu’ici et là de temps à autre. Une fois j’avais fait cet exercice pour mieux m’en rendre compte : trouver en 5 minutes 10 femmes qui ont marqué l’histoire. Puis faire la même chose avec 10 hommes. Alors oui, si on fait une recherche approfondie, on peut toujours en trouver des femmes qui ont agit au cours de l’histoire, mais les noms de femmes atteignent plus difficilement une grande renommée que celle des hommes. J’ai cité Marie Laurencin plus haut, mais combien la connaissent ? Comparé à un Picasso, elle fait pâle figure question célébrité.

      Alors tu pourrais me dire qu’aujourd’hui, c’est différent, dans les arts, les femmes ont leur place. Et je serais un peu d’accord. Disons que c’est sûr, c’est mieux qu’avant où la femme était considérée comme étant trop inférieure pour faire quoique ce soit d’artistique ou d’intellectuel. Mais ça reste problématique. Les grands noms de la musique récente sont, encore une fois, souvent des noms d’hommes : les Beatles, les Rowling Stones, Les Sex Pistol, Queen, Nirvana, Brel, Brassens, Noir Désir… Quelle femme pour autant de renommée ? Edith Piaf ? Dans la BD, même combat, pour des Hergé, des Bourgeon, Barbucci, Peyo, Bilal, Moebius, Loisel etc, je peux citer deux femmes à chaud : Barbara Cenepa et Claire Wendling. Le Cinéma, même chose : combien de réalisatrices pour combien de réalisateurs ? Bref.

      Tout ce qui est reconnu socialement est encore aux mains des hommes. Les femmes reprennent peu à peu leurs droits, mais on est loin d’avoir fini. Il y a encore beaucoup de travail. 🙂

      • Pour la musique récente, il y a quand même pas que Piaf, Josephine Baker, Mylène Farmer, Céline Dion, Barbara, Barbara Streisand, Amy Winehouse, Madonna… c’est sans doute le domaine artistique ou elles sont le mieux représentées. Sauf pour les groupes évidement, aucun nom me vient en tout cas.

      • Il y a un contexte culturel ici… pourtant, beaucoup de filles et de femmes en les cultures asiatiques de l’Extrême-Est ont excellé à tout et les japonaises depuis les 50’s ont fait d’excellentes et populaires bandes dessinées…

        … en France, il y a Marie Curie même si elle est d’origine polonaise… mais il y a eu beaucoup de femmes d’origines françaises qui ont été scientifiques ou qui ont fait de l’aviation en les quarante (l’aviatrice, Helene Boucher, 1908 et 1934)… c’est que nous ne retenons pas les multitudes de noms de personnes historiques…

        … je pense que ça soit plutôt notre perception surdimensionnée envers les popularités masculines et aussi je blâme beaucoup le fait que les petites filles ont subis un lavage de cerveau en leur faisant savoir qu’elles sont faibles et/ou non-créatives ou non-pensives et qu’elles sont incitées à n’être que belles et cet événement délétère est la faute a l’entièreté de la société francophone blanche.

        Et à la l’autre bout du couteau à double lame, les garçons se font subir un lavage du cerveau qu’ils font parti du sexe fort et donc ils sur-mangent de la viande pour le devenir et donc ils deviennent laid et donc pour supposer à faire peur.

        Je vois beaucoup de différence en l’image de féminité entre les garçons transgenres du Japon et les garçons transgenres de la France et surtout du Québec, à l’avantage des premiers. C’est la foi qui a fait cet effet. Les japonais croient beaucoup en leur image de féminité et ça se voit.

        Pourtant, les garçons féminins de la France avant les quarante étaient vraiment jolis ?…

        C’est la même chose pour vous, les filles et les femmes… c’est à vous d’avoir confiance en vous et de prendre vos propres libertés.

        Un petit servant non enchaîné qui penche la tête par humilité va toujours être esclave.

        Conan, le maraudeur, enchaîné ne sera jamais un esclave et éventuellement, son geôlier va faire l’erreur de s’approcher trop près de lui et il va se faire tordre le cou.

        Moi, en tant que personne atteinte de transsexualisme, j’essaye de libérer psychologiquement les garçons féminins de l’emprise des statuquos de la culture occidentale (incluant les professionnels de la santé mentale et de la physiologie) qui insufflent qui est impossible pour un garçon féminin à ressembler comme une fille.

        J’ai terminé sur l’épilation et je continue à faire mes recherches sur une féminisation de la physionomie par une alimentation et aussi, à avoir une fermeté devant les médecins pour l’acquisition des hormones dévirilisant (féminisantes)… voir même une formation de nos propres médecins et psychiatres.

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  18. ** »LE féminisme »**

    C’est vrai. Je l’admets là. Je vois aujourd’hui qu’elles (ils) sont d’une population plus nébuleuse et diversifiée en idées.

    Qu’est-ce que le sexisme ?**

    Je suis d’accord.

    Mais j’ai l’impression que beaucoup de gens (mâles et femelles) pensent que le sexisme est d’être attiré à la féminité ou de vouloir certains traits féminins sur soi, en ce qui concerne les transsexuelles et les garçons féminins et donc voir leur quête à se féminiser en physionomie. C’est ce que j’aie ressenti des dires de certaines personnes.

    … plus apte à gouverner, à être à la tête d’un groupe, plus responsable, plus intelligent et plus créatif, (je néglige « futile ») maternelle, soigneuse, discrète, coquette, vénale et sentimentale…

    Il n’y a que futile qui est une insulte en la liste.

    Il y a des cultures que tous ces atouts sont propres aux deux populations à morphologie sexuelle, entre autres les japonais, les selknams (Onas), les birmans, les thaïs, les coréens… je connais bien les japonais et leurs personnages filles et garçons qui sont fort(es) et fémini(es) au sens vestimentaire érotique à la fois pullulent leurs bandes dessinées. Et je ne vois pas cela en les bandes dessinées franco-belges et anglo-américaines. A vrai dire, je ne m’identifie à aucun personnage fille ou garçon en les comics des deux derniers groupes culturels.

    Un ajout… les manwhas (comics) coréens n’ont aucun respect envers les filles et ni les garçons… en principe, je les trouve carrément violents. D’ailleurs, ils ne se vendent pas bien au Québec, en français, bien sûre.

    Je ne parle pas des films parce que je ne connais pas trop et j’essaye de garder cet essai court.

    Au Québec, j’entends souvent dire par des gars que ce sont les mâles humains qui sont moins intelligents que les filles et les femmes. Il y a beaucoup d’idées et de dires qui se contredisent qui s’est accumulés au Québec jusqu’à maintenant, voir une hypocrisie du petit peuple.

    Et c’est vrai qu’en la culture anglo-américaine (canadienne anglaise incluse) qu’il y a une influence pernicieuse en l’inconscience général que ce sont les filles et les femmes qui devront être non-intelligentes pour être jolies. Et cette culture a eu beaucoup d’influence sur la France, le Quebec et sur la Corée du Sud. Mais il semble que le Japon s’est divergé de cette influence culturelle, anglo-américaine.

    Si je crois au mariage, je croirai que nous avions le droit de se marier avec qui que ça soit, peu importe sa physionomie à tout.

    Par contre, quand ça vient d’élever des enfants, je crois plus à un genre d’entraide réelle et organisée entre parents de tous gabarits et donc s’assurer que tous les enfants ont tous leurs nutriments nécessaires. Les parents devront avoir une formation d’enseignant ou d’aide et de prendre leur tour à enseigner… du moment pour l’école et pour une partie du collège (selon votre système éducatif, je crois). En bref, « parent » devient une profession sérieuse et respectée par le gouvernement.

    Le féminisme a été actif dans tous les pays et dans toutes les cultures et a tous les temps. Il y a eu des avancés et des régressions ici et là en des moments à propos des droits des filles et des femmes. Et c’est pour cette raison que je me suis senti mal parfois à attaquer « les féministes ». Et il est important de ne plus rabaisser les filles et les femmes des autres races et cultures. J’ai entendu des plaintes des femmes françaises, africaines et japonaises qu’elles ont faites contre les femmes à d’autres cultures.

    « Les féministes veulent instaurer une matriarchie / Vous voulez prendre le pouvoir. »

    Je suis entrain de faire une série d’une bandes-dessinées qui récite justement les vies des personnages filles et garçons en une société où les femmes ont pris le pouvoir. C’est dans un contexte de science fiction et de semi-érotisme. Par contre, la nudité est très rare.

    La série se nomme « Une fille au pays des mâles soumis ».

    J’en suis au cinquième volume.

    Ça ne me dérange pas d’être gouverner par une matriarchie, du moment qu’elle est juste. A vrai dire, une dictature eusocialiste ou une dictature à suivre des règles établies par consensus et avec un droit absolu à l’euthanasie m’inspire beaucoup ces temps-ci. C’est seulement en réflexion.

    Par contre, je suis vraiment tannée de la dictature patriarcale. Ces patriarches m’ont vraiment mise en boule (frustrée et en colère) depuis tout petit. Je n’ai rien contre mon père, malheureusement, il ne faisait que suivre cette norme.

    « Moi de toute façon, je ne suis pas sexiste. »

    Je suis vraiment content pour ce paragraphe. C’est vrai que je peux être sexiste en des temps, en érotisme comme en social. Je crois que parfois par circonstance d’expliquer, nous le sommes, malgré.

    Je n’y avais pas pensé.

    « Y’a quand même des différences biologiques objectives. »

    Je suis venue à l’évidence que les différences biologiques ne sont que seulement esthétiques et qu’elles sont dû à une différence des concentrations en l’axe progestérone-dihydroepiandrostenediol (DHEA)-testostérone-œstradiol-œstriol et qu’elles peuvent être modifiées par l’apport d’hormones synthétiques ou/et surtout par une certaine alimentation et c’est heureusement pour moi qui suis-je atteinte de transsexualisme.

    Il est très facile de plier notre physionomie vers féminins ou vers masculins et de revenir. La seule différence absolue entre le mâle humain et la femelle humaine est que les glandes sexuelles sont en une position différente. Le pénis sans les androgènes peut rapetisser assez près à la grosseur d’un clitoris.

    J’admets que mes testicules me dérangent beaucoup. Je suis castrée chimiquement et ce n’est pas suffisant pour moi. Il y a question silhouette.

    En fait, l’alimentation a beaucoup à avoir sur l’intelligence et la sexualisation de l’image de la personne.

    « Oui, mais les hommes ont un pénis et de la testostérone et les femmes des seins et des œstrogènes, et puis les femmes portent les enfants, c’est la nature. »

    La nature n’est pas ce que les petits et les grands gens pensent, elle est le contraire, elle est infinie.

    Ma pensée garçon-fille se manifeste ici contre ce dire.

    « Moi je crois que l’homme et la femme sont égaux mais complémentaires. »

    J’ai entendu dire qu’ils sont complémentaires ou qu’ils se complètent. Disons que cette pensée m’a déstabilisé pendant longtemps.

    Les transgenres… Ils s’auto-complémentent… ?… j’ai entendu ceci aussi et avec mépris en plus.

    « Je préfère le terme Anti-Sexisme. »

    « … Changer de nom ne servira à rien… » C’est vrai. Vous vous perdrez. J’en suis venue à ce constat l’an passé. Je crois que les plus grandes raisons que je n’ose pas me nommer féministe sont simplement que je n’aie pas eu l’origine « fille » et que je me suis sentie à l’écart.

    « Moi j’aime pas les mots en « -isme » »

    Je crois déjà avoir entendu de cela de quelqu’un.

    Il y a l’érotisme, l’onanisme, le communisme et le transsexualisme. Pour ce dernier, c’est un tabou en la communauté transgenre à cause que les professionnels de la psychiatrie utilisent ce mot pour décrire une affectation psychologique. Moi, je n’ai rien contre de dire ce mot sur moi-même, je suis d’accord avec Maxime Foesrter.

    La personne qui avait dit cela à propos qui n’aime pas les « -ismes » n’était pas très éduquée si je me souviens.

    « Il y a aussi des hommes battus et des hommes violés, vous ne faites rien pour eux ! »

    J’avais lu deux histoires très similaires, un dans le journal La Presse (un quotidien au Québec) et l’autre en un forum de transgenres du Vietnam.

    En une province au nord du Vietnam, quatre hommes ont violé une transsexuelles pendant quatre jours. Ils ont dit au tribunal qu’ils ne peuvent pas se faire accuser parce qu’ « il » n’est pas une vrai femme selon la loi. Le tribunal provincial a aussitôt envoyé une demande de changement de loi au gouvernement d’Hanoi pour inclure les transsexuelles et les hommes comme victime potentielle de viol et d’être assujetti à être accuser s’il y a cas de viol envers une (transsexuelle) ou un. Le gouvernement communiste a fait ce rajout à la loi du viol en une journée. Ces hommes sont désormais en prison depuis.

    Et à Londres, quatre autres hommes ont violé une transsexuelles dans une chambre d’hôtel pendant deux jours. Pour leur défense, ils ont dit la même phrase au tribunal de Londres que celle des quatre hommes au Vietnam. Le juge dit « c’est vrai ! Nous ne pouvons rien contre ces hommes ! ». Ils ont été libérés.

    Il y a peut-être quelque chose de culturelle ou de tabou sur cet événement mais je crois que c’est probablement dû à une grande paresse de nos tribunaux et gouvernements en occident.

    J’avais vaguement vu des histoires en des films américains ou entendu des histoires en des medias américains qu’il y avait des shérifs ou des policiers en des petites villes qui n’ont pas cru des filles et des femmes qu’elles se sont faites violées parce qu’elles avaient une allure trop banale. Ces histoires se sont déroulées durant les cinquante, les soixante et les soixante et dix.

    Je ne sais plus. Il vous faudrait rechercher ces références. Moi, je n’en suis plus capable.

    Il n’y a pas beaucoup de gens qui vont rapporter de savoir fait violer et il est assumé que le mâle humain est fort et ce n’est pas lui qui est désiré… pour être pénétrer. Notre culture spécifie que les femmes sont du beau sexe et donc inconsciemment, les hommes font partie du sexe qui fait peur…

    … il est dur à dissiper ce préjugé ci-dessus et parfois cela me fait très peur à cause de mon origine.

    J’avais écrits un essai intitulé « Opter (les mâles) pour une sensualité au lieu d’une sexualité ».

    « Vous êtes vachement agressives quand même, ça ne sert pas votre cause. »

    Un peu et c’est normale. Moi, je le suis quand ça vient d’interdire certain érotisme en les mangas. Je suis mangaka et je suis sensuelle et lectrice de ces bandes dessinées. Cette culture est très importante pour moi, j’y tiens fort.

    Si ça peut abaisser… hum… votre colère en ce qui concerne le terme « hystérie ».

    Je suis devenue très hystérique à des moments en ma vie et ce n’est pas parce que je m’identifie comme fille. C’est parce que je suis à l’origine un garçon, un mâle humain.

    L’hystérie est causée par l’œstradiol. A vrai dire, les filles et les femmes ont très peu d’œstradiol en leur sang. La concentration est dans les pico-moles, 10 à la -12 moles. C’est très petit comme concentration. Les garçons et les hommes n’ont qu’un tiers de votre concentration donc la différence dû à cette concentration très minuscule est quasiment négligeable entre les deux groupes a morphologie sexuelle.

    La testostérone est un précurseur direct de l’œstradiol. Les hommes ont une concentration de testostérone liées et libres en les 10 à 30 nano-moles (10 à la -9) ce qui est une énorme différence de concentration dans le sang comparée avec l’œstradiol. Les femmes ont entre 2 à 3 nano-moles de testostérones libres ou liées dans le sang et encore, c’est beaucoup plus comparé que l’œstradiol.

    L’œstradiol a été attribuée à activer des colères et aussi parfois une certaine libido… un peu violente ( ?). La testostérone est transformée en œstradiol par l’enzyme aromatase et je ne suis pas sur des moments qui pourraient causé une libération rapide de l’aromatase en le cerveau et que celui-ci transforme rapidement un grand nombre de testostérone en œstradiol en le cerveau. L’œstradiol étant aussi un neurotransmetteur va créer un état d’irritation voir jusqu’à un état de colère aigu chez la personne. Alors c’est pourquoi la violence de beaucoup d’hommes et cela est même durant une sexualité.

    Les filles et les femmes ont une concentration de progestérone en le corps qui devient presque le double de celle de la testostérone. Sa concentration fluctue avec celle de l’œstradiol… et avec celle de la testostérone ( ?). La progestérone est un anti-androgène naturel en le corps. Les hommes ont très peu de progestérone en le sang. C’est cette fluctuation qui cause une certaine irritabilité chez une fille ou une femme et cet état d’irritabilité dépend beaucoup sur l’intensité de ces oscillations des concentrations des hormones sexuelles, voir une alimentation plus crus et peut-être plus végétarienne, riche en phytohormones.

    J’ai eu des crises de colère et j’ai vu des garçons et des hommes qui ont eu des crises de colère. Je ne contrôlais rien en mes muscles. Je ne pensai à rien. Tout me fit mal en mon corps. Je sais c’est quoi ces crises.

    Enfin, les garçons et les hommes qui ont beaucoup plus de testostérone en le sang et qu’ils n’ont quasiment pas de progestérone en le corps (pour contrer) ont la possibilité de ressentir leur taux d’œstradiol monter en flèche en le cerveau et donc arriver vers une hystérie assez aigue.

    Il y a eu des recherches qui ont pointé à cette tendance.

    « Les féministes sont paranoïaques. »

    Parfois… il y en a… moi, quand il y a une certaine personne ou un certain parti politique qui entre en pouvoir.

    Il y a aussi « la pornographie » mais ici, il faut faire attention. Ce qui est « pornographie » varie d’une personne a une autre… en s’y attaquant, il peut y avoir une atteinte contre la sensualité et l’onanisme d’une personne.

    Il y a aussi la violence ciblant en les films, les romans, les bandes-dessinées et parfois en direct.

    Il faut vraiment faire quelque chose pour amoindrir cette violence avec message contre une sorte de personne. C’est ce qui me fait le plus de mal, psychologiquement.

    « Les féministes veulent neutraliser toutes différences entres les individus, rendre la société homogène sans respecter les particularités de chacun. »

    Ici, il m’est important à dire que j’ai vu des filles et des femmes ridiculiser ou violenter en des degrés variés ou en des manières variés (en films, en romans, en bandes-dessinées ou directement) des filles et des femmes qui ne portent que soit une robe ou une jupe-chemise-blanche pour une raison érotico-identitaire, simplement.

    Ceci me blesse énormément.

    J’ai travaillé beaucoup avec les filles pour en arriver à cette conclusion.

    Je sais que la plupart des mâles humains ont fait la même chose et ils continuent à faire ce ridiculement.

    Les bandes dessinées françaises comme par exemple chez l’édition Glénat en leur collection Vécu sont bourrées de viols et on a vraiment le message par ces scènes que ces scénaristes et ces dessinateurs disent qu’elle se fait violer parce qu’elle est faible parce qu’elle porte une petite robe rose, disons.

    Le meilleur exemple en film avec message de « que c’est une petite femme en robe blanche et je hais ce genre de femme parce qu’elle ne penserait pas comme moi » est Irréversible avec Monica Bellucci. Je n’ai jamais vu ce film, c’est qu’il y a quelqu’un qui me l’a vite conté jusqu’à que je lui dise de ce la fermer.

    Il y a aussi le film DeathWish II avec Charles Bronson où qu’on voit dès le début un viol crapuleux contre une servante en petite robe blanche de descendance soit asiatique ou soit amérindienne de l’Amérique latine. Ce film m’a traumatisé énormément.

    Cette foi-ci, je ne pointerai pas directement les féministes pour ceci mais il y a quand même comme une grande mouvance d’une assez grande partie de la population féminine a travers le monde qui veut complètement effacer la différence en vestimentaire entre les deux populations a morphologie sexuelle en ce qui concerne le port de la jupe et chemise blanche etc.

    En ce qui concerne l’effacement de la différence en physionomie entres les femmes et les hommes, je ne suis plus sure. Avant je pensai que non, mais ces derniers temps, je me pose la question sur ce… vers peut-être le masculin.

    Désolé, je ne suis pas en total désaccord avec ce préjugé ci-dessus mais qui est plutôt envers une grande partie de la population féminine et… masculine.

    « Vous les féministes, vous n’avez pas d’humour. »

    Je suis partiellement en accord avec ceci. Il faut l’admettre quand il y a une injustice, il n’y a personne qui aurait de l’humour et même une bonne humeur.

    A propos de l’humour, aujourd’hui, l’humour des canadiens français (ex. Les sketches en Juste pour rire), des canadiens anglais (ex. L’émission, second city), des américains (ex. Les films Porky’s) et des coréens (les bandes dessinées, Adrenalin par Lee Jung-Wha et Jack Frost de Ko Jin-Oh) ne sont simplement pas drôles. Elles attaquent toujours certaines personnes avec un aspect racial, physique, érotique ou psychologique, avec un message plutôt de mépris, a tout temps. C’est ce que j’ai ressenti.

    Il y a seulement les anglais et les japonais dont leur humour… me choque moins. Voici des exemples que j’aime bien : il y a les émissions et les films de Monty Python pour les anglais et il y a les bandes dessinées, Pretty Face et Sayonara Monsieur Désespoir (j’aime bien celle-là).

    Il y a des films ou des livres anglais (L’auteur Tanith Lee, par contre, elle écrit très bien, c’est juste très déprimant) et japonais (Le film « Azark… The evil of Darkness (je ne suis pas sure du titre exact) par une réalisatrice japonaise) qui m’ont choquée.

    Je parle ici d’une récurrence englobant en une culture. J’ai complètement arrêté de lire les bandes dessinées américaines, canadiennes, coréennes, suisses, belges et françaises. Plusieurs de mes amis ont arrêté de lire les comics américains à cause de cette angst (colère avec violence) comme ils le prononcent.

    « Le féminisme défend les droits de la femme… bourgeoise ! »

    C’est un préjugé désolant. C’est dû à un mépris. Les filles issues de famille à l’aise ont eu une bonne éducation alors elles pouvaient percevoir qu’il y avait une injustice commis envers les femmes, les pauvres et les personnes de couleurs et les colonies.

    Il y a aussi des bourgeoises qui n’aiment pas les féministes à causes de leurs aspirations socialistes ou communistes.

    « Le féminisme s’attache à des luttes peu importantes, comme la suppression du terme « mademoiselle » »

    Hum… je crois que je suis un peu d’accord avec ce préjugé. Désolée.

    Je préfèrerai me faire appeler « demoiseau » que monsieur mais ce mot est désuet, malheureusement. Je me fais appeler parfois « mademoiselle » et j’aime bien à cause de mon âge et de mon origine garçon. Madame pour moi veut dire mariée et appartenue comparativement à mademoiselle qui me donne le sentiment d’être libre et jolie.

    « Les femmes ne sont pas obligées de se maquiller, s’épiler, etc., elles le font uniquement par plaisir. »

    Je n’avais jamais eu beaucoup de poils au visage et ni au corps mais ça m’a été un plaisir de m’épiler…

    Un conseil, n’allez jamais vous faire épiler par électrolyse ou par laser. Ces deux sortes d’épilations peuvent endommager le dessous de votre peau… pour rien.

    L’épilation par une pince ou par la cire (seule ou chez une esthéticienne pour sortir et pour avoir un contact humain) sont assez efficaces à ralentir leurs pousses et parfois, ces épilations manuelles deviennent définitives.

    Je m’épile très rarement aujourd’hui. Je n’ai plus de poils au visage et presque plus sur le corps qui est les jambes.

    Je ne me maquille jamais. Ma peau ne le prendra pas et ça vieillit selon moi.

    Les psychiatres et les psychologues de race blanche m’ont refusée de me référer vers un endocrinologue pour avoir droit aux hormones parce que je ne maquillais pas et que je ne portais pas de robe-jupe-chemise-blanche au moment. Je suis allée voir un psychiatre asiatique pour finalement être hormonée.

    Pour que les transsexuelles soient considérées comme femme et pour que les garçons féminins soient considérés comme fille ou féminin, il faut que tous nos traits masculins voyants ou/et cachés soient complètement effacés.

    Sans cela, la population humaine ne respectera jamais notre identité psychologique… et érotique ou sensuelle.

    Le plus important, c’est aussi une question personnelle de vouloir changer certains de nos traits. Ce n’est à personne de nous dire que nous devrions accepter tous nos traits physiques.

    J’accepte quand même quelques poils longs et très fins sur mon corps. Là, je n’ai pas de problème.

    Je préférai que les filles et les femmes se maquillent seulement par plaisirs… et pour elles-mêmes… C’est une pensée plus saine selon moi… pour terminer sur ce préjugé.

    http://dunautregenre.xooit.com/t980-Pilosite-et-voix-trop-marquees.htm?start=45#p23402

    « Vous parlez au nom de toutes les femmes sans leur demander leur avis ! »

    C’est vrai que moi-même, j’ai lancé cette phrase à une conversation, en tout cas j’ai un souvenir assez flou sur ce moment.

    J’ai travaillé avec une fille qu’elle s’était dite féministe mais à un autre temps elle avait dit qu’elle les détestait.

    Il y a des « machos girls » ou des filles assez guerrières qui n’aiment pas « les féministes » parce qu’elles ressentent que ces dernières les mettent en une position de victime à perpétuité.

    Vous avez un peu raison… que nous sommes tous féministe même si nous ne voulons pas l’admettre… moi, qui promusse que les garçons et les filles ont droit à être féminins en pacifisme et en érotisme avec le port de la robe-jupe-chemise-blanche comme identité sociétale donc à tout temps sans être perçus comme une tapette, une victime ou une pute soumise.

    … et dans un sens, il y a des filles, sans prendre conscience qu’elles sont un peu « masculiniste » parce qu’elles perçoivent qu’il y a une perte de masculinité chez les garçons, aujourd’hui… cela les dérange énormément.

    Pour ci-dessus et d’assouvir leur anxiété, il m’est important à dire qu’il faut que les filles et les garçons aient un libre choix entre la féminité et la masculinité et cela est en physionomie et d’avoir la liberté de porter une robe ou une jupe-chemise-blanche en tant qu’image sociétale et identitaire sans être agresser.

    Alors, il y aura moins de découragement et de déchéance psychologique et à l’image érotique de la personne. Les filles et les garçons prendront plus soins de leur corps et santé parce qu’ils ont plus de choix en leur érotisme.

    J’ai remarqué pendant des années qu’il y a des pressions variées par des filles envers autres filles en la même culture et aussi en autres cultures de ne plus porter de robe, ni de jupe-chemise-blanche pour être « égales » aux « garçons » et les « hommes »… a part a des moments éphémères pour séduire ou pour une raison d’officialité… ça m’a pris beaucoup d’années, d’observations et de réflexions pour en arriver a cette conclusion.

    J’ai ressenti qu’il y a eu beaucoup de pression envers les jeunes japonaises pour qu’elles ne portent plus la jupe écolière en tant qu’uniforme scolaire… et cette pression vient surtout hors du Japon.

    Le premier gouvernement libéral depuis longtemps au Japon a instauré une loi en 2011 qui changera l’image de la fille et de la femme et des enfants en les mangas (les bandes dessinées japonaises)… ce nouveau premier ministre avait dit qu’il voulait combler le désir des « féministes » (navrée pour ceci, c’est lui qui l’a dit) et des groupes des droits de la personne comme Unicef… il y avait une internaute, je crois, japonaise, qui avait fait la remarque qu’il n’avait dit aucun mot sur l’image des garçons et des hommes… et elle dit « il protège seulement ses précieux yaoi’s (un genre de mangas érotiques qui dépeint l’homosexualité masculine)…

    En fait, je lis beaucoup de yaoi’s mais aussi, je lis beaucoup de mangas qui touchent la féminité et la transsexualité et d’où il y a beaucoup de personnages androgynes ou de garçons féminins ou de filles garçonnes et féminines en écolière… si cette loi est pour effacer tout pacifisme et érotisme en les personnages androgynes et très femmes… je ne pourrai pas m’y identifier… J’admets que cette loi m’ennuis énormément.

    Les filles aujourd’hui punissent les filles qui portent une robe ou disons l’uniforme écolière comme image psychologique constante mais elles semblent ne rien faire contre les femmes d’un âge… ou les « travestis » (qui sont en réalité des transsexuelles et des garçons féminins) qui ne portent que ces vêtements… pourquoi ?… Parce qu’ « elles » sont laides et donc elles ne sont pas des vrais filles ?… ce fait en les sociétés humaines me blesse énormément psychologiquement…

    … le pire à tout ça, c’est que les patriarches et les « gars » commencent majoritairement à penser comme cela, ci-dessus.

    Si tu es belle, alors tu es une vraie fille et que tu portes ces vêtements semi-érotiques d’où qu’il y a question de nudité des jambes comme image quotidienne, tu te fais injurier ou violer avec presque impunité… ou si tu es vieille ou si tu es laide, tu es ignorée et parfois ridiculisée… remarquez que les « travestis » qui ne passe pas très bien, « elles » se font battre a ce que j’aie lu récemment… la société humaine ne me fait pas sentir très bien…

    … J’ai été obligée à me redéfinir comme une autre conscience d’une autre sorte… une autre espèce… pour que je me sente bien.

    J’ai essayé de répondre à propos de tous ces préjugés mais ils touchent une vaste conscience des sociétés humaines que ça prendrai une brique comme livre pour expliquer tout.

    La raison pour l’étreinte par l’élément patriarcale en la société humaine est que ces pères ne peuvent pas porter un enfant et je crois qu’ils veulent des enfants. Ils sont dépendants envers vous, les filles et les femmes. Et ceci les dérange énormément.

    Vous avez beaucoup plus de pouvoir que vous ne le croirez, les filles et les femmes. Il est facile de se choisir un géniteur ou mieux de se faire inséminer artificiellement et après de s’établir avec une communauté de mères ou simplement se mettre avec une amie.

    La moitié a un pouvoir d’influence sur le phénotype et le génotype de l’espèce humaine.

    Et la culture… qui a une grande influence formative sur le cerveau… vous devrez écrire vos propres livres, dessiner vos propres mangas ou bandes dessinées, diriger vos propres films ou photographier vos propres photos érotiques comme les japonaises l’ont fait depuis très longtemps. Je sais qu’il y a des filles au Québec et en France qui l’ont fait mais est-ce que cette créativité est bien répandue…

    Je suis entrain d’assembler les références… il y a une question de temps entre dessins, lectures et recherches.

    Fin.

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  22. Merci pour cette FAQ possèdant quelques bons liens d’approfondissement. Pour complémenter le commentaire de Stephane Zuckerman du 14mars2013, la Docteresse Louann Brizendine justifie les différentes aptitudes des sexes par le rôle des hormones in « Les secrets du cerveau féminin ». Je trouve sa thèse extrême mais puisque rien n’est tranché sur un sujet aussi complexe, c’est un contre-argument possible.

    Quoiqu’il en soit, étant en accord avec le but du mouvement « féminisme » je releverai simplement le point commenté au paragraphe « Les féministes sont sexistes aussi / Et les hommes ? / Et le masculinisme ? » puis justifié dans les paragraphes suivants « Je préfère le terme Anti-Sexisme » ou « Moi je suis pas féministe, je suis égalitariste/humaniste » et en partie relevé dans le commentaire de Berzingh du 20mars2013.

    Je cite : « On pourrait placer, de part leur racine étymologique, masculinisme et féminisme sur un terrain égal (masculin et féminin au même niveau, n’est-ce pas ce que demandent les féministes ?), mais malheureusement, des mots égaux ne font pas des revendications égales : quand les féministes revendiquent l’égalité, les masculinistes ne sont rien d’autre qu’un groupe réactionnaire ».

    En se rappelant l’importance de la symbolique (dont le langage) dans notre monde [citons le paragraphe « Le féminisme s’attache à des luttes peu importantes, comme la suppression du terme « mademoiselle » » : « Deuxièmement, les luttes qualifiées par certain·e·s d’inutiles s’intègrent en fait dans l’idée que la symbolique, dans laquelle on peut placer le langage, construisent notre monde social autant que les faits »], pourquoi ne pas prôner une symétrie des définitions afin qu’il y ait une égalité de jugement dès la lecture des mots-concepts féminisme et masculinisme ? Pourquoi vouloir rendre les deux définitions asymétriques alors même que l’on se bât contre cette asymétrie dans la vie de tous les jours ?

    Je trouve évidement imbécile de faire un distingo basé sur le genre biologique des personnes mais je trouve également dommage de faire des mots-valises un fourre-tout d’où on n’en ressortira que ce que l’on souhaite (nb : même si nous nous ne le faisont pas, ce sont les média qui font de ces mots des fourre-tout et s’en servent pour confondre) :

    * au sein du féminisme il y a des courants qui prônent la domination des femmes (je les nommerai ultra-féminins) et des courants tels que ceux décrits qui prônent une similarité / égalité.

    * au sein du masculinisme il y a des courants qui prônent la domination des hommes (je les nommerai ultra-masculins) et des courants qui prônent une similarité / égalité.

    Ainsi si on considère que le masculinisme n’est qu’un groupe de réactionnaires ultra-masculins (il semblerait que dans les faits se soit presque que cela), autant dans un élan de symétrie scinder le mot-valise féminisme en deux : une première moitié sera un groupe de réactionnaires ultra-féminins qui à l’instar de leur homologues masculins garderont le mot « féminisme », tandis que la seconde moitié sera référencée par « égalitarisme » / « similarisme », ou un autre terme neutre et sans connotation de genre.

    Ce faisant, j’ai conscience que ces « nouveaux » égalitarismes perdront une part de l’histoire accolée au mot féminisme, mais ces égalitarismes/similarismes/etc. gagneront indubitablement en clarté et se consolideront. Fi les personnes qui diront que les égalitarismes sont excessives, puisque par définition et éthymologiquement l’égalitarisme n’a que faire du genre biologique.

    J’ai conscience également qu’en faisant cela, il y aura moins d’impact. Le mot féminisme porte en lui cette référence historique qui rappelle l’origine du réveil de ces révendications. Tout comme le sont les quotas, il est louable pour casser et inverser les mentalités d’être au départ injuste pour parvenir à la justice, mais cette ségrégation féminin/masculin portée par le mot lui-même me semble faire, un demi-siècle plus tard, du tort au message : pour une histoire de graphie le discours se voit affaiblit et n’est pas aussi efficient qu’il devrait l’être.

    En conclusion, ne serait-il pas temps maintenant de bien se démarquer aux yeux du grand public (ie terminologiquement) des ultra-féminins et des ultra-masculins qui sabrent par d’ineptes discours notre lutte ?

    Enfin, pour celles et ceux qui me diront que l’on doit garder le sens historique du mot, rappelons-nous que les mots évoluent… à l’instar des pensées et opinions ! 🙂

    nb : certaines personnes feront, à juste titre, remarquer qu’à la place d’ultra-féminisme et d’ultra-masculinisme, nous pourrions utiliser les mots mysandrie et mysogynie. Je concorde avec cela mais à la lecture du passage référencé, il n’y a jamais été fait mention. Je n’ai donc pas suivi cette approche.

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